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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Location ferme agricole : comment louer les terres et les bâtiments ?

Une annonce propose une ferme à louer : des terres, un hangar et une maison apparaissent sur les photographies, tandis que l’exploitant sortant évoque du matériel et un troupeau. Pour le candidat à l’installation, l’enjeu n’est pas seulement de savoir si le fermage entre dans son budget. Il doit comprendre ce qu’il pourra effectivement utiliser, qui a le pouvoir de le lui donner à bail et quelles autres opérations seraient nécessaires pour démarrer son activité.

La location d’une ferme agricole peut associer des terres et des bâtiments dans un bail rural. Elle ne signifie pas automatiquement que le mobilier, le matériel, les animaux ou les contrats de l’exploitant sortant sont compris dans la location. Une maison visible pendant la visite n’est pas non plus nécessairement comprise dans ce qui a été promis : il faut lire les actes et confronter leur contenu à la situation. À l’inverse, une désignation imprécise peut provoquer un désaccord sur un bâtiment que le preneur estime inclus.

Avant de signer, le futur exploitant et le propriétaire ont donc intérêt à constituer un dossier par élément : parcelles, bâtiments, logement, accès, équipements et biens à reprendre séparément. Ils doivent ensuite vérifier le statut applicable, le prix et l’éventuel contrôle des structures. Ce guide suit ce parcours, de l’annonce à la remise des lieux, puis explique comment conserver des preuves et traiter les difficultés les plus fréquentes pendant le bail.

I. Location d’une ferme agricole : que comprend réellement l’offre ?

A. Vérifier les terres, les bâtiments et le logement avant de s’engager

Une offre peut viser une exploitation complète en langage courant sans qu’un seul propriétaire détienne tous les biens utiles au projet. La première démarche consiste à demander la liste des parcelles, leurs références cadastrales, leurs superficies et un plan permettant de voir leur disposition. Le candidat peut ainsi comparer la carte avec la visite et repérer les terres éloignées, les accès étroits, les points d’eau et les parcelles qui seraient simplement utilisées par l’exploitant actuel sans faire partie de l’offre.

Le cadastre constitue une aide pour identifier les biens, mais il ne doit pas être traité comme une garantie, à lui seul, de l’étendue exacte des droits proposés. Si une partie seulement d’une parcelle est concernée, les intéressés peuvent joindre au projet de bail un plan suffisamment précis. Les limites matérielles, l’accès des engins et les éventuels chemins communs méritent d’être vérifiés avec les titres et accords pertinents. Il est utile de distinguer, dans le dossier, ce qui est certain de ce qui doit encore être confirmé par une personne extérieure à la négociation.

Pour les bâtiments, une désignation générale comme ferme ou dépendances laisse trop de place à l’interprétation. Un tableau peut mentionner chaque hangar, étable, aire couverte ou local technique, son emplacement et son usage prévu. Préciser l’accès, les ouvertures disponibles, les zones partagées et les équipements fixes aide à savoir si les lieux sont adaptés au projet. Il faut aussi demander qui détient les clés et si un autre utilisateur dispose d’un droit ou d’une autorisation sur une partie du bâtiment.

La maison appelle une vérification distincte. Est-elle comprise dans les biens loués ? Le candidat en aura-t-il la jouissance ou le propriétaire prévoit-il de la conserver ? Un jardin, une cour ou un local attenant sont-ils inclus ? Les réponses gagnent à être formulées dans le bail et reportées sur un plan. Une photographie de l’annonce, une visite ou la présence de la maison au milieu des terres ne remplacent pas systématiquement l’analyse de l’accord et de son exécution.

La difficulté est illustrée par un arrêt de la cour d’appel de Caen du 1er octobre 2026, n° 24/02942. Dans cette affaire, la cour a confirmé que la maison d’habitation et son parc faisaient partie de l’assiette du bail : elle a notamment relevé leur situation sur une parcelle visée au contrat, l’absence d’exclusion expresse et l’occupation de la maison par le preneur depuis l’origine. La cour a par ailleurs prononcé la résiliation du bail pour une question distincte de cession irrégulière. Cette décision dépend des faits examinés : elle n’établit pas que toute maison située sur une parcelle louée entre automatiquement dans tout bail rural.

