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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Statuts SARL : modèle commenté, comment rédiger les clauses ?

Vous allez créer une SARL à plusieurs et cherchez un exemple de statuts pour savoir quoi écrire. Un modèle peut vous aider à poser les bonnes questions : qui apporte quoi, qui dirige, comment les associés décident et dans quelles conditions l’un d’eux pourra vendre ses parts. Il ne suffit pourtant pas de remplacer les noms dans un document standard. Une clause adaptée à une SAS ou à une société à associé unique peut donner une réponse trompeuse dans une SARL familiale ou dans une entreprise créée à deux.

L’actualité rappelle l’importance de cette distinction. Dans un arrêt du 7 octobre 2026, la chambre commerciale de la Cour de cassation a examiné une cession réalisée en 2019 alors que la société était encore une SARL. Elle a retenu l’application des règles de notification propres à cette forme, malgré une transformation en SAS décidée le même jour pour prendre effet ensuite : Cour de cassation, chambre commerciale, 7 octobre 2026, n° 24-10.131. Cette affaire ne permet pas de conclure que toute cession contestée aujourd’hui sera automatiquement annulée ; elle montre pourquoi le choix de la forme et la chronologie des actes comptent.

Voici des exemples de clauses à adapter à une SARL française comportant plusieurs associés. Ils servent de support de discussion, pas de statuts complets prêts à signer. Les montants, les identités et les activités sont fictifs. Avant de les utiliser, confrontez chaque clause aux apports réels, aux besoins du projet et aux règles impératives applicables.

I. Statuts SARL : quel exemple pour rédiger l’identité et le capital ?

A. Comment rédiger les clauses sur le nom, l’objet et le siège de la SARL ?

Les statuts sont le document commun qui décrit la société et organise les relations entre ses associés. L’article 1835 du Code civil exige un écrit et énumère notamment les apports, la forme, l’objet, l’appellation, le siège, le capital, la durée et les modalités de fonctionnement. Le premier travail consiste à réunir les décisions prises par les fondateurs avant de chercher une formulation élégante.

La dénomination doit correspondre au nom choisi pour la société, et non nécessairement au nom commercial visible sur la devanture. Avant de la retenir, recherchez les signes déjà utilisés dans votre secteur et vérifiez la disponibilité des noms de domaine utiles. Une recherche de nom ne remplace pas l’examen d’éventuels droits de marque. Conservez le résultat et évitez de signer des documents commerciaux avec des noms différents pour le même projet.

Exemple à adapter — Forme et dénomination : La société est une société à responsabilité limitée dénommée Atelier des Rives. Elle est régie par les dispositions applicables aux sociétés à responsabilité limitée et par les présents statuts.

Ce nom est fictif. L’article L. 223-1 du Code de commerce encadre la désignation de la SARL et prévoit que sa dénomination soit précédée ou suivie immédiatement des mots « société à responsabilité limitée » ou des initiales « SARL », ainsi que de l’énonciation du capital social. Vérifiez donc aussi les mentions qui accompagneront la dénomination sur les documents de la société.

L’objet social décrit les activités que la société envisage réellement. Il doit être licite et la société doit être constituée dans l’intérêt commun des associés, comme le prévoit l’article 1833 du Code civil. Une phrase trop étroite peut rapidement devenir inadaptée si l’entreprise vend aussi des accessoires ou propose une prestation complémentaire. À l’inverse, une formule vague ne renseigne guère les associés sur le projet auquel ils participent.

Exemple à adapter — Objet : La société a pour objet la conception, la fabrication et la vente de mobilier ; elle peut également proposer des prestations de conseil en aménagement en lien avec cette activité.

Cet exemple ne couvre pas automatiquement une activité réglementée. Si le projet suppose un diplôme, une autorisation, une assurance ou une inscription particulière, vérifiez ces conditions pour l’activité envisagée avant de rédiger l’objet. Distinguez les activités certaines de celles qui ne sont qu’une possibilité : l’objet doit rester cohérent avec les moyens, les contrats et les décisions des associés.

