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Dégât des eaux à Paris : qui doit payer les réparations et comment être indemnisé en 2026

Une tache brune s’étend au plafond de votre chambre après les orages de septembre, la peinture cloque dans le salon et une odeur de moisi s’installe. À Paris, les dégâts des eaux arrivent en tête des sinistres déclarés en copropriété, et la rentrée 2026 ne fait pas exception : canalisations vieillissantes dans les immeubles haussmanniens, toitures-terrasses mises à l’épreuve par les épisodes pluvieux, colonnes montantes d’un autre âge. La question qui se pose aussitôt est double : qui doit payer les réparations, et comment obtenir une indemnisation complète sans attendre des mois. Deux arrêts rendus par la Cour de cassation en 2026 viennent de clarifier les règles du jeu : le 15 janvier 2026, la troisième chambre civile a rappelé que le syndicat des copropriétaires répond de plein droit des dégâts dont l’origine se trouve dans les parties communes ; le 12 mars 2026, la deuxième chambre civile a précisé dans quelles conditions l’assureur peut refuser sa garantie en invoquant la disparition de l’aléa. Ce point d’actualité éclaire concrètement votre dossier : identifier l’origine de la fuite, choisir le bon responsable, réunir les preuves, déclarer le sinistre dans les délais et, si rien ne bouge, saisir le juge parisien avec une expertise à l’appui. Voici la méthode complète, fondée sur les textes en vigueur vérifiés le 22 septembre 2026.

I. Dégât des eaux : qui est responsable et qui doit payer les réparations

Avant de réclamer le moindre euro, il faut répondre à une question préalable dont tout dépend : d’où vient l’eau. Selon que la fuite prend sa source dans les parties communes ou dans un lot privatif, le responsable change, le fondement juridique change et la stratégie de recouvrement change. Cette distinction entre parties communes et parties privatives figure dans le règlement de copropriété de votre immeuble : relisez-le dès le premier jour, car il décrit les canalisations, colonnes, toitures et réseaux qui appartiennent à la collectivité.

A. Fuite venant des parties communes : le syndicat des copropriétaires répond de plein droit

Lorsque l’eau s’échappe d’une colonne montante, d’une canalisation collective, d’une toiture, d’une terrasse à jouissance commune ou d’un réseau d’évacuation collectif, la règle est posée par l’article 14 de la loi du 10 juillet 1965 sur la copropriété : « Le syndicat est responsable des dommages causés aux copropriétaires ou aux tiers ayant leur origine dans les parties communes, sans préjudice de toutes actions récursoires. » Retenez chaque mot de cette phrase : la responsabilité du syndicat est engagée dès lors que le dommage trouve son origine dans les parties communes, sans que la victime ait à démontrer une faute du syndic ou une négligence dans l’entretien. C’est ce que les juristes appellent une responsabilité de plein droit, et l’arrêt rendu par la troisième chambre civile le 15 janvier 2026 (pourvoi n° 24-11.742) vient de lui donner un éclat tout récent.

Dans cette affaire, une société civile immobilière propriétaire d’un lot avait subi au printemps 2022 des dégâts des eaux répétés provenant d’une colonne montante située dans les parties communes. Le tribunal avait rejeté ses demandes en retenant que le syndicat avait fait son possible, qu’il n’avait commis ni retard fautif ni négligence, et que l’acquéreur connaissait l’état vétuste de l’immeuble au jour de l’achat. La Cour de cassation casse ce raisonnement dans cet arrêt du 15 janvier 2026 : « le syndicat des copropriétaires ne peut s’exonérer de sa responsabilité de plein droit qu’en rapportant la preuve d’une force majeure ou d’une faute de la victime ou d’un tiers ayant causé l’entier dommage. » Ni les efforts déployés après le sinistre, ni la connaissance préalable de l’état de l’immeuble, ni la longueur habituelle des procédures de traitement des fuites ne permettent au syndicat d’échapper à sa condamnation. Seules trois portes de sortie existent : la force majeure, la faute de la victime ou la faute d’un tiers, à condition que cette faute ait causé l’entier dommage. Une négligence partielle ou une imprudence accessoire de votre part ne suffit pas à priver votre réclamation de fondement.