Le contrôle ne s’arrête pas à l’inventaire immobilier. Une stabulation peut paraître disponible tout en nécessitant des réparations, un accès différent ou une vérification technique avant d’accueillir les animaux envisagés. Un point d’eau visible ne prouve pas, à lui seul, qu’un prélèvement ou un équipement sera utilisable pour le nouveau projet. Le candidat demande les documents existants, décrit ses besoins et vérifie les démarches propres à son activité et au territoire. L’existence d’un bail rural ne remplace pas les autres autorisations éventuellement nécessaires.

Le propriétaire et le candidat ont enfin intérêt à relever l’état du site ensemble : état du toit et des portes, fonctionnement apparent des installations, accès à l’électricité, clôtures, fossés et voies de circulation. Des photographies datées et repérées sur un plan sont plus utiles qu’une collection d’images dont on ne sait plus où elles ont été prises. Si un désordre est visible, il peut être décrit sans préjuger immédiatement de sa cause ou de la personne qui devra financer sa réparation.

Avant la signature, il faut également savoir si les terres et bâtiments sont réellement disponibles. Le fait que l’exploitant actuel souhaite partir ne permet pas à lui seul de déterminer la date et les conditions de libération des lieux. Les actes relatifs à son occupation, les engagements en cours et les échanges entre les personnes concernées doivent être examinés. Pour une ferme détenue par plusieurs propriétaires ou par une société, le candidat vérifie aussi qui peut signer et de quels accords l’opération dépend. Cette recherche évite d’organiser une installation sur la base d’une simple présentation commerciale.

B. Distinguer le bail des biens et engagements à reprendre séparément

La liste des biens immobiliers n’épuise pas le projet. Dans une ferme en activité, le tracteur, les outils, les animaux, les stocks, certains équipements et les contrats peuvent relever de personnes ou d’accords différents. Pour chacun, les parties peuvent dresser un tableau indiquant le propriétaire ou le titulaire connu, l’état, le sort envisagé et le document à examiner. Une case non renseignée est un point à vérifier, non une preuve que le bien sera laissé au nouveau venu.

Un acheteur de matériel n’acquiert pas nécessairement les terres ; un candidat à la location des terres ne doit pas supposer, pour sa part, que les machines présentées lors de la visite seront comprises. Il peut comparer le projet de bail avec les propositions distinctes portant sur le cheptel, les stocks ou les équipements. Une description, des justificatifs de propriété, l’état du matériel et le prix demandé permettent de comprendre ce qui est négocié. Les assurances, garanties ou contrats de maintenance éventuels doivent être examinés séparément.

Le fonds agricole ne doit pas davantage être confondu avec le seul bâtiment ou le seul bail. Selon l’article L. 311-3 du Code rural et de la pêche maritime, l’exploitant peut créer un fonds agricole, décision déclarée à la chambre d’agriculture compétente ; le texte énumère aussi les éléments susceptibles d’entrer dans son nantissement. Si l’offre évoque un fonds ou des droits incorporels, il faut demander de quels éléments il s’agit et quels actes sont envisagés, sans présumer leur transfert avec la remise des clés du hangar.

La même prudence s’impose pour les autorisations, les contrats de fourniture et les installations liées à l’eau ou à l’énergie. Identifier le nom du titulaire actuel et l’objet de chaque document aide à poser les bonnes questions : faut-il un nouvel accord, une démarche administrative, une vérification technique ou un contrat distinct ? Le bailleur et le preneur ne peuvent pas résoudre ces questions en écrivant simplement que la ferme est équipée. Le projet d’installation doit être confronté aux documents et aux interlocuteurs compétents.

