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Déclaration de chiffre d’affaires micro-entrepreneur : que faire avant le 31 juillet 2026 ?

Le 31 juillet 2026 est une date à surveiller pour de nombreux micro-entrepreneurs.

Elle concerne notamment les créateurs qui ont démarré leur activité au printemps 2026, mais aussi les micro-entrepreneurs déjà en activité qui déclarent chaque mois ou chaque trimestre. Une déclaration oubliée ou mal remplie peut entraîner une pénalité, des majorations et une taxation provisoire sur une base forfaitaire.

Le problème n’est pas seulement administratif. Une déclaration de chiffre d’affaires déclenche le calcul des cotisations sociales, peut intégrer le versement libératoire de l’impôt sur le revenu, et sert parfois de justificatif auprès d’une banque, d’un bailleur, d’un client ou d’un organisme public. Lorsqu’elle est absente, le dossier peut vite devenir plus difficile à expliquer.

Qui doit déclarer son chiffre d’affaires avant le 31 juillet 2026 ?

Le site officiel Entreprendre Service Public rappelle que le micro-entrepreneur doit déclarer son chiffre d’affaires ou ses recettes tous les mois, sauf option pour une déclaration trimestrielle.

La première déclaration dépend de la date de début d’activité.

Pour une déclaration mensuelle, la première déclaration doit être faite avant la fin du mois suivant les trois premiers mois d’activité. L’exemple officiel vise le micro-entrepreneur qui démarre son activité le 6 mars 2026 : sa première déclaration doit être effectuée au plus tard le 31 juillet 2026.

Pour une déclaration trimestrielle, les échéances ordinaires sont également importantes. Le chiffre d’affaires réalisé entre avril et juin doit être déclaré avant le 31 juillet.

Deux situations sont donc fréquentes.

Le micro-entrepreneur a créé son activité en mars 2026 et arrive à sa première déclaration mensuelle.

Ou il est déjà en activité, a opté pour la déclaration trimestrielle, et doit déclarer le chiffre d’affaires encaissé entre avril et juin 2026.

Dans les deux cas, attendre la fin du mois sans vérifier son espace Urssaf est une mauvaise idée. Le bon réflexe consiste à contrôler la périodicité choisie, l’échéance affichée et les encaissements à déclarer.

Source officielle : Entreprendre Service Public, micro-entrepreneur : quand déclarer son chiffre d’affaires ?

Faut-il déclarer si le chiffre d’affaires est nul ?

Oui.

L’absence de chiffre d’affaires ne dispense pas de déclaration. Le portail officiel de l’Urssaf indique que le micro-entrepreneur doit déclarer son chiffre d’affaires même lorsqu’il est égal à zéro. Dans ce cas, il faut indiquer le montant nul dans la déclaration.

Cette règle évite une erreur fréquente : ne rien faire parce qu’aucune facture n’a été encaissée.

Pour l’Urssaf, une absence de déclaration n’est pas la même chose qu’une déclaration à zéro. La première laisse supposer une carence déclarative. La seconde indique que le micro-entrepreneur a respecté son obligation, mais n’a pas encaissé de chiffre d’affaires sur la période.

Cette distinction est utile en pratique.

Si vous avez commencé une activité, mais que le premier client n’a pas encore payé, vous devez déclarer zéro. Si vous avez émis une facture en juin mais que le client ne vous règle qu’en août, le chiffre d’affaires n’est en principe pas déclaré au titre de la période d’avril à juin, car le chiffre d’affaires à déclarer correspond aux sommes encaissées.

Source officielle consultée : Urssaf Auto-entrepreneur, questions fréquentes.

Quel chiffre d’affaires faut-il déclarer ?

Le chiffre d’affaires à déclarer n’est pas le montant facturé. C’est le montant encaissé pendant la période concernée.

Entreprendre Service Public précise que le chiffre d’affaires déclaré correspond à la somme hors taxes des ventes de biens et prestations de services réalisées au cours du mois ou du trimestre précédent, selon la périodicité choisie. La TVA payée par les clients ne doit pas être incluse. Les charges ne doivent pas être déduites.

Cette règle appelle trois vérifications.

Il faut d’abord regarder les encaissements réels. Un devis signé ou une facture envoyée ne suffit pas si le client n’a pas payé.

Il faut ensuite distinguer les catégories d’activité. Les ventes, les prestations de services commerciales ou artisanales et les activités libérales ne sont pas toujours soumises aux mêmes taux.

Il faut enfin conserver les preuves. Relevés bancaires, factures, livre des recettes, justificatifs de remboursement et échanges avec le client peuvent devenir utiles en cas de demande de l’Urssaf ou de contestation.

Une erreur de période ou de montant peut parfois se régulariser. Mais elle devient plus délicate lorsque le micro-entrepreneur a mélangé chiffre d’affaires facturé, chiffre d’affaires encaissé, TVA collectée et remboursements de frais.

