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Taxe foncière 2026 à 75 ans, petite retraite ou AAH : ne plus la payer, exonération, seuils et recours à Paris

Votre avis de taxe foncière 2026 vient d’arriver dans votre espace impots.gouv.fr, mis en ligne à partir du 19 septembre 2026, et la somme vous parait insupportable avec une petite retraite. Vous avez plus de 75 ans, vous touchez l’allocation de solidarité aux personnes âgées ou l’allocation aux adultes handicapés, et vous vous demandez si vous devez vraiment payer. La réponse du droit fiscal est souvent non : le code général des impôts exonère totalement de taxe foncière sur les propriétés bâties les redevables âgés de plus de 75 ans dont les revenus restent modestes, ainsi que les titulaires de certains minima sociaux pour leur habitation principale. Encore faut-il remplir chaque condition au 1er janvier de l’année d’imposition, respecter les plafonds de revenus de l’année précédente et, lorsque l’exonération n’a pas été appliquée d’office, la réclamer dans les délais. Cet article expose qui peut ne pas payer la taxe foncière 2026, avec quels seuils de revenus, quelles pièces produire et quels recours exercer, y compris à Paris et en Île-de-France, avant de rappeler les autres leviers de réduction : construction neuve, logement vacant et départ en établissement d’accueil.

I. Qui peut être exonéré de taxe foncière en 2026 : 75 ans, petite retraite, AAH

A. Plus de 75 ans, allocation de solidarité ou invalidité : l’exonération totale de votre habitation

Le premier cas d’exonération totale vise les redevables les plus âgés. L’article 1391 du code général des impôts dispose : « Les redevables âgés de plus de soixante-quinze ans au 1er janvier de l’année de l’imposition sont exonérés de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l’immeuble habité par eux » (article 1391 du code général des impôts). Trois éléments cumulatifs se dégagent de ce texte. Premièrement, l’âge s’apprécie strictement au 1er janvier 2026 pour l’imposition 2026 : une personne qui fête ses 75 ans le 15 janvier 2026 ne remplit pas la condition pour 2026, mais la remplira pour 2027. Deuxièmement, l’exonération porte sur l’immeuble habité par le redevable, c’est-à-dire en pratique sa résidence principale, à l’exclusion des résidences secondaires et des logements donnés en location. Troisièmement, les revenus de l’année précédente ne doivent pas dépasser la limite fixée à l’article 1417, examinée en détail ci-après.

Le deuxième cas d’exonération totale protège les titulaires de minima sociaux liés à l’âge ou à l’invalidité. L’article 1390 du code général des impôts prévoit que « Les titulaires de l’allocation de solidarité aux personnes âgées mentionnée à l’article L. 815-1 du code de la sécurité sociale ou de l’allocation supplémentaire d’invalidité mentionnée à l’article L. 815-24 du même code sont exonérés de la taxe foncière sur les propriétés bâties dont ils sont passibles à raison de leur habitation principale » (article 1390 du code général des impôts). Ici, aucune condition d’âge n’est exigée : c’est la perception de l’allocation de solidarité aux personnes âgées ou de l’allocation supplémentaire d’invalidité qui ouvre le droit, toujours pour l’habitation principale et sous des conditions d’occupation précises. Le texte subordonne en effet le bénéfice de l’exonération à une occupation de l’habitation soit seul ou avec le conjoint, soit avec des personnes à charge au sens de l’impôt sur le revenu, soit avec d’autres titulaires de ces mêmes allocations. Concrètement, un allocataire qui héberge durablement un enfant actif non à charge perd le bénéfice de l’exonération, tandis que la cohabitation avec le conjoint ou avec une personne à charge le préserve.