Pour le siège, inscrivez l’adresse retenue et vérifiez le titre qui permet à la société de l’utiliser : bail, convention de domiciliation ou autre justificatif adapté. Une adresse de correspondance et le lieu où l’activité est exercée ne sont pas nécessairement le siège. L’article 1837 du Code civil distingue le siège statutaire du siège réel dans les rapports avec les tiers ; une adresse sur le papier ne doit donc pas masquer une organisation différente.

Exemple à adapter — Siège : Le siège social est fixé à l’adresse indiquée dans les statuts. Son transfert est décidé et formalisé selon les dispositions légales et les présents statuts.

La clause finale doit porter l’adresse complète, et non cette formule générique. Précisez également une durée : l’article 1838 du Code civil dispose que « La durée de la société ne peut excéder quatre-vingt-dix-neuf ans. » Le choix de cette durée ne dispense pas de suivre la vie de la société : l’article 1844-6 prévoit une consultation des associés au moins un an avant son expiration pour décider d’une éventuelle prorogation.

B. Quel exemple pour les apports et la répartition des parts sociales ?

Le capital ne se confond pas avec le chiffre d’affaires attendu ni avec le solde bancaire futur. Il correspond aux apports retenus dans les statuts et détermine une répartition de parts. L’article L. 223-2 du Code de commerce indique : « Le montant du capital de la société est fixé par les statuts. Il est divisé en parts sociales égales. » Les fondateurs doivent choisir un montant et une valeur nominale cohérents avec leur projet, puis vérifier que le nombre de parts attribué à chacun correspond à son apport.

Prenons un exemple : un capital de 10 000 euros est divisé en 100 parts de 100 euros. Une première associée souscrit 60 parts pour 6 000 euros ; un second associé souscrit 40 parts pour 4 000 euros. La somme des apports souscrits est bien de 10 000 euros et le total des parts est de 100. Ce calcul élémentaire doit se retrouver à l’identique dans le tableau de répartition et dans les autres documents de constitution.

Exemple à adapter — Capital : Le capital social est fixé à 10 000 euros. Il est divisé en 100 parts sociales de 100 euros chacune, attribuées aux associés en rémunération de leurs apports selon la répartition indiquée aux présents statuts.

La clause complète identifie chaque associé et le nombre de parts qui lui revient. Gardez les justificatifs des versements et distinguez la somme promise de la somme déjà versée. Pour les apports en numéraire, l’article L. 223-7 du Code de commerce impose la souscription totale des parts et leur libération d’au moins un cinquième à la constitution. Il prévoit que le surplus est libéré sur décision du gérant, en une ou plusieurs fois, dans un délai maximal de cinq ans à compter de l’immatriculation.

Dans l’exemple précédent, si les associés ne versent initialement que le minimum légal sur leurs apports en numéraire, la première verse 1 200 euros et le second 800 euros, soit 2 000 euros au total. Les 8 000 euros restants ne sont pas une recette déjà disponible : ils constituent un engagement de versement à traiter selon la loi et les décisions de la gérance. Une société peut aussi avoir besoin d’une trésorerie supérieure à ce premier versement pour payer son loyer ou ses commandes.

Une avance en compte courant d’associé est à distinguer d’un apport au capital. Elle peut répondre à un besoin de financement différent ; notez séparément qui a avancé les fonds, à quelles conditions et quelles pièces le prouvent. Ne considérez pas qu’une avance augmente, à elle seule, le nombre de parts. Si les associés prévoient de financer le lancement de façon inégale, leur accord doit expliciter ce qu’ils attendent en retour et éviter de confondre capital et dette de la société.