Concrètement, si l’expert ou le plombier établit que l’eau provient de la colonne commune, de la toiture ou du réseau collectif, adressez votre réclamation au syndic, qui représente le syndicat des copropriétaires. Exigez la réparation de la cause (remplacement du tronçon défectueux, réfection d’étanchéité) et l’indemnisation de vos préjudices : peintures et revêtements à refaire, mobilier endommagé, frais de relogement pendant les travaux, perte de loyers si le logement devient inhabitable. La formule « sans préjudice de toutes actions récursoires » signifie que le syndicat, une fois qu’il vous a indemnisé, pourra se retourner contre le véritable fautif, par exemple l’entreprise chargée de l’entretien qui a mal travaillé. Ce recours entre professionnels ne vous concerne pas : vous n’avez pas à attendre son issue pour être payé.

Un autre fondement, l’article 1244 du Code civil sur la ruine du bâtiment par défaut d’entretien, peut se combiner avec le précédent lorsque le bâtiment lui-même est en cause : « Le propriétaire d’un bâtiment est responsable du dommage causé par sa ruine, lorsqu’elle est arrivée par une suite du défaut d’entretien ou par le vice de sa construction. » Ce texte vise l’effondrement ou la dégradation grave liée au défaut d’entretien, par exemple une toiture dont l’étanchéité n’a jamais été refaite malgré les votes en assemblée générale. Dans un immeuble en copropriété, c’est le syndicat qui assume cette qualité pour les parties communes. Conservez les procès-verbaux d’assemblée générale : s’ils montrent que des travaux d’étanchéité ou de réfection des colonnes ont été votés puis abandonnés, ils établissent l’antériorité du problème et ferment la discussion sur l’origine du dommage.

B. Fuite venant du logement voisin ou d’un équipement privatif : la faute et la garde du voisin

Quand l’eau descend du plafond parce que le voisin du dessus a laissé déborder sa baignoire, parce que son lave-linge a fui ou parce que ses joints de carrelage sont hors d’usage, le responsable est ce voisin, sur le fondement de la responsabilité pour faute de l’article 1240 du Code civil : « Tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer. » Le défaut d’entretien d’une salle de bains, le bricolage hasardeux sur une évacuation, l’absence de robinet d’arrêt fonctionnel constituent des fautes simples dont la preuve se fait par tous moyens : photographies, constat, rapport du plombier, témoignages. Vous n’avez pas à démontrer une intention de nuire, seulement un comportement anormal à l’origine de votre préjudice.

Le droit va plus loin encore avec la responsabilité du fait des choses que l’on a sous sa garde : « On est responsable non seulement du dommage que l’on cause par son propre fait, mais encore de celui qui est causé par le fait des personnes dont on doit répondre, ou des choses que l’on a sous sa garde. » Le voisin est gardien de ses installations sanitaires, de son ballon d’eau chaude, de sa machine à laver et de ses canalisations privatives. Si son ballon éclate en pleine nuit alors qu’il dormait, l’absence de faute de sa part au moment précis du sinistre ne l’exonère pas : en tant que gardien de l’appareil, il répond du dommage, sauf à prouver un cas de force majeure ou la faute exclusive d’un tiers, par exemple un vice caché de fabrication imputable au fabricant. Cette distinction compte dans la pratique parisienne : beaucoup de victimes renoncent parce que le voisin « n’y est pour rien ». Juridiquement, sa qualité de gardien suffit à fonder votre action, et son assurance habitation prendra le relais.