Lorsqu’un départ d’exploitant s’accompagne d’une demande de paiement, il est particulièrement utile de séparer les sommes. Le fermage, le prix d’un matériel précisément identifié et une éventuelle demande liée au changement d’exploitant ne remplissent pas la même fonction. L’article L. 411-74 du Code rural vise notamment, à l’occasion d’un changement d’exploitant, les remises d’argent ou de valeurs non justifiées et les reprises de biens mobiliers imposées à un prix ne correspondant pas à leur valeur vénale. Les faits, l’objet de la somme et les conditions prévues par le texte doivent être examinés avant toute conclusion sur sa régularité.

Le candidat peut demander un inventaire contradictoire du matériel proposé, distinguer ce qu’il souhaite effectivement acquérir de ce qu’il n’utilisera pas, et conserver les justificatifs de prix. Il ne devrait pas accepter un montant global dont personne ne peut expliquer la composition. Pour le propriétaire ou l’exploitant sortant, une ventilation claire des opérations permet aussi d’éviter que le futur preneur confonde un loyer, une acquisition et la prise en charge d’une dépense. Si un bien appartient à un tiers ou fait l’objet d’un financement, il faut éclaircir sa situation avant de promettre sa remise.

Le projet peut, par exemple, combiner un bail portant sur des parcelles et une stabulation avec une proposition de vente de machines par l’exploitant sortant. Les personnes ne sont pas nécessairement les mêmes dans les deux actes. Le futur preneur doit alors lire chaque document pour lui-même, puis vérifier leur articulation pratique : disponibilité des bâtiments, remise du matériel, accès aux parcelles et éventuelles conditions prévues dans les actes. Une liste séparée de questions non résolues est préférable à l’hypothèse qu’une signature réglera toutes les autres.

II. Comment sécuriser le bail et préparer l’entrée dans la ferme ?

A. Vérifier le statut, le prix et l’autorisation d’exploiter

L’article L. 411-1 du Code rural soumet en principe au statut du fermage la mise à disposition à titre onéreux d’un immeuble à usage agricole en vue d’y exercer une activité agricole, sous les réserves qu’il énumère. Le texte est d’ordre public et permet de prouver les contrats visés par tous moyens. Pour une ferme associant terres et bâtiments d’exploitation, il faut donc identifier le bien, la mise à disposition, l’activité envisagée et la contrepartie, puis vérifier si une exception applicable est établie.

L’activité agricole est définie notamment par l’article L. 311-1 du Code rural, qui vise la maîtrise et l’exploitation d’un cycle biologique végétal ou animal ainsi que certaines activités liées à l’exploitation. Une annonce agricole ou un classement cadastral ne suffisent pas à établir tous les éléments du contrat. La manière dont les terres et les bâtiments seront utilisés, et la personne qui les exploitera, comptent dans l’analyse.

Une convention présentée comme temporaire ne devient pas automatiquement une exception au statut parce que l’une des parties souhaite retrouver rapidement les lieux. L’article L. 411-2 énumère des situations particulières, notamment certaines conventions d’occupation précaire, dont il faut vérifier les conditions exactes. De même, l’article L. 411-3 prévoit une dérogation à certaines dispositions pour des petites parcelles sous les conditions qu’il fixe et selon des arrêtés locaux ; il vise des parcelles qui ne constituent pas un corps de ferme ni des parties essentielles d’une exploitation. La superficie ne se juge donc pas à partir d’un seuil national unique supposé.

L’écrit est un outil essentiel pour décrire la ferme. L’article L. 411-4 prévoit que les baux ruraux doivent être écrits et précise les règles du bail verbal, censé dans les conditions qu’il indique conclu pour neuf ans aux clauses du contrat type. L’absence d’écrit ne permet pas de supposer qu’aucun engagement n’existe. Pour le bail rural de droit commun, l’article L. 411-5 fixe une durée minimale de neuf ans, sous les réserves prévues par le texte.

