Cabinet Kohen Avocats · Paris

—

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse : 80 € TTC, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Article généré par une intelligence artificielle, selon un processus conçu et contrôlé par le cabinet

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Tribunal judiciaire de Bordeaux, le 18 mars 2025, n°2025RG01189

Le tribunal judiciaire de Bordeaux, statuant le 18 mars 2025, a été saisi d’une demande en paiement d’une créance garantie par caution. L’établissement bancaire demandeur a assigné deux cautions défaillantes pour obtenir le règlement d’une somme de 24 507,63 euros. La juridiction a dû se prononcer sur la mise en œuvre de l’engagement solidaire des cautions en l’absence de contestation de leur part. Par une décision réputée contradictoire, le tribunal a fait droit à la demande de la banque et a condamné solidairement les deux défendeurs au paiement de la créance principale et des frais de procédure.

La caractérisation de l’engagement de la caution

La décision s’appuie sur une qualification contractuelle précise du lien obligatoire. Le tribunal retient l’application des articles 2288 et suivants du code civil au rapport litigieux. Cette référence légale permet de qualifier juridiquement la nature de l’obligation souscrite par les défendeurs. L’arrêt rappelle ainsi le fondement légal du cautionnement sans en développer les éléments constitutifs. La solution s’inscrit dans une définition classique et constante du contrat de caution. « Suivant les dispositions de l’article 2288 alinéa 1 du Code civil, le cautionnement est le contrat par lequel une caution s’oblige envers le créancier à payer la dette du débiteur en cas de défaillance de celui-ci. » (Tribunal judiciaire de Bordeaux, le 18 mars 2025, n°22/00400) Cette citation démontre l’attachement du juge à la lettre du texte pour qualifier le rapport d’obligation. La portée de ce point est de rappeler le caractère accessoire et subsidiaire de l’engagement de la caution. La valeur réside dans l’application stricte d’une définition légale dont les éléments sont bien établis.

Les effets de la défaillance et la solidarité

La décision tire les conséquences juridiques de l’inexécution de l’obligation principale. Le tribunal constate la défaillance du débiteur principal et la mise en demeure des cautions. Il applique alors le principe de solidarité active prévu par les parties dans leur engagement. La condamnation solidaire permet au créancier de réclamer l’intégralité de la dette à l’une ou l’autre des cautions. La solution assure une protection efficace des intérêts du créancier en simplifiant le recouvrement. Le juge fait également produire effet à la clause d’intérêts de retard stipulée au contrat. La date de départ des intérêts est fixée au jour de la mise en demeure préalable des débiteurs. La portée de ce point est de garantir l’exécution forcée de l’obligation accessoire selon les termes convenus. La valeur pratique est considérable pour le créancier qui obtient une créance liquide et exigible.

Les conséquences procédurales du défaut de comparution

La décision illustre les effets d’une procédure menée en l’absence des défendeurs assignés. Le tribunal relève que les cautions, bien que régulièrement assignées, n’ont pas comparu. Il en tire la présomption qu’elles ne disposent d’aucun élément à opposer à la demande. Cette absence permet au juge de statuer sur la base des seules pièces versées aux débats par le demandeur. La décision est rendue contradictoirement malgré la non-comparution des parties défenderesses. Le juge alloue également au créancier une indemnité au titre de l’article 700 du code de procédure civile. Cette somme vise à compenser partiellement les frais exposés et non inclus dans les dépens. La portée est de rappeler que le défaut de comparution n’empêche pas le cours de la justice. La valeur est d’inciter les parties à défendre activement leurs intérêts en justice.

L’équilibre des charges procédurales et l’indemnisation du créancier

La décision opère une répartition des frais de l’instance entre les parties succombantes. Le tribunal juge inéquitable de laisser à la charge du demandeur l’intégralité des frais irrépétibles. Il use de son pouvoir d’appréciation pour allouer une indemnité forfaitaire de 1500 euros. Cette somme s’ajoute aux dépens proprement dits qui sont également mis à la charge des défendeurs. La liquidation des dépens est effectuée par le juge pour un montant de 76,32 euros. L’ensemble des condamnations pécuniaires est prononcé solidairement contre les deux cautions. La portée de ce point est de ne pas aggraver la situation du créancier par le coût de l’action en justice. La valeur est de rendre effective l’exécution de la condamnation en limitant les frais processuels.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».