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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Toulouse, le 7 janvier 2026, n°2025014577

Le Tribunal de commerce de Toulouse, dans un jugement réputé contradictoire du 7 janvier 2026, s’est prononcé sur l’action d’un établissement bancaire à l’encontre d’une caution personne physique. Une banque avait consenti un prêt à une société, dont la gérante s’était portée caution solidaire. La débitrice principale ayant été placée en liquidation judiciaire, le créancier a assigné la caution en paiement. La question de droit portait sur le bien-fondé de l’action directe du créancier contre la caution. Le tribunal a fait droit à la demande en condamnant la caution à payer la somme réclamée.

I. La mise en œuvre du cautionnement solidaire par le créancier

La banque justifie de l’existence d’une créance certaine, liquide et exigible à l’encontre de la société débitrice principale. Le tribunal rappelle que l’ouverture de la liquidation judiciaire rend immédiatement exigibles toutes les sommes dues, conformément à l’article L. 643-1 du code de commerce. Le contrat de cautionnement solidaire lie la caution au créancier pour le paiement de la dette. Le juge applique l’article 2288 ancien du code civil, disposant que « Celui qui se rend caution d’une obligation se soumet envers le créancier à satisfaire à cette obligation, si le débiteur n’ y satisfait lui-même » (Motifs). La défaillance de la société justifie donc l’action directe de la banque contre la caution.

II. L’étendue de la condamnation prononcée à l’encontre de la caution

Le tribunal fixe le montant de la condamnation en se fondant sur le décompte produit par le créancier, incluant principal, intérêts et indemnité forfaitaire. Il condamne la caution à verser la somme de 48 653,56 euros, avec intérêts au taux contractuel de 1,94% à compter du 13 juin 2025. Cette décision précise la portée de l’engagement de la caution, qui répond de l’intégralité des accessoires de la dette. Le juge alloue également 500 euros au titre des frais irrépétibles et condamne la caution aux dépens. Ce jugement réaffirme l’efficacité du cautionnement solidaire comme sûreté personnelle.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».