Le projet de contrat devrait identifier les parties, la date d’entrée en jouissance, les parcelles, les bâtiments compris et ceux qui sont expressément exclus. Un plan et un tableau des équipements peuvent être annexés. Si un logement est loué avec les terres, ses pièces et dépendances doivent être distinguées de la partie professionnelle. Avant de signer, chacun vérifie que les documents remis correspondent à la ferme visitée, y compris lorsque les biens relèvent de plusieurs propriétaires ou de plusieurs actes.

Le prix demande une ventilation attentive. L’article L. 411-11 du Code rural distingue le loyer des bâtiments d’habitation de celui des terres nues et bâtiments d’exploitation ; il prévoit des minima et maxima arrêtés par l’autorité administrative et des modalités d’actualisation distinctes. Il tient notamment compte de la durée, des bâtiments, de la qualité des sols et de la structure parcellaire. Il prévoit également un régime particulier pour certaines cultures permanentes. L’article L. 411-14 précise le caractère d’ordre public des dispositions visées sur le prix.

En pratique, les parties recherchent les arrêtés applicables dans le département du bien, vérifient la catégorie de chaque composante et conservent leur calcul. Une ferme comprenant une maison, des terres de qualités différentes et plusieurs bâtiments appelle une présentation plus précise qu’un prix global repris d’une annonce. Pour approfondir les bornes et leur application au foncier, le guide du prix de location des terres agricoles détaille les vérifications du fermage. Le guide plus général sur la location des terres agricoles et le choix du fermier complète cette analyse lorsque le projet porte d’abord sur les parcelles.

L’exploitant vérifie séparément le contrôle des structures. L’article L. 331-2 du Code rural soumet certaines installations, certains agrandissements et certaines réunions d’exploitations à autorisation préalable. Le texte vise notamment la surface totale envisagée et le schéma directeur régional ; il prévoit aussi d’autres cas, indépendants de la superficie, ainsi qu’un régime déclaratif familial sous conditions. Le candidat présente son projet et les surfaces déjà mises en valeur à l’administration compétente pour déterminer la démarche applicable. La signature d’un bail ne vaut pas, par elle-même, autorisation d’exploiter.

Pour préparer ce contrôle, le candidat peut rassembler un plan des biens, l’identité de l’exploitant envisagé, les surfaces déjà exploitées, la description de l’opération et les justificatifs pertinents de capacité ou d’expérience. Si une société intervient, il faut préciser son rôle et celui des personnes qui exploiteront. Il est prudent de coordonner les démarches administratives avec les engagements contractuels, sans promettre une date de démarrage qui dépendrait d’une vérification encore inachevée.

B. Documenter l’entrée, les travaux et les difficultés pendant le bail

L’état des lieux est une pièce centrale lorsqu’une ferme comprend à la fois des terres et des bâtiments. L’article L. 411-4 du Code rural prévoit un état des lieux contradictoire à frais communs dans le mois précédant ou suivant l’entrée en jouissance. Il organise une procédure de notification et d’observations si ce moment est dépassé. Le document doit permettre de déterminer les améliorations et les dégradations, notamment par une description précise de l’état des bâtiments et des terres et du degré d’entretien de ces dernières.

Pour les terres, les parties peuvent identifier les cultures en place, les clôtures, les voies d’accès et les installations visibles. Pour chaque bâtiment, elles décrivent séparément couverture, portes, sols, évacuations, raccordements et équipements inclus. Dans la maison, les pièces, les installations et les désordres apparents peuvent être relevés avec des photographies datées. Les parties mentionnent les points qu’elles ne sont pas parvenues à vérifier : un doute sur l’état d’un réseau enterré ne devient pas une certitude parce qu’un formulaire comporte une case préremplie.

La remise des lieux peut être organisée matériellement avec une liste des clés, codes d’accès, documents techniques et relevés de compteurs disponibles. Il est utile de noter l’emplacement des ouvrages et l’identité des interlocuteurs connus pour les équipements partagés. Lorsque certaines vérifications doivent encore être faites, les parties peuvent préciser comment elles comptent recueillir l’information. Le but est de conserver une image fidèle du point de départ, pas d’imputer d’avance chaque incident futur à une personne.