Source officielle consultée : Urssaf Auto-entrepreneur, déterminer son chiffre d’affaires.

Que risque un micro-entrepreneur en cas de retard ou d’oubli ?

Le retard n’est pas neutre.

Entreprendre Service Public indique qu’une pénalité de 60,10 euros s’applique pour chaque déclaration manquante. Des majorations peuvent aussi être ajoutées aux cotisations sociales.

Pour une déclaration mensuelle, la majoration est de 5 % par déclaration manquante de l’année civile.

Pour une déclaration trimestrielle, la majoration est de 15 % par déclaration manquante.

Le risque le plus mal compris concerne la base forfaitaire. En l’absence de déclaration, les cotisations peuvent être calculées provisoirement sur une base forfaitaire, différente selon l’activité et la périodicité. Cela peut produire un montant sans rapport avec le chiffre d’affaires réellement encaissé.

Le micro-entrepreneur reçoit alors un courrier recommandé avec accusé de réception l’informant des cotisations à payer pour les déclarations manquantes.

Il reste possible de régulariser. Mais la régularisation doit être faite vite, avec une déclaration cohérente et des justificatifs conservés. Si le dossier est déjà parti en mise en demeure ou en recouvrement, il faut répondre par écrit, conserver la preuve d’envoi et vérifier que le compte Urssaf a bien été corrigé.

Comment régulariser si la déclaration du 31 juillet a été oubliée ?

La première démarche consiste à se connecter immédiatement à l’espace autoentrepreneur.urssaf.fr et à vérifier l’échéance ouverte.

Si la déclaration peut encore être faite en ligne, il faut la déposer sans attendre. Il faut ensuite payer les cotisations calculées ou suivre le mode de paiement affiché.

Si l’échéance n’apparaît plus ou si une pénalité a déjà été affichée, il faut utiliser la messagerie sécurisée de l’espace Urssaf. Le message doit être court et précis : date de début d’activité, périodicité choisie, période concernée, chiffre d’affaires encaissé, difficulté rencontrée et demande de régularisation.

Il faut joindre les pièces utiles lorsque l’interface le permet : relevé des encaissements, livre des recettes, factures concernées, preuve d’un incident technique ou capture d’écran si le problème vient du portail.

Il ne faut pas se contenter d’un appel téléphonique. Un appel peut aider à comprendre la démarche, mais il laisse peu de traces. En cas de contestation d’une pénalité, d’une majoration ou d’une base forfaitaire, l’écrit reste la meilleure protection.

Quelles pièces préparer avant de déclarer ?

Avant de valider la déclaration, préparez les éléments suivants :

  • le relevé bancaire de la période concernée ;
  • le livre des recettes ;
  • les factures encaissées, même partiellement ;
  • les remboursements ou avoirs accordés aux clients ;
  • la ventilation entre ventes, prestations de services et activité libérale ;
  • les justificatifs de TVA si vous n’êtes plus en franchise en base ;
  • les captures d’écran en cas de difficulté technique sur l’espace Urssaf.

Cette préparation évite les corrections après validation. Elle permet aussi de répondre plus vite si l’Urssaf demande une précision.

Paris et Île-de-France : quand faut-il demander un avis ?

Pour un micro-entrepreneur à Paris ou en Île-de-France, la difficulté vient souvent d’un cumul de sujets.

Une déclaration Urssaf en retard peut coïncider avec un dépassement de seuil, un passage à la TVA, un compte bancaire dédié devenu obligatoire, un bail commercial, un contrat de sous-traitance ou une demande d’attestation par un client.

Dans ce cas, la question n’est plus seulement de cliquer sur « déclarer ». Il faut vérifier si le retard révèle un problème plus large : mauvaise périodicité, confusion entre chiffre d’affaires encaissé et facturé, absence de factures conformes, seuil de franchise de TVA dépassé, ou risque de perte d’une attestation nécessaire à un contrat.

Un avis rapide peut être utile lorsque vous avez reçu une mise en demeure, lorsque le montant réclamé paraît incohérent, lorsque votre compte affiche une base forfaitaire, ou lorsque le retard bloque un client important.

Le cabinet intervient en droit des affaires à Paris et en Île-de-France, notamment pour les difficultés administratives, contractuelles et financières des entrepreneurs. Vous pouvez aussi consulter la page dédiée au droit des affaires.

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Vous avez oublié une déclaration, reçu une pénalité Urssaf ou constaté un montant incohérent sur votre compte micro-entrepreneur.

Le cabinet peut vous proposer une consultation téléphonique en 48 heures avec un avocat du cabinet.

Appelez le cabinet au 06 46 60 58 22 ou utilisez le formulaire de contact.

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Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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