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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Permis de démolir : quelle surface minimum et quand demander une autorisation ?

Un abri de jardin de quelques mètres carrés, un ancien garage ou une partie d’une maison peuvent-ils être démolis sans autorisation parce que leur surface est faible ? La question mérite d’être posée avant de commander les travaux. Il n’existe pas, dans les règles nationales qui déterminent le champ du permis de démolir, de seuil général de surface en dessous duquel ce permis serait automatiquement inutile. La réponse dépend notamment de l’emplacement de la construction, de son éventuelle protection et de l’existence d’une décision communale instituant ce permis.

La confusion vient souvent du chiffre de 5 m² : il intervient, sous plusieurs conditions, dans le régime de certaines constructions nouvelles. Il ne constitue pas une dispense générale pour la démolition d’un ouvrage existant. Inversement, une grande surface ne suffit pas, à elle seule, à établir qu’un permis de démolir est nécessaire.

Pour raisonner sur un dossier concret, il faut identifier le terrain et la commune, décrire précisément ce qui sera supprimé ou conservé, vérifier le document d’urbanisme et les protections applicables, puis déterminer qui peut déposer une demande. Si une décision a déjà été prise, sa nature et sa date comptent également. Ce guide distingue le permis de démolir d’une éventuelle autorisation de construire et des droits privés des tiers.

I. Surface minimum : dans quels cas faut-il un permis de démolir ?

A. Pourquoi les 5 m² ne décident pas à eux seuls du permis de démolir

Le point de départ est l’article L. 421-3 du code de l’urbanisme. Il prévoit un permis de démolir pour des constructions existantes lorsque la construction relève d’une protection particulière définie par décret ou se trouve dans une commune ou une partie de commune où le conseil municipal a instauré ce permis. Le texte ne fixe pas une surface minimale commune à toutes les démolitions.

Les dispositions réglementaires précisent ce cadre. L’article R. 421-26 renvoie aux situations prévues par les articles R. 421-27 et R. 421-28, sous réserve des dispenses de l’article R. 421-29. Il faut donc examiner la situation de l’ouvrage et du terrain, puis vérifier si une dispense correspond réellement aux faits. Un devis indiquant seulement la surface ne permet pas de trancher.

La règle sur les petites constructions nouvelles a un autre objet. L’article R. 421-2 du code de l’urbanisme dispense de formalité certaines constructions nouvelles lorsque plusieurs critères sont réunis : hauteur au plus égale à 12 mètres, emprise au sol et surface de plancher chacune au plus égales à 5 m². L’article prévoit aussi des limites liées à certains secteurs protégés. Ces critères concernent le régime de la construction nouvelle décrit par ce texte ; ils ne créent pas une franchise générale de 5 m² pour démolir une construction existante.

Prenons une hypothèse : un abri existant occupe 4 m² et la commune a institué le permis de démolir sur la partie de territoire où il se trouve. Si l’abri est bien une construction au sens des règles applicables et si aucune dispense particulière ne correspond à l’opération, sa petite taille ne suffit pas à écarter le permis. Le même raisonnement demande une vérification factuelle : un élément démontable, une installation et un bâtiment ne se qualifient pas nécessairement de la même manière. La nature de l’ouvrage, son implantation et les travaux envisagés doivent être décrits ; le seul mot abri ne règle pas la question.

À l’inverse, supposons une construction de 30 m² située hors des cas de protection pertinents et hors du secteur dans lequel une délibération a institué ce permis. La surface de 30 m² ne crée pas, par elle-même, une obligation de permis de démolir au titre des articles précités. Cette hypothèse ne dispense pas de vérifier les autres règles éventuellement applicables au chantier ou à une construction nouvelle. Elle montre simplement qu’il serait trompeur de répondre par un chiffre unique.

