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Charges de gardiennage sur votre décompte de septembre 2026 : les 40 % récupérables et comment contester le reste à Paris

Vous venez de recevoir le décompte annuel de régularisation des charges de votre location et une ligne vous choque : plusieurs centaines d’euros intitulés « gardiennage », « concierge » ou « gardien et entretien ». À Paris et en petite couronne, où les immeubles anciens emploient encore un gardien logé, cette ligne représente souvent le premier poste du décompte, devant le chauffage et l’eau. Pourtant, le bailleur n’a pas le droit de vous faire payer l’intégralité du salaire du gardien. La règle, fixée par le décret du 26 août 1987 et précisée par la Cour de cassation, limite la part récupérable sur le locataire à 40 % de la rémunération lorsque le gardien accomplit seul l’une des deux tâches qui justifient cette récupération, et elle fait tomber la ligne entière quand le gardien n’accomplit seul aucune de ces tâches. Cet article vous explique comment lire la ligne gardiennage de votre décompte de septembre 2026, quelles pièces exiger du bailleur, dans quels délais agir et comment obtenir le remboursement du trop-perçu, avec les réflexes propres aux locations parisiennes et franciliennes.

I. La part du gardien dans vos charges : ce que le bailleur peut récupérer quand vous recevez le décompte

A. Les deux tâches du gardien et la règle des 40 % récupérables sur le locataire

Le point de départ est l’article 23 de la loi du 6 juillet 1989 : « Les charges récupérables, sommes accessoires au loyer principal, sont exigibles sur justification » en contrepartie des services liés à l’usage du logement, de l’entretien courant et des menues réparations des parties communes, ainsi que des impositions correspondant à des services dont le locataire profite directement Le même article ajoute que « La liste de ces charges est fixée par décret en Conseil d’Etat. », et ce décret est le décret n° 87-713 du 26 août 1987, dont l’annexe fixe la liste limitative des charges récupérables. Tout ce qui ne figure pas sur cette liste ne peut pas être mis à votre charge, même si le bail contient une clause contraire.

Pour le gardien, le concierge et l’employé d’immeuble, le décret retient deux tâches : l’entretien des parties communes et l’élimination des rejets, c’est-à-dire concrètement le nettoyage des communs d’un côté et la sortie et la gestion des ordures ménagères de l’autre. La Cour de cassation a fixé la portée exacte de cette règle dans un arrêt du 8 mars 2018 rendu contre un office public de l’habitat : « les dépenses correspondant à la rémunération du gardien ou du concierge sont exigibles au titre des charges récupérables à concurrence de 40 % de leur montant lorsqu’il assure seul l’élimination des déchets ou l’entretien des parties communes » (Civ. 3e, 8 mars 2018, n° 17-11.985). Autrement dit, quand le gardien accomplit seul l’une de ces deux tâches, le bailleur peut récupérer 40 % de sa rémunération sur les locataires, et le solde, soit 60 %, reste définitivement à sa charge. Quand le gardien n’accomplit seul aucune des deux tâches, par exemple parce qu’une société de nettoyage fait tout l’entretien et que la collecte des ordures est entièrement assurée par d’autres moyens, aucune part de son salaire n’est récupérable.

Concrètement, face à votre décompte de septembre 2026, commencez par rapporter la ligne gardiennage au total des charges de personnel de l’immeuble. Si le décompte impute 100 % du salaire du gardien aux locataires, ou un pourcentage supérieur à 40 % sans justification, la ligne est excessive par construction. Demandez au bailleur le montant total annuel de la rémunération du gardien, charges sociales comprises, et vérifiez le calcul : la somme récupérée sur l’ensemble des locataires ne peut pas dépasser 40 % de ce total. Les bailleurs sociaux comme les bailleurs privés parisiens appliquent parfois d’anciens usages ou des forfaits qui dépassent ce plafond, et c’est le premier gisement de trop-perçu. Notez aussi que les avantages en nature, comme la mise à disposition d’une loge, suivent le même sort que la rémunération : ils entrent dans l’assiette des 40 % et ne peuvent pas être facturés en plus.

La seconde vérification porte sur la réalité des tâches. Le gardien logé qui ouvre la porte le matin, distribue le courrier, nettoie l’escalier et descend les poubelles accomplit bien, en général, les deux missions. Mais dans beaucoup de résidences parisiennes, l’entretien des parties communes intérieures a été confié à un prestataire extérieur qui passe deux fois par semaine, tandis que le gardien ne conserve que la sortie des conteneurs, ou l’inverse. Cette organisation n’interdit pas toute récupération, comme on le verra, mais elle impose de vérifier quelle tâche le gardien accomplit réellement seul, car c’est cette réalité, et non l’intitulé du contrat de travail, qui commande le caractère récupérable de la dépense. Si le bailleur est une personne morale ou si l’immeuble est en copropriété, l’article 23 de la loi du 6 juillet 1989 exige en outre que les demandes de provisions soient justifiées par le budget prévisionnel, ce qui vous donne un second document à réclamer pour comparer le prévu et le réalisé.