Ces conditions de cohabitation ont été contestées devant le juge sans succès pour les requérants, ce qui conforte leur solidité. Par une décision du 30 avril 2019, le Conseil d’État a jugé : « La question de la conformité à la Constitution de l’article 1390 du code général des impôts n’est pas renvoyée au Conseil constitutionnel » (Conseil d’État, 3ème chambre, 30 avril 2019, n° 428500), estimant que la question soulevée n’était pas nouvelle et ne présentait pas de caractère sérieux. Pour le contribuable, l’enseignement est clair : les règles d’occupation attachées à l’article 1390 sont stabilisées et l’administration les applique à la lettre. Avant de réclamer, vérifiez donc qui vivait sous votre toit au 1er janvier 2026 et conservez tout justificatif de la composition du foyer : avis d’impôt sur le revenu, attestations de la caisse de retraite, notifications d’allocation.

Les bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés relèvent d’un régime voisin, sous condition de revenus : l’administration admet leur exonération de taxe foncière pour l’habitation principale lorsque le revenu fiscal de référence reste inférieur aux plafonds légaux, ce que la fiche officielle de service-public.fr confirme pour 2026. Si vous percevez l’allocation aux adultes handicapés et que votre avis 2026 ne mentionne aucune exonération, comparez votre revenu fiscal de référence 2025 aux seuils présentés dans la partie suivante avant de payer sans discuter.

Un point mérite une vigilance particulière : l’exonération ne couvre jamais la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, qui reste due même par les contribuables totalement exonérés de taxe foncière sur les propriétés bâties. Lorsque votre avis comporte une ligne d’ordures ménagères, payez-la dans le délai indiqué pour éviter la majoration de 10 %, tout en contestant le principal de la taxe foncière si vous remplissez les conditions d’exonération.

B. Les plafonds de revenus 2026 et la condition d’occupation au 1er janvier

L’exonération des plus de 75 ans n’est pas automatique : elle dépend des revenus de l’année précédente. L’article 1417 du code général des impôts fixe le plafond applicable : les revenus « n’excède pas la somme de 12 793 €, pour la première part de quotient familial, majorée de 3 416 € pour chaque demi-part supplémentaire » (article 1417 du code général des impôts). Pour l’imposition 2026, ce sont donc les revenus de 2025 qui comptent. Un célibataire avec une part fiscale doit rester sous 12 793 euros de revenus, un couple avec deux parts sous 16 209 euros, avec une majoration de 3 416 euros par demi-part supplémentaire. Ces montants sont indexés chaque année comme la limite supérieure de la première tranche du barème de l’impôt sur le revenu, de sorte que les seuils exacts de votre avis peuvent varier légèrement d’une année sur l’autre : vérifiez toujours le chiffre inscrit dans la documentation fiscale de l’année, et non celui d’un article ancien.

Le montant des revenus s’entend du revenu net retenu pour l’établissement de l’impôt sur le revenu de l’année précédente, après application éventuelle des règles de quotient et majoré de diverses charges et revenus exonérés que l’article 1417 énumère longuement. En pratique, le repère le plus simple figure sur votre avis d’impôt sur le revenu : le revenu fiscal de référence. Si ce revenu fiscal de référence 2025 dépasse le plafond, l’exonération totale de l’article 1391 ne s’applique pas, mais tout n’est pas perdu. D’une part, le plafonnement de la taxe foncière en fonction des revenus peut réduire la cotisation des contribuables modestes qui dépassent de peu les seuils. D’autre part, la sortie d’exonération est amortie par la loi elle-même : les contribuables qui ne bénéficient plus de l’exonération restent exonérés pour l’immeuble habité par eux pendant les première et deuxième années qui suivent la dernière année d’exonération, puis bénéficient d’un abattement sur la valeur locative de deux tiers la troisième année et d’un tiers la quatrième année (article 1391 du code général des impôts). Autrement dit, le retour à l’imposition pleine s’étale sur quatre ans. Vérifiez donc si votre avis 2026 ne résulte pas d’une sortie d’exonération mal calculée : l’administration doit appliquer d’abord deux années d’exonération prolongée, puis les abattements dégressifs, avant de rétablir la cotisation entière.