Il est utile de noter séparément la surface de plancher, l’emprise au sol et la surface de l’élément à retirer, sans supposer qu’elles représentent toujours la même mesure. Un bâtiment peut présenter des configurations différentes : étage, auvent, partie ouverte ou murs à conserver. Lorsque le régime d’une construction nouvelle dépend de critères cumulatifs, une seule mesure ne répond pas à toutes les questions. Pour la démolition, elle ne remplace pas davantage l’examen de la délibération et des protections. Sur le plan, nommez clairement la mesure employée afin que la mairie et les intervenants comprennent à quoi elle correspond.

La surface reste néanmoins une information utile dans le dossier : elle aide à identifier les ouvrages concernés et à comprendre l’opération. Elle peut aussi être pertinente pour une autre autorisation ou pour l’affichage d’un projet. Il faut simplement éviter de lui attribuer un effet que les textes relatifs au permis de démolir ne lui donnent pas. Pour une vue d’ensemble des étapes de cette autorisation, le lecteur peut consulter le guide du site consacré au permis de démolir et à sa procédure.

B. Commune, protection et nature des travaux : les vérifications qui remplacent le seuil

La première question est territoriale. L’article R. 421-27 vise les travaux ayant pour objet de démolir ou de rendre inutilisable tout ou partie d’une construction dans une commune ou une partie de commune où le conseil municipal a institué le permis de démolir. Une délibération peut donc concerner l’ensemble de la commune ou seulement une partie de son territoire. Pour savoir si le terrain est inclus, demandez le texte applicable et, s’il y a un périmètre, le document qui permet de le localiser.

Une recherche sur une adresse voisine ne suffit pas toujours. Relevez l’adresse, les références cadastrales et l’emplacement exact de l’ouvrage sur le terrain ; comparez-les au périmètre retenu par la délibération. Demandez à la mairie la version complète de l’acte et les éléments permettant de vérifier son entrée en vigueur et son opposabilité. Si le terrain est à cheval sur plusieurs périmètres ou si le plan est peu lisible, conservez une demande écrite et une réponse précise sur la construction concernée, plutôt que de déduire la situation d’une carte approximative.

La seconde question porte sur les protections. L’article R. 421-28 du code de l’urbanisme vise notamment les constructions situées dans le périmètre d’un site patrimonial remarquable, aux abords de monuments historiques, dans un site inscrit, classé ou en instance de classement, ainsi que certains bâtiments identifiés pour leur intérêt patrimonial, paysager ou écologique. Il mentionne aussi le périmètre d’une opération de restauration immobilière et les constructions inscrites au titre des monuments historiques. Chaque catégorie possède sa propre définition : la simple proximité visuelle d’un lieu connu ne permet pas, sans autre vérification, de conclure sur la protection applicable.

Le Géoportail de l’urbanisme est un point d’entrée pour rechercher les documents d’urbanisme et les servitudes publiés pour une parcelle. Il faut ensuite lire les pièces complètes utiles : règlement, documents graphiques, éventuel acte de protection et texte de la délibération. Vérifiez leur version et leur date d’effet auprès de l’autorité compétente lorsque le dossier comporte une incertitude. Une couche affichée sur une carte aide à repérer une question ; elle ne remplace pas, à elle seule, la lecture de l’acte qui s’applique au terrain.

Pour organiser cette recherche, conservez dans un même dossier la référence de la parcelle, la date de consultation et les documents consultés. Si une protection est repérée, notez l’acte qui la crée et le périmètre qui permet de situer l’ouvrage. Si la commune a institué le permis sur une zone limitée, ne transposez pas la réponse donnée pour une autre rue. Une réponse orale peut orienter la recherche ; demander une indication écrite avec les références des pièces aide à expliquer ensuite sur quoi reposait la décision de déposer ou non une demande.

La troisième question concerne l’opération. Le permis peut être en cause pour une démolition totale, mais aussi pour des travaux qui rendent inutilisable une partie de la construction dans les conditions prévues par les textes. Une suppression limitée doit être décrite avec soin : quels murs, quelle toiture ou quelle partie du bâtiment disparaîtront ? Quels volumes resteront en place et quel usage pourront-ils conserver ? Une photographie de l’existant et un plan avant/après éclairent davantage la situation que la seule mesure de la partie retirée.