Si l’un d’eux apporte un véhicule, du matériel ou un autre bien, il s’agit d’un apport en nature. L’article L. 223-7 prévoit la libération intégrale des parts représentatives de tels apports ; l’article L. 223-9 impose leur évaluation dans les statuts et encadre l’intervention du commissaire aux apports ainsi que les conditions d’une éventuelle dispense. Ne recopiez pas une valeur approximative sans inventaire ni justificatif.

Exemple à adapter — Apport en nature : L’associé apporte le matériel décrit dans un inventaire annexé, avec les éléments permettant de l’identifier et la valeur retenue dans les conditions légales applicables.

La qualification change si l’associé apporte son travail ou son savoir-faire. L’article L. 223-7 prévoit que les statuts déterminent, le cas échéant, les modalités des parts en industrie. Faites décrire précisément la prestation attendue et ses contreparties, sans additionner sa valeur au capital : l’article 1843-2 du Code civil précise que les apports en industrie ne concourent pas à sa formation. Le but est que chaque associé comprenne à la fois son engagement et ses droits.

II. Statuts SARL : quelles clauses prévoir pour diriger, voter et céder ses parts ?

A. Comment rédiger les pouvoirs du gérant et les décisions des associés ?

Dans une SARL, une ou plusieurs personnes physiques assurent la gérance. Elles peuvent être choisies parmi les associés ou en dehors d’eux ; leur nomination peut figurer dans les statuts ou dans un acte postérieur, selon l’article L. 223-18 du Code de commerce. Il faut distinguer le mandat de gérant de la détention des parts : un associé majoritaire n’est pas nécessairement gérant et un gérant ne possède pas forcément de parts.

Exemple à adapter — Nomination : La société est administrée par un ou plusieurs gérants, personnes physiques, nommés par décision des associés dans les conditions prévues par la loi. Leur identité et la durée de leur mandat sont précisées dans l’acte de nomination.

Ce choix de nommer le premier gérant dans un acte séparé peut faciliter la lecture des statuts lorsque la personne change. Il ne dispense pas de prendre la décision de nomination et d’accomplir les formalités correspondantes. Si le nom figure dans les statuts, vérifiez l’articulation avec l’acte de nomination, les conditions de cessation et la mise à jour du document.

Les associés peuvent vouloir contrôler certaines décisions importantes sans soumettre chaque achat courant à un vote. Ils doivent alors définir les actes visés, le seuil de montant et l’organe qui autorise. Une limite visant seulement une opération importante reste floue et laisse la porte ouverte à des désaccords sur un devis, un emprunt ou un engagement pluriannuel.

Exemple à adapter — Autorisation interne : Dans les rapports entre associés, le gérant sollicite une décision préalable des associés avant de souscrire un emprunt dont le montant dépasse le seuil fixé dans les présents statuts.

Indiquez un seuil chiffré, précisez si plusieurs opérations liées doivent être appréciées ensemble et prévoyez la manière d’obtenir l’autorisation. La clause ne rend pas automatiquement l’engagement inopposable à la banque ou à un autre tiers. L’article L. 223-18 donne au gérant de larges pouvoirs à l’égard des tiers et précise que les clauses statutaires qui les limitent leur sont inopposables. Une restriction interne doit donc être comprise et suivie comme telle.

Les statuts doivent aussi rendre les décisions praticables. L’article L. 223-27 du Code de commerce prévoit en principe une assemblée ; il autorise, dans les conditions qu’il énonce, des clauses de consultation écrite ou de consentement exprimé dans un acte. Il encadre également certaines possibilités de participation par télécommunication. Ne rédigez pas une clause qui promettrait une consultation écrite pour toute décision sans vérifier les exceptions légales applicables.

Exemple à adapter — Participation : Les décisions collectives sont prises en assemblée ou, lorsque la loi et les présents statuts le permettent, par consultation écrite ou par consentement de tous les associés exprimé dans un acte. Les documents et les modalités de réponse sont communiqués aux associés selon les règles applicables.