La deuxième condition temporelle tient à la date d’appréciation des faits. L’article 1415 du code général des impôts dispose : « La taxe foncière sur les propriétés bâties, la taxe foncière sur les propriétés non bâties et la taxe d’habitation sur les résidences secondaires sont établies pour l’année entière d’après les faits existants au 1er janvier de l’année de l’imposition » (article 1415 du code général des impôts). Tout se joue donc au 1er janvier 2026 : âge atteint, allocation perçue, occupation effective du logement, revenus 2025. Une vente intervenue en mars 2026 ne réduit pas la cotisation 2026, et un emménagement en février 2026 n’ouvre aucun droit pour 2026. Cette photographie annuelle explique aussi les erreurs les plus fréquentes : changement de situation familiale non pris en compte, décès du conjoint modifiant le quotient familial, départ d’un enfant à charge. Lorsque l’avis 2026 repose sur une situation au 1er janvier qui n’était plus la vôtre à cette date précise, la réclamation contentieuse est le bon instrument, dans le délai rappelé en deuxième partie.

Enfin, anticipez la question du logement quitté pour entrer en établissement d’accueil. Si vous avez rejoint une maison de retraite ou un centre de soins de longue durée en conservant votre ancien logement, l’administration admet l’exonération de ce logement sous conditions de ressources et d’allocations, et la fiche officielle de service-public.fr le confirme pour 2026. Gardez l’attestation d’entrée en établissement, la notification d’allocation et l’avis d’imposition : ces trois pièces forment le socle de la demande.

II. Comment obtenir l’exonération et contester votre avis de taxe foncière 2026

A. Réclamer avant le 31 décembre 2027 : demande, pièces et recours gracieux puis contentieux

Lorsque l’exonération ne figure pas sur l’avis, ne payez pas sans réagir mais ne laissez pas non plus passer les délais. La taxe foncière est un impôt direct local, et les réclamations obéissent à un délai couperet : « les réclamations relatives aux impôts directs locaux et aux taxes annexes doivent être présentées à l’administration des impôts au plus tard le 31 décembre de l’année suivant celle » de la mise en recouvrement du rôle (article R*196-2 du livre des procédures fiscales), c’est-à-dire après « De la mise en recouvrement du rôle, de la notification d’un avis de mise en recouvrement ou de l’émission d’un titre de perception ». Pour l’avis de taxe foncière 2026 mis en recouvrement à l’automne 2026, la réclamation doit donc parvenir à l’administration au plus tard le 31 décembre 2027. Passée cette date, la demande est irrecevable, même si l’exonération était due sur le fond. Agissez dès réception de l’avis : chaque semaine perdue complique la réunion des justificatifs et, si vous demandez un sursis de paiement, conditionne l’arrêt des poursuites.

La démarche commence dans votre espace particulier sur impots.gouv.fr, rubrique messagerie sécurisée, en sélectionnant le service des impôts gestionnaire de votre taxe foncière, ou par courrier recommandé avec accusé de réception adressé au centre des finances publiques indiqué sur l’avis. Joignez systématiquement la copie de l’avis contesté, une pièce d’identité, le justificatif d’âge ou de perception de l’allocation au 1er janvier 2026, l’avis d’impôt sur le revenu 2025 mentionnant le revenu fiscal de référence, la taxe d’habitation ou tout justificatif d’occupation de l’habitation principale, et, le cas échéant, l’attestation d’entrée en établissement d’accueil. Exposez en termes simples le fondement invoqué : exonération des plus de 75 ans prévue à l’article 1391, exonération des titulaires de l’allocation de solidarité aux personnes âgées ou de l’allocation supplémentaire d’invalidité prévue à l’article 1390, sortie progressive d’exonération sur quatre ans, ou erreur sur la situation au 1er janvier. Demandez expressément le dégrèvement de la cotisation indue et, si le paiement est déjà intervenu, la restitution des sommes versées.