Il existe enfin des dispenses ciblées. L’article R. 421-29 vise notamment les démolitions effectuées en application de certaines procédures concernant un bâtiment menaçant ruine ou un immeuble insalubre, et celles effectuées en application d’une décision de justice devenue définitive. Il vise aussi d’autres cas précis. Un bâtiment dégradé ne bénéficie pas automatiquement de la dispense au seul motif que son propriétaire le juge dangereux : il faut vérifier que les conditions du texte et la procédure effectivement suivie correspondent au cas invoqué. La dispense de permis de démolir ne règle pas, à elle seule, toutes les autres obligations du chantier.

II. Comment préparer le projet et éviter une erreur d’autorisation ?

A. Distinguer la démolition, les travaux conservés et la reconstruction

Commencez par établir un état des lieux exploitable. Un tableau simple peut distinguer la construction actuelle, la partie à démolir, ce qui sera conservé et les travaux prévus ensuite. Pour chaque élément, indiquez son emplacement, ses dimensions connues et son état. Joignez des photographies datées à votre dossier personnel et gardez les plans existants. Si les mesures de surface sont incertaines, indiquez-le au professionnel chargé de les établir ; une estimation ne doit pas devenir une donnée présentée comme certaine.

Cette séparation est particulièrement utile pour un garage accolé ou une petite annexe. Abattre entièrement un ouvrage indépendant, enlever une partie d’une construction et modifier la façade du bâtiment conservé peuvent conduire à examiner plusieurs questions différentes. Il faut identifier l’objet exact des travaux avant de choisir un formulaire : la taille de l’annexe ne renseigne ni sur le périmètre d’une délibération communale ni sur une éventuelle protection du bâtiment principal.

Le même projet peut comporter une démolition puis une construction ou un aménagement. L’article L. 451-1 du code de l’urbanisme prévoit que, lorsque la démolition est nécessaire à une opération de construction ou d’aménagement, la demande de permis de construire ou d’aménager peut porter sur les deux opérations ; dans ce cas, le permis délivré autorise la démolition. Il faut donc présenter effectivement la démolition dans la demande et vérifier ce que couvre la décision obtenue.

L’article R. 431-21 précise que, lorsque les travaux projetés nécessitent la démolition de bâtiments soumis au permis de démolir, la demande de permis de construire ou d’aménager doit soit être accompagnée de la justification du dépôt d’une demande de permis de démolir, soit porter à la fois sur la démolition et sur la construction ou l’aménagement. Ne présumez donc pas qu’un dossier consacré uniquement à la construction décrit nécessairement la suppression de l’existant. Vérifiez les plans déposés et la portée de l’arrêté.

La reconstruction doit être analysée pour elle-même. L’article R. 421-1 pose le principe d’un permis de construire pour les constructions nouvelles, sous réserve des cas dispensés de formalité et de ceux soumis à déclaration préalable. Par exemple, pour les constructions nouvelles visées au a de l’article R. 421-9, hors des périmètres de protection qu’il énumère et sous ses autres réserves, une déclaration préalable concerne notamment une construction dont l’emprise ou la surface de plancher dépasse 5 m², lorsque la hauteur, l’emprise et la surface de plancher respectent les limites cumulatives précisées par le texte. Ces limites servent à qualifier la construction nouvelle ; elles ne répondent pas seules à la question du permis de démolir.

La qualification des travaux annoncés compte autant que le nom retenu sur le devis. Dans un arrêt du 10 octobre 2024, n° 23MA02269, la cour administrative d’appel de Marseille a examiné une maison partiellement en ruines dont la toiture et une partie des murs avaient été détruites. Au vu des photographies et des plans, elle a regardé le projet comme une reconstruction nouvelle de plus de 20 m² de surface de plancher, relevant dans cette affaire du permis de construire ; elle a rejeté l’appel contre l’opposition à la déclaration préalable. Cette décision ne transforme pas toute réparation en construction nouvelle : elle montre pourquoi l’état réel du bâtiment et le contenu du projet doivent être établis.