B. Prestataire extérieur et partage d’activité : quand la ligne gardiennage doit tomber du décompte

L’erreur la plus fréquente des bailleurs consiste à croire que, dès lors qu’un prestataire extérieur intervient dans l’immeuble, le salaire du gardien cesse d’être récupérable, ou au contraire que la présence d’un gardien suffit à tout facturer. La Cour de cassation a tranché entre ces deux lectures dans le même arrêt du 8 mars 2018 : le tribunal avait validé le remboursement aux locataires au motif que, pour que les salaires des gardiens soient récupérables, « les deux tâches d’entretien des parties communes et d’élimination des rejets doivent être effectuées de manière cumulative et à l’exclusion de tout partage permanent de leurs activités avec un tiers », et qu’en l’espèce le bailleur faisait appel à un prestataire extérieur pour l’entretien des parties communes intérieures. La Cour de cassation casse ce raisonnement : « alors que les dépenses correspondant à la rémunération du gardien ou du concierge sont exigibles au titre des charges récupérables à concurrence de 40 % de leur montant lorsqu’il assure seul l’élimination des déchets ou l’entretien des parties communes, le tribunal, qui n’a pas recherché si le gardien ou concierge n’avait pas effectué seul une de ces deux tâches, a violé le texte susvisé » (Civ. 3e, 8 mars 2018, n° 17-11.985). La règle pratique est donc la suivante : même si une entreprise de nettoyage entretient les escaliers, la part de 40 % reste récupérable dès lors que le gardien sort seul les poubelles et gère seul les ordures ; et symétriquement, même si la collecte est automatisée, la part reste récupérable s’il nettoie seul les communs.

En revanche, la ligne doit disparaître entièrement quand le gardien ne fait seul ni l’un ni l’autre. C’est le cas quand l’entretien est intégralement sous-traité et que l’élimination des rejets est assurée par un autre salarié ou un autre prestataire, le gardien ne conservant que des fonctions d’accueil, de surveillance ou de gestion administrative. Ces fonctions, pour utiles qu’elles soient, n’ouvrent droit à aucune récupération sur le locataire. Pour le vérifier, réclamez la fiche de poste du gardien, le contrat conclu avec la société de nettoyage et, le cas échéant, l’attestation du syndic détaillant qui fait quoi. Un bailleur qui refuse de produire ces pièces alors qu’il vous réclame plusieurs centaines d’euros se place déjà en difficulté, car les charges ne sont exigibles que sur justification, comme le rappelle l’article 23 de la loi du 6 juillet 1989.

Attention également aux décomptes qui mélangent le salaire du gardien avec d’autres dépenses de personnel non récupérables : heures de surveillance, tâches de gestion locative, menues réparations dans les parties privatives, travaux d’amélioration. Seules les dépenses correspondant aux deux tâches légales entrent dans l’assiette des 40 %, et le bailleur doit pouvoir isoler, ligne par ligne, ce qui relève de l’entretien des communs et de l’élimination des rejets. Un décompte global intitulé « personnel » ou « gardiennage et divers » sans détail par nature de charges ne satisfait pas à l’obligation légale, puisque l’article 23 de la loi du 6 juillet 1989 impose au bailleur de communiquer « le décompte par nature de charges ainsi que, dans les immeubles collectifs, le mode de répartition entre les locataires ». Un décompte qui ne ventile rien est déjà, à lui seul, un motif de contestation.

Enfin, gardez en tête que la provision mensuelle que vous versez avec votre loyer n’est qu’une avance : « Les charges locatives peuvent donner lieu au versement de provisions et doivent, en ce cas, faire l’objet d’une régularisation annuelle », toujours selon l’article 23 de la loi du 6 juillet 1989. Si votre bail indexe par ailleurs votre loyer sur l’indice de référence des loyers, vérifiez ce calcul séparément, car une provision de charges surévaluée et une révision de loyer mal appliquée se cumulent souvent sur les mêmes quittances de la rentrée : notre analyse de la révision annuelle du loyer à Paris détaille ce second contrôle (augmentation de loyer et indice de référence à Paris en septembre 2026). Les deux vérifications ensemble déterminent si le solde qu’on vous réclame est réel ou gonflé.