Si la réponse de l’administration vous est défavorable ou si elle garde le silence pendant six mois, valant rejet implicite, le recours juridictionnel s’ouvre devant le tribunal administratif du lieu de situation de l’immeuble. Pour un bien situé à Paris, le tribunal administratif de Paris est compétent ; pour la petite et la grande couronne, les tribunaux de Melun, Versailles, Cergy-Pontoise ou Montreuil selon le département, avec appel devant la cour administrative d’appel de Paris. Le recours doit être introduit dans les deux mois de la décision de rejet, par une requête exposant les faits, les pièces et les moyens de droit, avec copie de la réclamation initiale et de la décision contestée. Les litiges de taxe foncière des particuliers se règlent souvent sans audience lourde lorsque le dossier est complet : seuils chiffrés, justificatifs datés, textes visés article par article. À l’inverse, un dossier approximatif, sans revenu fiscal de référence ni preuve d’occupation au 1er janvier, expose au rejet pur et simple.

Parallèlement à la réclamation, organisez le paiement pour éviter les pénalités. La majoration de 10 % s’applique en cas de retard, et la réclamation ne suspend pas automatiquement le recouvrement : sollicitez par écrit le sursis de paiement pour la part contestée, en rappelant que vous contestez le bien-fondé de l’imposition. Si l’exonération est finalement reconnue, les sommes indûment versées sont restituées avec intérêts moratoires. Conservez chaque accusé de réception, chaque message de la messagerie sécurisée et chaque preuve de dépôt : en matière fiscale, la date d’envoi fait foi pour la recevabilité, et un dossier horodaté vaut mieux qu’un long argumentaire tardif.

À Paris et en Île-de-France, deux particularités pratiques méritent l’attention. D’abord, la valeur locative cadastrale des logements parisiens, souvent ancienne et réévaluée par coefficients, produit des cotisations élevées qui rendent l’exonération particulièrement précieuse : vérifiez la base d’imposition ligne par ligne, car une erreur de surface ou de consistance accroît indûment la cotisation même exonérable partiellement. Ensuite, les centres des finances publiques parisiens traitent un volume considérable de réclamations à l’automne : déposez la vôtre par la messagerie sécurisée, qui génère un accusé immédiat, plutôt que par un courrier simple qui peut s’égarer. Si vous êtes suivi par un travailleur social ou une association d’aide aux personnes âgées, faites-vous accompagner pour la constitution du dossier : les erreurs de guichet sur les conditions d’occupation sont fréquentes et se corrigent d’autant mieux que la demande initiale est précise.

B. Maison neuve, logement vacant et plafonnement selon les revenus : les autres leviers de réduction

Au-delà des exonérations liées à l’âge et aux minima sociaux, trois autres mécanismes peuvent réduire ou effacer la taxe foncière 2026, et ils se cumulent parfois avec les précédents dans un même dossier. Le premier concerne les constructions neuves. L’article 1383 du code général des impôts prévoit que « Les constructions nouvelles, reconstructions et additions de construction à usage d’habitation sont exonérées de la taxe foncière sur les propriétés bâties durant les deux années qui suivent celle de leur achèvement » (article 1383 du code général des impôts). Si vous avez fait construire ou achevé une extension d’habitation en 2024, l’exonération couvre en principe 2025 et 2026. Mais attention aux délibérations locales : la commune peut limiter cette exonération à une fraction de la base imposable, et l’établissement public de coopération intercommunale peut la supprimer pour la part qui lui revient. À Paris, où la commune et l’intercommunalité se confondent dans la collectivité à statut particulier, vérifiez la délibération applicable avant d’affirmer que l’exonération est totale. Et surtout, déclarez l’achèvement des travaux dans les 90 jours auprès du service du cadastre : sans déclaration, l’administration peut remettre en cause le point de départ de l’exonération et redresser la cotisation.