Un exemple permet de préparer l’échange avec le service instructeur. Un propriétaire souhaite retirer un petit garage accolé, puis installer une nouvelle annexe sur une autre partie du terrain. Les deux emplacements et les deux états doivent apparaître distinctement : garage existant à supprimer, maison à conserver, puis annexe projetée avec ses propres dimensions. Si les plans ne montrent que l’annexe future, ils ne permettent pas de comprendre précisément la démolition envisagée. Si la description se limite au garage, elle ne permet pas d’apprécier le projet de construction. Cette présentation ne préjuge pas du formulaire adapté ; elle rend la question vérifiable.

Si une nouvelle construction est envisagée, préparez donc deux séries de questions : qu’advient-il de l’existant et qu’est-il prévu de réaliser à sa place ? Ajoutez les règles du document local pertinentes pour le nouveau projet. Une autorisation de démolir, lorsqu’elle est nécessaire et obtenue, ne signifie pas automatiquement que le projet de reconstruction est autorisé sous la forme souhaitée. De même, une analyse générale du droit de l’urbanisme ne tranche pas la propriété d’un mur, les droits d’un voisin ou les accords privés éventuellement nécessaires.

B. Constituer le dossier, lire la décision et sécuriser le démarrage

Quand le permis de démolir est nécessaire, vérifiez d’abord la qualité du demandeur. Selon l’article R. 423-1 du code de l’urbanisme, la demande peut notamment être présentée par le propriétaire du terrain, son mandataire ou une personne attestant être autorisée par lui à exécuter les travaux ; le texte prévoit aussi les situations d’indivision et d’expropriation qu’il énumère. Le dossier doit correspondre à la situation réelle : identité, terrain, mandat ou autorisation à produire ou à conserver selon le cas. Le dépôt d’une demande ne remplace pas la vérification des droits privés sur le bien.

L’article R. 451-1 exige notamment l’identité des demandeurs, la date approximative de construction des bâtiments et, pour une démolition partielle, l’indication des constructions qui subsisteront et, le cas échéant, des travaux qui y seront exécutés. Il prévoit également des indications sur certaines autres procédures lorsqu’elles s’appliquent. Cette description permet de distinguer une petite partie retirée d’une démolition complète et d’éviter qu’une décision soit demandée pour une opération différente de celle que l’on projette.

Le socle des pièces comprend, selon l’article R. 451-2, un plan de situation du terrain dans la commune, un plan de masse des constructions à démolir ou à conserver et une photographie montrant les bâtiments et leur insertion dans les lieux environnants. D’autres pièces peuvent être nécessaires selon la situation. Pour un bâtiment inscrit au titre des monuments historiques, par exemple, l’article R. 451-3 prévoit une notice et des photographies supplémentaires, ainsi qu’une description des moyens destinés à protéger les parties conservées en cas de démolition partielle.

La cohérence des pièces est importante. Sur le plan de masse, repérez l’ouvrage à supprimer et ceux qui resteront ; sur la photographie, assurez-vous qu’il est identifiable sans confondre plusieurs annexes. Si la démolition touche une partie du bâtiment, représentez clairement la limite de l’intervention. Pour une opération suivie d’une construction, comparez le plan de l’existant et celui du projet pour voir si la démolition figure bien dans la demande choisie. Gardez une copie de tous les documents transmis et du récépissé : ils permettront de comprendre ce qui a été demandé si une question apparaît pendant l’instruction.