Le droit de participer doit rester effectif. L’article L. 223-28 prévoit que chaque associé participe aux décisions et dispose d’un nombre de voix égal à celui de ses parts. Il fixe aussi les règles de représentation. Si les fondateurs veulent permettre à une personne extérieure de représenter un associé, ils doivent vérifier que les statuts le prévoient dans les conditions du texte.

Reprenons les 100 parts réparties entre deux associés. Pour une décision relevant de l’article L. 223-29, la première décision suppose normalement plus de la moitié des parts sociales ; les statuts peuvent écarter le mécanisme de seconde consultation prévu par ce texte. Une détention de 60 parts sur 100 peut donc suffire à la première décision ordinaire, mais il faut vérifier l’objet du vote et le texte applicable plutôt que de reporter ce résultat sur toutes les décisions.

Pour une modification statutaire d’une SARL constituée après la loi du 2 août 2005, l’article L. 223-30 prévoit des règles de quorum et, en principe, une majorité des deux tiers des parts détenues par les associés présents ou représentés. Il comporte des règles particulières notamment pour le siège et certaines augmentations de capital. Si les deux associés de l’exemple sont présents et votent 60 voix contre 40, 60 voix sur 100 n’atteignent pas les deux tiers : une clause ne doit pas laisser croire que la majorité ordinaire suffit.

La rédaction doit annoncer clairement quelles règles s’appliquent à chaque décision et tenir compte de la date de constitution de la société. Évitez aussi une clause qui empêcherait un associé de participer au vote au seul motif qu’il détient une petite fraction du capital. Pour contrôler la cohérence de votre projet avec les autres étapes de création, vous pouvez consulter le guide de création d’une SARL et de ses formalités.

B. Comment prévoir la vente des parts, les bénéfices et les désaccords ?

Une clause de cession doit répondre à une question concrète : que se passe-t-il si un associé souhaite vendre à une personne qui n’est pas déjà associée ? En SARL, l’article L. 223-14 du Code de commerce soumet la cession à un tiers étranger à la société au consentement de la majorité des associés représentant au moins la moitié des parts, sauf majorité statutaire plus forte. Dans une société comportant plusieurs associés, le projet est notifié à la société et à chacun des associés.

Exemple à adapter — Cession à un tiers : Toute cession de parts à un tiers étranger à la société est soumise à l’agrément des associés dans les conditions prévues par les dispositions légales applicables. Le projet est notifié à la société et à chacun des associés selon les formes prévues par la loi.

Ce renvoi ne suffit pas à lui seul pour piloter une opération. Préparez l’identité du candidat, les parts concernées, le prix proposé et les pièces de notification. L’article R. 223-11 du Code de commerce prévoit une notification par acte extrajudiciaire ou par lettre recommandée avec demande d’avis de réception. Classez les preuves d’envoi et de réception avec la décision collective.

La décision du 7 octobre 2026, n° 24-10.131 illustre cette exigence. Dans les faits examinés, le projet n’avait pas été notifié à la société ; la Cour a approuvé l’annulation de la cession intervenue en 2019, même si les associés avaient agréé la cessionnaire en assemblée. La cassation partielle prononcée dans cette affaire concernait un autre chef, relatif à des dommages et intérêts. Gardez cette distinction : un accord collectif et les formalités prescrites sont deux questions à vérifier séparément.

Ne transposez pas sans précaution la même clause à tous les transferts familiaux ou entre associés. L’article L. 223-13 prévoit une liberté de principe pour certaines transmissions familiales tout en permettant des stipulations d’agrément dans les limites qu’il fixe. L’article L. 223-16 traite des cessions entre associés et des clauses qui les limitent. Un projet familial exige donc de distinguer vente à un conjoint, transmission à un descendant, succession et vente à un tiers.