Reste la question qui empoisonne la plupart des dossiers : qui paie la recherche de fuite. Tant que l’origine reste incertaine, chacun renvoie la facture à l’autre, et les semaines passent pendant que l’humidité progresse. La règle pratique est simple : celui dont la responsabilité sera finalement retenue supporte en définitive le coût des investigations, mais dans l’immédiat, c’est souvent votre propre assurance qui avance les frais de recherche de fuite prévue par votre contrat multirisque habitation. Faites établir un devis, conservez la facture et intégrez-la à votre réclamation : le juge la mettra à la charge du responsable désigné par l’expertise. Si le syndic refuse d’organiser la recherche alors que des indices sérieux pointent vers les parties communes, mettez-le en demeure par écrit et saisissez votre assureur : l’inertie documentée du syndicat jouera en votre faveur devant le tribunal, comme l’a montré l’arrêt du 15 janvier 2026 qui refuse de faire de la bonne volonté affichée une cause d’exonération.

Lorsque vous êtes locataire, prévenez immédiatement votre bailleur en plus de votre assureur : les réparations structurelles et la remise en état des murs, sols et plafonds lui incombent, tandis que l’entretien courant reste à votre charge. Si votre mobilier et vos effets personnels sont détruits, c’est votre assurance habitation qui les couvre, puis elle exercera un recours contre le responsable. Ne signez aucun protocole d’accord sous la pression du voisin ou du gardien sans l’avoir relu à tête reposée : une transaction hâtive qui sous-évalue vos préjudices vous liera et compliquera toute action ultérieure.

II. Dégât des eaux à Paris : les démarches pour être indemnisé et faire réparer

Connaître le responsable ne suffit pas : encore faut-il prouver le dommage, déclarer le sinistre dans les délais, contraindre les assureurs à payer et, si nécessaire, obtenir du juge une expertise puis une condamnation. À Paris, où les cabinets d’expertise sont saturés à l’automne et où les syndics gèrent parfois plusieurs centaines de lots, un dossier bien construit dès la première semaine fait toute la différence entre une indemnisation en trois mois et un contentieux de deux ans. Voici la chronologie à suivre, pièce par pièce.

A. Prouver le sinistre et déclarer : constat, photographies, assurance et mise en demeure

Le premier réflexe est matériel : limitez les dégâts. Coupez l’arrivée d’eau si la fuite vient de chez vous, protégez vos meubles, aérez pour éviter la prolifération des moisissures. Prévenez le voisin concerné et le gardien ou le syndic le jour même, par téléphone puis par écrit. La deuxième étape est probatoire, et elle conditionne tout le reste, selon l’article 1353 du Code civil sur la charge de la preuve : « Celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver. Réciproquement, celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l’extinction de son obligation. » Autrement dit, c’est à vous d’établir l’existence du dommage, son origine et son montant. Photographiez et filmez chaque pièce touchée, les auréoles, les cloques de peinture, les plinthes gondolées, les appareils hors service, en cadrant large puis en détail, avec la date visible. Conservez les factures d’achat du mobilier endommagé, les devis de remise en peinture, les attestations de vos voisins qui ont vu l’écoulement.

Faites ensuite établir un constat par un commissaire de justice, nouveau nom de l’huissier depuis la réforme des professions. Ce procès-verbal daté et circonstancié décrit l’état des lieux, l’humidité relevée, parfois avec un appareil de mesure, et fige la preuve avant que les lieux ne soient modifiés par les réparations. Son coût, quelques centaines d’euros à Paris, est récupérable : intégrez-le à votre préjudice et demandez sa prise en charge par le responsable ou son assureur. En parallèle, remplissez avec le voisin ou le syndic le constat amiable de dégât des eaux : ce document standard, disponible auprès de votre assureur, décrit les circonstances et les dommages apparents de chaque partie. Signez-le avec des réserves manuscrites si vous contestez la version proposée, et ne cochez jamais une case dont vous ne comprenez pas la portée. Si le voisin refuse de signer ou reste introuvable, ce refus ne bloque rien : adressez votre déclaration unilatéralement et faites constater son absence de collaboration.