Pour une demande de permis de démolir, le délai d’instruction de droit commun est de deux mois selon l’article R. 423-23 ; l’article R. 423-19 précise que le délai court à compter de la réception en mairie d’un dossier complet. Des situations particulières peuvent modifier l’instruction : lisez le récépissé et les courriers reçus au regard du projet précis. Si des pièces exigées manquent, l’article R. 423-38 prévoit une demande exhaustive de pièces manquantes dans le mois suivant la réception ou le dépôt du dossier en mairie. Ne confondez pas une demande de complément, une décision de refus et une autorisation.

Le silence de l’administration peut valoir permis tacite dans les conditions de l’article R. 424-1. Il existe cependant des exceptions : l’article R. 424-2 prévoit notamment un rejet implicite pour une démolition soumise à permis en site inscrit, ainsi que dans d’autres hypothèses qu’il énumère. Avant de considérer le silence comme une autorisation, il faut donc identifier le régime applicable, les courriers reçus et la date pertinente ; une règle générale lue sur une page ne suffit pas à établir la situation du dossier.

Après une autorisation, la date de démarrage demande elle aussi une vérification. L’article R. 452-1 du code de l’urbanisme prévoit qu’un permis de démolir explicite devient exécutoire quinze jours après sa notification au demandeur et, s’il y a lieu, sa transmission au préfet ; pour un permis tacite, il devient exécutoire quinze jours après la date à laquelle il est acquis. Conservez les justificatifs utiles et vérifiez la situation exacte avant de fixer l’intervention. L’exécution suppose également le respect des éventuelles prescriptions de la décision et des autres règles du chantier.

L’article R. 424-15 impose au bénéficiaire d’afficher la mention du permis sur le terrain, de manière visible de l’extérieur, dès la notification de l’arrêté ou dès l’acquisition du permis tacite et pendant toute la durée du chantier. Pour les tiers, l’article R. 600-2 fait courir le délai de recours contentieux à compter du premier jour d’une période continue de deux mois d’affichage sur le terrain des pièces mentionnées à l’article R. 424-15. L’affichage ne prouve pas, à lui seul, qu’aucun tiers ne peut contester : les circonstances et la régularité des formalités doivent être examinées dans le dossier concerné.

Si la décision comporte des prescriptions, confrontez chacune d’elles au devis et aux plans d’exécution avant de demander à l’entreprise d’intervenir. Un plan qui a servi à l’instruction, une version modifiée et une photographie du chantier ne jouent pas le même rôle : les conserver séparément permet d’identifier une modification du projet. En cas de désaccord avec l’administration, rassemblez la décision et son motif, la preuve de sa réception et les pièces déposées. La voie de contestation et ses conditions dépendent de la décision et de la qualité de la personne qui agit ; elles ne se déduisent pas de la seule surface démolie.

Enfin, si les travaux ont déjà commencé sans l’autorisation nécessaire, rassemblez immédiatement les plans, les photographies de l’état initial et actuel, les échanges avec l’entreprise et les documents reçus de l’administration. Cela permet de distinguer les travaux accomplis de ceux qui restent envisagés et d’évaluer les démarches utiles. L’article L. 480-4 du code de l’urbanisme, dans sa version applicable à la date de rédaction, prévoit des sanctions pour les travaux exécutés en méconnaissance des obligations qu’il vise ; leur application dépend des faits et des conditions du texte. Une demande présentée après coup ne doit pas être tenue pour une autorisation déjà obtenue.

Conclusion

La bonne question n’est pas seulement de savoir combien de mètres carrés seront démolis. Il faut d’abord identifier la construction, le terrain, la délibération communale éventuellement applicable, les protections et les travaux exacts. Dans les situations visées par le code de l’urbanisme, une petite construction peut nécessiter un permis ; hors de ces situations, la taille seule ne suffit pas à le rendre obligatoire.

Avant de commencer, distinguez la démolition de la construction ou de l’aménagement éventuels, constituez un dossier cohérent et vérifiez la portée de la décision obtenue. Cette méthode évite d’utiliser le seuil de 5 m², pertinent pour certaines constructions nouvelles sous conditions, comme une réponse automatique à une question de démolition.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».