L’agrément, le prix et le paiement sont trois sujets différents. Les associés peuvent décider qui doit consentir à l’entrée d’un acquéreur, sans pour autant avoir arrêté la valeur des parts. Avant de signer, rapprochez le projet de cession, les statuts, les comptes et les éventuels accords séparés. Si les associés souhaitent une priorité d’achat, ils doivent décrire les personnes bénéficiaires et son articulation avec la procédure légale, au lieu de supposer que le seul mot préemption résout toutes les hypothèses.

Pour les bénéfices et les pertes, un exemple de rédaction doit éviter les promesses absolues. L’article 1844-1 du Code civil pose une règle de répartition proportionnelle aux parts dans le capital, sauf clause contraire, et répute non écrites certaines stipulations attribuant la totalité du profit à un associé ou excluant totalement un associé du profit, notamment. La liberté de rédiger n’autorise donc pas à effacer les droits économiques d’un associé.

Exemple à adapter — Résultat : Après approbation des comptes et affectations imposées par la loi, les associés décident de l’affectation du résultat dans les conditions applicables. Les droits de chacun sont exercés conformément aux statuts et aux règles impératives.

Une société ne distribue pas automatiquement le chiffre d’affaires encaissé. Vérifiez les comptes et les décisions relatives au résultat. L’article L. 232-10 du Code de commerce prévoit, pour la SARL, un prélèvement minimal d’un vingtième sur le bénéfice de l’exercice diminué, le cas échéant, des pertes antérieures, jusqu’à ce que la réserve légale atteigne le dixième du capital. Une clause promettant le versement intégral des recettes à un seul associé serait donc un très mauvais point de départ.

Pour les désaccords, anticipez d’abord l’information et la preuve. Qui conserve les statuts signés, les convocations, les procurations et les procès-verbaux ? À qui un associé adresse-t-il une demande d’explication ? Une procédure de discussion peut aider, à condition de ne pas supprimer les droits légaux de participation ou d’information. L’article L. 223-27 prévoit notamment, sous ses conditions, la possibilité de demander une assemblée et la désignation judiciaire d’un mandataire chargé de la convoquer.

L’irrégularité d’une décision ne se réduit pas à la violation de n’importe quelle phrase des statuts. Depuis le 1er octobre 2025, l’article 1844-10 du Code civil dispose notamment : « Sauf si la loi en dispose autrement, la violation des statuts ne constitue pas une cause de nullité. » Les effets d’un manquement dépendent du texte applicable, de la décision contestée et des circonstances. Un modèle devrait donc éviter de promettre qu’une décision sera annulée dès qu’une clause interne n’est pas respectée.

Avant la signature, relisez les clauses comme un parcours de dossier : les apports correspondent-ils aux justificatifs ? La personne chargée de gérer est-elle clairement désignée ? Les règles de vote sont-elles cohérentes avec la répartition des parts ? Peut-on retrouver l’identité d’un acquéreur, la preuve de sa notification et la décision d’agrément ? Cette lecture est particulièrement utile lorsque deux associés détiennent chacun la moitié du capital : l’égalité peut rendre une décision impossible sans accord, même si chaque article pris isolément paraît clair.

Pour un projet comportant plusieurs associés, des apports en nature ou une entrée d’investisseur, l’analyse des règles de fonctionnement et des conflits entre associés aide à confronter le modèle aux décisions réellement envisagées. Une clause courte et comprise par tous vaut mieux qu’une clause sophistiquée dont personne ne peut expliquer le fonctionnement.

Conclusion

Un exemple de statuts de SARL donne une trame : identité de la société, activité, siège, apports, parts, gérance, votes, cessions et affectation du résultat. Sa valeur tient aux choix qu’il oblige les associés à faire et aux pièces qui permettent ensuite de les vérifier. Les chiffres doivent correspondre aux apports, les pouvoirs internes doivent être distingués des engagements envers les tiers, et chaque mécanisme de vote ou de cession doit être compatible avec la règle qui le gouverne. Une fois ces points rapprochés du projet réel, les fondateurs disposent d’une base plus claire pour finaliser les statuts et organiser la vie de leur société.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».