Les obligations de chacun ne se résument pas à une formule indiquant que le preneur prend la ferme en l’état. L’article 1719 du Code civil énonce notamment les obligations du bailleur de délivrer la chose louée, de l’entretenir pour l’usage convenu et d’en assurer la jouissance paisible. L’article 1720 du Code civil traite des réparations nécessaires autres que locatives. Pour apprécier un problème de toiture, de porte ou de réseau, il faut examiner la cause, les textes applicables, le contrat et les constatations de départ.

Si le futur exploitant prévoit d’adapter un bâtiment ou d’installer un équipement, il doit identifier le propriétaire de l’ouvrage, les accords et démarches nécessaires, le financement et le sort envisagé de l’installation. Conserver les plans, devis, échanges et factures par opération permet ensuite de comprendre ce qui a été demandé, accepté et effectivement réalisé. Le fait qu’un aménagement améliore la ferme ne dispense pas de vérifier les conditions de sa réalisation.

L’article L. 411-69 du Code rural prévoit une indemnité à l’expiration du bail pour le preneur qui a apporté des améliorations au fonds par son travail ou ses investissements, et assimile certains travaux aux améliorations dans les conditions qu’il précise. Cela ne signifie pas que toute facture sera automatiquement remboursée à son montant initial. La nature des travaux, les règles propres à leur indemnisation et les preuves disponibles doivent être examinées. Le même article L. 411-69 prévoit que la demande du preneur sortant relative à cette indemnisation se prescrit par douze mois à compter de la fin du bail, à peine de forclusion.

Le suivi du fermage et des échanges protège aussi les deux parties. Un relevé clair indique le montant initial, les éléments du calcul, les actualisations applicables et les règlements reçus. Si le prix fixé à la conclusion paraît anormal, l’article L. 411-13 du Code rural prévoit une action en révision sous les conditions et pendant la période qu’il indique. Comparer une facture avec le loyer annoncé pour une autre ferme ne remplace pas l’examen des catégories de biens et des arrêtés applicables.

En cas d’impayé, le bailleur commence par réunir les échéances, les paiements et les échanges. L’article L. 411-31 du Code rural encadre la demande de résiliation et vise notamment deux défauts de paiement ayant persisté à l’expiration de trois mois après mise en demeure postérieure à l’échéance ; il impose que cette mise en demeure rappelle les termes de la disposition, à peine de nullité. Il mentionne également certains agissements compromettant la bonne exploitation et prévoit des réserves pour la force majeure ou des raisons sérieuses et légitimes. Chaque situation doit être confrontée au texte et aux pièces, sans assimiler un désaccord à une rupture automatique.

Enfin, le droit de continuer à occuper la ferme après le terme prévu ne dépend pas seulement de la date écrite sur le contrat. L’article L. 411-46 reconnaît un droit au renouvellement sous les conditions et exceptions qu’il précise. Pour le propriétaire qui entend s’y opposer, l’article L. 411-47 prévoit un congé par acte extrajudiciaire au moins dix-huit mois avant l’expiration du bail et les mentions requises. Lorsqu’un projet de reprise ou une transmission se présente, il faut identifier l’opération précise, lire les actes et vérifier ses conditions propres plutôt que supposer que tous les éléments de la ferme suivront automatiquement.

Conclusion

Une location de ferme agricole réussie commence par une distinction simple : les terres et bâtiments promis dans le bail ne se confondent pas avec les animaux, les machines, les stocks ou les contrats qu’un exploitant sortant peut proposer par ailleurs. La liste des parcelles, la description de chaque bâtiment et la situation du logement doivent être établies avant que le candidat engage son installation.

Le bail, le calcul du fermage, le contrôle des structures et l’état des lieux se complètent. En conservant les plans, les actes et les preuves des travaux ou des paiements, les parties disposent d’un dossier compréhensible lorsque la ferme évolue ou qu’un désaccord apparaît. Les règles générales donnent un cadre ; leur application dépend des biens, des personnes et des documents de l’opération.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».