Déclarez le sinistre à votre assureur multirisque habitation dans les jours qui suivent, et au plus tard dans le délai fixé par votre contrat, généralement cinq jours ouvrés. Le Code des assurances fait de cette déclaration rapide une obligation de l’assuré, et un retard injustifié peut entraîner une réduction de l’indemnité si l’assureur prouve qu’il lui a causé un préjudice. Envoyez votre déclaration en recommandé avec accusé de réception ou via l’espace client horodaté, en joignant les photographies, le constat amiable et la liste chiffrée des biens endommagés. Si vous êtes copropriétaire occupant ou bailleur, le syndic déclare de son côté le sinistre à l’assurance de l’immeuble pour les parties communes. Vérifiez par écrit que cette déclaration a bien été faite : les oublis de transmission entre syndic et assureur de l’immeuble sont une cause fréquente de blocage, et la preuve écrite de votre relance datée vous protégera.

Dès que l’origine semble établie, adressez une mise en demeure au responsable identifié : lettre recommandée décrivant le sinistre, rappelant les textes applicables, chiffrant vos demandes et fixant un délai raisonnable, généralement quinze jours, pour faire cesser la cause et proposer une indemnisation. Cette lettre n’est pas une simple formalité : elle fait courir les intérêts moratoires, elle interrompt la prescription et elle démontre au juge que vous avez tenté une résolution amiable avant de l’assigner. Si le destinataire est le syndicat des copropriétaires, écrivez au syndic en sa qualité de représentant du syndicat et demandez l’inscription du sinistre à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale lorsque des travaux sur les parties communes s’imposent. Conservez copie de chaque envoi et de chaque réponse : le dossier qui arrive devant le tribunal avec un échange écrit complet et daté part avec une longueur d’avance.

B. Assurance, expertise et tribunal à Paris : obtenir réparation quand le dossier se bloque

Une fois le sinistre déclaré, deux circuits d’indemnisation coexistent : votre assureur, qui indemnise vos propres dommages selon votre contrat, et l’assureur du responsable, qui couvre la responsabilité civile de son client. Entre assureurs, les compagnies appliquent des conventions internes de règlement qui accélèrent les petits dossiers, mais ces arrangements ne vous sont pas opposables : si l’offre proposée sous-évalue vos préjudices, refusez-la par écrit et chiffrez vos demandes au réel, devis à l’appui. Lisez attentivement les exclusions de votre police avant d’accepter un refus de garantie. L’assureur n’est tenu que dans les limites du contrat, et l’article L113-1 du Code des assurances n’autorise que les exclusions de garantie formelles et limitées : « Les pertes et les dommages occasionnés par des cas fortuits ou causés par la faute de l’assuré sont à la charge de l’assureur, sauf exclusion formelle et limitée contenue dans la police. Toutefois, l’assureur ne répond pas des pertes et dommages provenant d’une faute intentionnelle ou dolosive de l’assuré. »

C’est sur ce terrain que l’arrêt de la deuxième chambre civile du 12 mars 2026 (pourvois n° 24-14.340 et 24-18.720) apporte une clarification majeure pour les copropriétés. Un syndicat réclamait à son assureur la prise en charge de dégâts des eaux répétés ; l’assureur opposait une clause excluant les dommages dont le fait générateur n’a pas de caractère aléatoire pour l’assuré, en soutenant que le syndicat connaissait le défaut d’entretien à l’origine des fuites. La Cour approuve les juges du fond : « le contrat d’assurance peut stipuler une clause d’exclusion de garantie portant sur la disparition de l’aléa en cours de contrat, sans qu’il soit requis que le comportement de l’assuré conventionnellement exclu constitue une faute intentionnelle ou dolosive, la seule exigence imposée par ce texte étant qu’elle soit formelle et limitée. » En langage courant : quand le sinistre était inéluctable parce que l’immeuble n’était plus entretenu, l’assureur peut refuser de payer si la clause est claire et circonscrite. La leçon pour les copropriétaires parisiens est double. D’un côté, si vous êtes victime, ne laissez pas le syndic vous opposer son propre conflit avec son assureur : la responsabilité de plein droit du syndicat subsiste indépendamment de sa couverture. De l’autre, si vous siégez au conseil syndical, faites voter les travaux d’entretien sans attendre : une copropriété qui laisse une colonne fuir pendant des années risque de découvrir, au pire moment, que sa police ne répond plus.