II. Contester la ligne gardiennage et récupérer le trop-perçu : délais, preuves et juge

A. Décompte reçu un mois avant, justificatifs six mois et prescription de trois ans

La procédure de régularisation est strictement encadrée dans le temps, et chaque étape manquée par le bailleur joue en votre faveur. D’abord, « Un mois avant cette régularisation, le bailleur en communique au locataire le décompte par nature de charges ainsi que, dans les immeubles collectifs, le mode de répartition entre les locataires et, le cas échéant, une note d’information sur les modalités de calcul des charges de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire collectifs et sur la consommation individuelle de chaleur et d’eau chaude sanitaire du logement, dont le contenu est défini par décret en Conseil d’Etat. » (article 23 de la loi du 6 juillet 1989). Un décompte glissé dans votre boîte aux lettres en même temps que l’appel du solde ne respecte pas ce délai. Ensuite, « Durant six mois à compter de l’envoi de ce décompte, les pièces justificatives sont tenues, dans des conditions normales, à la disposition des locataires. ». Vous disposez donc de six mois pour examiner les factures, les contrats de travail, les bulletins de salaire du gardien et les contrats de nettoyage, et le bailleur ne peut pas vous opposer que ces documents seraient confidentiels : la loi organise précisément cette transparence.

Devant le juge, l’exigence de justification est encore plus stricte. Dans un arrêt du 21 décembre 2017, la Cour de cassation a censuré une cour d’appel qui avait rejeté la demande de restitution des provisions d’une locataire et l’avait condamnée à payer 205,21 euros de régularisation sur la seule foi d’un document de répartition établi par le syndic et d’un avis d’imposition : la cour d’appel est censurée parce qu’elle a statué « sans constater que les bailleurs avaient tenu à la disposition de Mme X…, fût-ce devant elle, les pièces justificatives des charges locatives pour l’année 2014 que celle-ci réclamait », et qu’elle « n’a pas donné de base légale à sa décision » (Civ. 3e, 21 décembre 2017, n° 16-25.686). Retenez ce point : un tableau du syndic ne prouve rien à lui seul, et le bailleur qui ne met pas les factures et les bulletins à votre disposition, fût-ce devant le juge, perd son procès en paiement.

Le délai pour agir en remboursement est de trois ans, mais son point de départ vous est favorable. L’article 7-1 de la loi du 6 juillet 1989 dispose que « Toutes actions dérivant d’un contrat de bail sont prescrites par trois ans à compter du jour où le titulaire d’un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d’exercer ce droit. ». Pour les charges, la Cour de cassation précise que ce jour est celui de la régularisation : « l’action en répétition des charges indûment perçues par le bailleur se prescrit par trois ans à compter du jour où le titulaire du droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l’exercer » et « ce jour est celui de la régularisation des charges, qui seule permet au preneur de déterminer l’existence d’un indu, et non celui du versement de la provision » (Civ. 3e, 8 mars 2018, n° 17-11.985). Autrement dit, le délai de trois ans pour récupérer le trop-perçu de gardiennage court à partir du décompte que vous venez de recevoir en septembre 2026, et non à partir des provisions versées mois par mois les années précédentes. À titre de comparaison, le droit commun de l’article 2224 du code civil prévoit que « Les actions personnelles ou mobilières se prescrivent par cinq ans à compter du jour où le titulaire d’un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l’exercer. », mais les litiges de baux d’habitation relèvent du délai spécial de trois ans, plus court, qu’il faut donc surveiller de près.

Symétriquement, le bailleur qui réclame tardivement un arriéré de charges est lui aussi enfermé dans la prescription. La Cour de cassation juge en effet que « si la régularisation des charges locatives peut intervenir jusqu’à l’audience devant le juge, leur paiement ne peut être obtenu que dans les limites de la prescription » (Civ. 3e, 28 juin 2018, n° 17-18.473). Un bailleur qui vous présente en septembre 2026 une régularisation portant sur 2021 ou 2022 sans avoir agi depuis ne peut plus en obtenir le paiement si le délai de trois ans est expiré. Et si la régularisation intervient avec plus d’un an de retard, la loi vous protège encore : « Lorsque la régularisation des charges n’a pas été effectuée avant le terme de l’année civile suivant l’année de leur exigibilité, le paiement par le locataire est effectué par douzième, s’il en fait la demande. » (article 23 de la loi du 6 juillet 1989). Vous pouvez donc exiger d’étaler sur douze mois un rappel tardif, ce qui change beaucoup de choses quand le solde réclamé atteint plusieurs milliers d’euros.