Le deuxième levier vise les logements restés vides malgré la volonté du propriétaire de les louer, situation fréquente lorsqu’une personne âgée rejoint un établissement d’accueil et que sa maison ne trouve pas preneur. L’article 1389 du code général des impôts dispose que « Le dégrèvement est subordonné à la triple condition que la vacance ou l’inexploitation soit indépendante de la volonté du contribuable, qu’elle ait une durée de trois mois au moins et qu’elle affecte soit la totalité de l’immeuble, soit une partie susceptible de location ou d’exploitation séparée » (article 1389 du code général des impôts). Concrètement, une maison proposée à la location par mandat d’agence, restée inoccupée plus de trois mois pour des raisons de marché et non par choix du propriétaire, ouvre droit à un dégrèvement calculé mois par mois, du premier jour du mois suivant le début de la vacance jusqu’au dernier jour du mois de sa fin. Rassemblez les preuves d’une recherche active de locataire : mandat de gestion, annonces publiées, attestations d’agence, échanges avec les candidats. Le Conseil d’État contrôle strictement ces conditions : dans un arrêt du 5 juin 2020, il a rappelé que le dégrèvement suppose une maison normalement destinée à la location et une vacance indépendante de la volonté du contribuable (Conseil d’État, 9ème et 10ème chambres réunies, 5 juin 2020, n° 423066). Un logement volontairement conservé vide, sans mise en location démontrable, ne remplit pas la condition et la demande sera rejetée.

Le troisième levier concerne les établissements eux-mêmes : lorsqu’un proche âgé réside en établissement public d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, la taxe foncière de l’établissement obéit à des règles propres qui intéressent aussi les familles, notamment pour comprendre qui supporte la charge dans le prix de journée. Le Conseil d’État a jugé que « Constituent des établissements publics d’assistance au sens des dispositions du douzième alinéa du 1° de l’article 1382 du code général des impôts citées au point 2, les établissements publics d’hébergement pour personnes âgées dépendantes », tout en refusant l’exonération lorsque l’immeuble est productif de revenus privés, avant de décharger finalement l’établissement sur le fondement de l’interprétation administrative dont il pouvait se prévaloir, jugeant l’établissement « fondé à demander à être déchargé de la cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle il a été assujetti au titre de l’année 2015 » (Conseil d’État, 9ème et 10ème chambres réunies, 24 avril 2019, n° 410859). Cette décision illustre une méthode utile à tout réclamant : invoquer non seulement la loi, mais aussi les interprétations formelles de l’administration publiées au Bulletin officiel des finances publiques, dont le contribuable peut se prévaloir sur le fondement de l’article L. 80 A du livre des procédures fiscales lorsque l’administration s’en écarte.

Enfin, lorsque vos revenus dépassent légèrement les plafonds d’exonération, examinez le plafonnement de la taxe foncière en fonction des revenus, qui limite la cotisation des contribuables modestes à une fraction de leurs revenus, ainsi que le dégrèvement spécifique prévu pour les contribuables âgés de 65 à 75 ans dont les revenus restent sous conditions. Ces dispositifs de filet exigent la même rigueur probatoire : revenu fiscal de référence de l’année précédente, composition du foyer, occupation au 1er janvier. Présentez-les dans votre réclamation à titre subsidiaire, après l’exonération totale : si le service rejette l’exonération, il devra se prononcer sur le plafonnement, et son silence sur ce point ouvrira à son tour un moyen devant le tribunal administratif.

Conclusion

Recevoir un avis de taxe foncière 2026 élevé à 75 ans passés, avec une petite retraite ou une allocation, n’est pas une fatalité : les articles 1390 et 1391 du code général des impôts organisent des exonérations totales dont les conditions, d’âge, de revenus plafonnés à 12 793 euros pour une part et d’occupation au 1er janvier, sont exigeantes mais parfaitement vérifiables. Le calendrier impose la diligence : avis mis en ligne dès le 19 septembre 2026, réclamation au plus tard le 31 décembre 2027, recours juridictionnel dans les deux mois d’un rejet. Constituez dès maintenant le dossier complet, avis contesté, pièce d’identité, justificatif d’âge ou d’allocation, avis d’impôt sur le revenu 2025 et preuves d’occupation, puis réclamez par la messagerie sécurisée en visant chaque texte article par article. Les leviers complémentaires, construction neuve exonérée deux ans, dégrèvement pour vacance subie de plus de trois mois, interprétations administratives opposables, prolongent utilement la demande à titre principal ou subsidiaire. À Paris et en Île-de-France, où les cotisations sont parmi les plus lourdes de France, chaque mois de retard coûte une majoration évitable : faites vérifier votre avis sans attendre et transformez une imposition subie en droit reconnu.

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Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».