Cabinet Kohen Avocats · Paris

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse offerte, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Tribunal de commerce de Nanterre, le 17 décembre 2025, n°2024F01322

Le Tribunal des Activités Économiques de Nanterre, dans son jugement avant dire droit du 17 décembre 2025, était saisi d’une demande de jonction de deux instances. La société de caution sollicitait que l’affaire principale soit jointe à celle l’opposant à l’ancien dirigeant du débiteur principal, invoquant un lien entre ses agissements et le cautionnement. La question de droit portait sur l’existence d’un lien suffisant justifiant une jonction au sens de l’article 367 du code de procédure civile. Le tribunal a rejeté cette demande, estimant qu’elle n’était pas d’une bonne administration de la justice.

I. L’absence de lien suffisant entre les deux instances
Le tribunal a souligné que les éventuels agissements fautifs de l’ancien dirigeant n’étaient pas de nature à remettre en cause l’acte de cautionnement. Il a jugé que “les éventuels agissements fautifs de M. [V]… ne sont pas de nature à remettre en cause l’acte de caution de QBE à CGIE” (Motifs). La solution du litige principal n’impactait donc pas l’instance secondaire, privant la demande de jonction de fondement.

II. Le risque de retard excessif dans le jugement de l’affaire principale
Le tribunal a relevé que l’instance principale était déjà mûre pour être jugée après plusieurs échanges contradictoires. Il a estimé que “joindre les deux affaires… retarderait à l’excès le jugement sur le tout” (Motifs). Cette décision a une valeur pratique forte, privilégiant la célérité de la justice sur une unification artificielle de contentieux distincts.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».