B. Mise en demeure, juge compétent et réflexes parisiens pour faire payer le bailleur en Île-de-France

Une fois l’anomalie repérée, agissez par écrit et dans l’ordre. Première étape : adressez au bailleur ou à l’agence une lettre recommandée demandant le décompte détaillé par nature de charges, le mode de répartition, le montant total de la rémunération du gardien, sa fiche de poste, le contrat du prestataire de nettoyage et l’ensemble des pièces justificatives, en rappelant que ces pièces doivent rester à votre disposition pendant six mois. Joignez votre propre calcul : 40 % du salaire total rapporté à votre quote-part, comparé à ce qui vous a été facturé, année par année sur les trois dernières régularisations. Beaucoup de litiges se règlent à ce stade, car le bailleur sait que le juge appliquera la règle des 40 % et sanctionnera l’absence de justificatifs. Si le bailleur reste silencieux ou refuse, envoyez une mise en demeure chiffrée réclamant le remboursement du trop-perçu et, le cas échéant, la suspension du paiement du solde contesté, en conservant soigneusement les preuves d’envoi.

Deuxième étape si le désaccord persiste : la commission départementale de conciliation. À Paris, la commission départementale de conciliation, compétente pour « Les litiges relatifs à l’état des lieux, au dépôt de garantie, aux charges locatives et aux réparations », est saisie gratuitement par lettre, et son avis, même non contraignant, pèse lourd dans la suite du litige : un bailleur qui refuse une conciliation raisonnable s’expose à une condamnation aux dépens et à des dommages-intérêts. Joignez à votre saisine le bail, les trois derniers décomptes, vos courriers et votre calcul des 40 %. Parallèlement, rapprochez-vous de l’agence départementale d’information sur le logement de Paris, qui reçoit gratuitement les locataires et les aide à chiffrer leur réclamation. Ces démarches préalables montrent au juge que vous avez agi de bonne foi et elles interrompent utilement les manœuvres dilatoires.

Troisième étape : le juge. Pour un litige de charges de location d’habitation à Paris, le tribunal judiciaire de Paris est compétent, et le dossier relève du juge des contentieux de la protection, qui traite quotidiennement ces décomptes. Vos demandes peuvent cumuler la restitution du trop-perçu de gardiennage sur les trois dernières années régularisées, la condamnation du bailleur à produire les justificatifs sous astreinte, et des dommages-intérêts si le bailleur a maintenu sciemment une facturation excessive ou refusé toute transparence. N’oubliez pas de demander l’exécution provisoire, afin d’être remboursé sans attendre l’épuisement des voies de recours. Les pièces décisives devant le juge sont toujours les mêmes : le bail, les décomptes annuels, les justificatifs que le bailleur aura ou non produits, la fiche de poste du gardien et le contrat du prestataire extérieur. Sans ces pièces côté bailleur, et avec votre calcul des 40 % étayé par l’arrêt du 8 mars 2018, la demande en paiement du bailleur s’effondre et votre répétition de l’indu prospère.

Quelques réflexes propres à Paris et à l’Île-de-France méritent d’être soulignés. D’abord, les provisions y sont élevées et les décomptes souvent présentés avec retard, après l’assemblée générale de la copropriété qui arrête les comptes : vérifiez systématiquement que la régularisation reçue en septembre 2026 porte bien sur l’année 2025 et que le bailleur n’y glisse pas des reliquats d’années prescrites. Ensuite, dans les grands ensembles gérés par des bailleurs sociaux franciliens, la ligne gardiennage est parfois mutualisée entre plusieurs bâtiments : exigez alors la clé de répartition entre les bâtiments, car une mutualisation opaque gonfle fréquemment la quote-part de chaque logement. Enfin, si vous avez quitté le logement en cours d’année, la régularisation doit être proratisée à votre période d’occupation, et le bailleur doit vous adresser le décompte à votre nouvelle adresse : conservez la preuve de cette nouvelle adresse et réclamez le décompte si vous ne recevez rien, car votre action en répétition naît à la régularisation et le délai de trois ans court à compter de ce jour.

Conclusion

La ligne gardiennage de votre décompte de septembre 2026 n’est pas une fatalité : la loi limite la récupération à 40 % de la rémunération quand le gardien accomplit seul l’entretien des communs ou l’élimination des rejets, elle l’interdit quand il n’accomplit seul aucune de ces deux tâches même avec un prestataire extérieur, et elle n’autorise aucune facturation sans justification. Le calendrier joue pour le locataire vigilant : décompte communiqué un mois avant la régularisation, pièces consultables pendant six mois, et trois ans à compter de chaque régularisation pour récupérer l’indu. Munissez-vous du décompte détaillé, de la fiche de poste du gardien et du contrat de nettoyage, chiffrez les 40 %, écrivez au bailleur, puis saisissez la conciliation parisienne et, si nécessaire, le juge des contentieux de la protection. Un décompte bien relu en septembre, c’est souvent plusieurs centaines d’euros récupérés avant la fin de l’année.

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Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».