Quand les responsabilités restent contestées ou que les offres stagnent, l’expertise judiciaire tranche. Vous pouvez saisir le juge des référés du tribunal judiciaire de Paris pour faire ordonner une expertise indépendante avant tout procès : « S’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, les mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, sur requête ou en référé. » Cette procédure rapide, introduite par assignation en référé, permet d’obtenir en quelques semaines une ordonnance qui nomme l’expert, définit sa mission (déterminer l’origine de la fuite, décrire les désordres, chiffrer les reprises nécessaires, dire qui doit payer) et met provisoirement les frais à la charge d’une partie. L’expert convoque tout le monde sur place, recueille les dires de chacun et dépose un rapport qui, en pratique, détermine l’issue du litige : la plupart des affaires se transigent sur la base de ses conclusions. Préparez cette réunion avec soin, assistez-y personnellement ou faites-vous assister par votre avocat, et communiquez à l’expert l’intégralité de vos pièces, devis et constats.

Si la conciliation échoue, l’action au fond s’engage devant le tribunal judiciaire de Paris pour les litiges de copropriété, quel que soit le montant lorsque le syndicat est en cause, ou devant le juge des contentieux de la protection pour les petits litiges entre particuliers. Vos demandes comprendront la suppression de la cause (travaux sous astreinte), la réparation intégrale de vos préjudices matériels, le remboursement des frais engagés (constat, recherche de fuite, relogement), et le cas échéant l’indemnisation du trouble de jouissance subi pendant les mois d’humidité et de travaux. Surveillez le calendrier : l’action en indemnisation d’un dégât des eaux se prescrit par cinq ans. « Les actions personnelles ou mobilières se prescrivent par cinq ans à compter du jour où le titulaire d’un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l’exercer. » Cinq ans semblent longs, mais en matière d’infiltrations lentes, le point de départ se discute et les assureurs ne manquent jamais de soulever la prescription : déclarez tôt, mettez en demeure par écrit et, si le dialogue s’enlise, consultez avant que le délai ne se referme. À Paris, prévoyez aussi les contraintes pratiques : accès à l’appartement du voisin pour l’expert, coordination avec le syndic pour couper l’eau collective, devis d’artisans parisiens à faire établir rapidement, assemblée générale à convoquer en urgence si des travaux sur les parties communes s’imposent. Un dossier qui intègre ces réalités locales aboutit plus vite qu’une réclamation abstraite.

Conclusion

Le dégât des eaux n’est pas une fatalité administrative : c’est un litige dont l’issue dépend de la rapidité et de la rigueur de vos premières démarches. Identifiez l’origine de la fuite, car elle désigne le responsable : le syndicat répond de plein droit quand l’eau vient des parties communes, comme la Cour de cassation l’a confirmé le 15 janvier 2026, et le voisin répond de sa faute ou en tant que gardien de ses installations quand l’eau vient de son logement. Vérifiez la couverture d’assurance des deux côtés, sans oublier que l’assureur peut opposer une exclusion d’aléa claire et limitée, comme la Cour l’a jugé le 12 mars 2026. Prouvez par écrit, déclarez dans les délais, mettez en demeure, puis faites désigner un expert en référé si le blocage persiste. À Paris et en Île-de-France, où les immeubles anciens multiplient les sinistres à chaque épisode pluvieux, les victimes qui documentent et qui agissent vite obtiennent réparation ; celles qui attendent que le syndic ou le voisin bougent s’exposent aux moisissures, aux devis qui gonflent et à la prescription. Agissez dès la première tache.

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Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».