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Exclusion des travaux monogestes et du chauffage au gaz de MaPrimeRénov’ au 1er septembre 2026 : le décret du 25 août 2026, les obligations du bailleur et les recours du propriétaire

Le dispositif d’aide publique à la rénovation énergétique de l’habitat connaît une rupture majeure depuis le 1er septembre 2026. Officialisée par la publication au Journal officiel du décret n° 2026-822 du 25 août 2026 modifiant le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique, la nouvelle architecture financière de l’Agence nationale de l’habitat évince drastiquement les interventions isolées, communément désignées sous l’appellation de monogestes, et exclut désormais le maintien de toute installation de chauffage fonctionnant au gaz à l’issue des opérations de rénovation d’ampleur dans les maisons individuelles. Cette refonte réglementaire, explicitée par une mise au point administrative parue sur le portail officiel Service-Public le 27 août 2026, modifie en profondeur les équilibres financiers et contractuels des propriétaires occupants, des syndicats de copropriétaires et des bailleurs privés confrontés aux exigences de la transition écologique.

Pour les propriétaires bailleurs, cette modification des règles d’éligibilité intervient à un moment crucial de la trajectoire imposée par la loi Climat et Résilience. Alors que l’échéance de conformité des logements classés F approche et que l’interdiction de location des logements classés G produit déjà ses pleins effets juridiques, la disparition des subventions simples pour le remplacement d’un système de chauffage ou l’isolation d’une toiture prive de nombreux bailleurs d’un levier financier immédiat. L’obligation d’engager des travaux globaux ou de supporter un reste à charge démultiplié crée des tensions considérables entre les impératifs de la décence énergétique, la pérennité économique des patrimoines locatifs et les relations nouées avec les locataires, qui peuvent invoquer l’indécence de leur logement et réclamer des baisses de loyer en justice avec le concours d’un avocat en bail d’habitation à Paris.

Parallèlement, la mise en œuvre de ces nouveaux critères suscite un contentieux contractuel foisonnant entre les maîtres de l’ouvrage et les professionnels du bâtiment labellisés RGE, ainsi qu’un contentieux administratif direct à l’encontre des refus d’attribution opposés par l’Anah. Devis signés sans anticipation des nouvelles dates butoirs, caducité des conditions suspensives d’aides publiques, manquements au devoir de conseil précontractuel de l’artisan ou retards d’instruction administrative constituent désormais les principaux points de friction soumis aux juridictions judiciaires et administratives. Une analyse rigoureuse des nouveaux textes, de la jurisprudence récente relative à la responsabilité des installateurs et des voies de recours procédurales s’impose pour sécuriser les projets de travaux et préserver les droits des justiciables.

I. Le resserrement réglementaire de MaPrimeRénov’ au 1er septembre 2026 et ses incidences sur les obligations du bailleur

A. L’éviction des travaux monogestes et l’interdiction du chauffage au gaz en rénovation d’ampleur

La réforme opérée par le décret n° 2026-822 du 25 août 2026 marque un tournant stratégique dans la politique de soutien à la rénovation thermique des bâtiments. Le gouvernement a entendu concentrer les deniers publics sur les restructurations globales et performantes au détriment des interventions ponctuelles dont l’efficacité énergétique intrinsèque était jugée insuffisante pour atteindre les objectifs climatiques nationaux. Deux arrêtés ministériels d’application adoptés le même jour complètent cette refonte : l’arrêté du 25 août 2026 modifiant l’arrêté du 14 janvier 2020 et l’arrêté du 25 août 2026 modifiant l’arrêté du 17 novembre 2020, tous deux parus au Journal officiel du 27 août 2026 avec une application immédiate aux demandes déposées dès le 1er septembre 2026.

Dans le cadre du parcours dit « par geste », le décret du 25 août 2026 a purement et simplement rayé de la liste des dépenses éligibles plusieurs postes de travaux qui représentaient jusqu’alors l’essentiel des dossiers déposés par les particuliers. Sont ainsi exclus du bénéfice de MaPrimeRénov’ unitaire l’installation d’équipements de chauffage ou de fourniture d’eau chaude sanitaire indépendants fonctionnant au bois ou à d’autres biomasses, les pompes à chaleur dédiées exclusivement à la production d’eau chaude sanitaire, ainsi que les systèmes de ventilation mécanique contrôlée. Les équipements de chauffage ou d’eau chaude sanitaire fonctionnant à l’énergie solaire thermique ou par capteurs solaires hybrides sont également exclus en métropole, n’étant maintenus qu’au bénéfice des ménages résidant dans les départements et régions d’outre-mer.

De surcroît, les opérations d’isolation thermique prises isolément subissent une éviction sans précédent. L’isolation des rampants de toiture, des plafonds de combles et des toitures terrasses ne peut plus faire l’objet d’une prise en charge au titre du parcours par geste. Pour prétendre à une subvention sur l’enveloppe du bâti, le demandeur est désormais contraint de basculer dans le parcours accompagné de rénovation d’ampleur, ce qui implique la réalisation préalable d’un audit énergétique complet, le recours obligatoire à un tiers agréé Mon Accompagnateur Rénov’ et l’atteinte d’un gain d’au moins deux classes énergétiques sur le diagnostic de performance énergétique du logement.

La seconde modification majeure concerne les rénovations globales réalisées dans les maisons individuelles. Conformément aux orientations du plan national d’électrification, le décret n° 2026-822 interdit formellement l’attribution de l’aide MaPrimeRénov’ Parcours accompagné dès lors qu’un système de chauffage fonctionnant au gaz est conservé ou installé dans le logement à l’issue du programme de travaux. L’objectif avoué des pouvoirs publics est d’interdire le subventionnement d’opérations qui perpétueraient la dépendance des ménages aux énergies fossiles et de contraindre les maîtres de l’ouvrage à substituer intégralement des pompes à chaleur ou des réseaux de chaleur urbains à leurs anciennes chaudières à condensation.

Cette exclusion sans transition ménagée place de nombreux propriétaires devant un dilemme financier d’une extrême acuité. Pour une maison individuelle dont la chaudière au gaz à très haute performance énergétique avait été installée récemment et demeurait en parfait état de fonctionnement, le propriétaire se voit contraint, pour prétendre à l’aide globale pour l’isolation de ses murs et toitures, de détruire une installation récente et d’assumer le surcoût de plusieurs dizaines de milliers d’euros inhérent à l’installation d’une pompe à chaleur air/eau de forte puissance et au renforcement de son abonnement électrique. En copropriété, où les assemblées générales doivent voter les travaux d’économies d’énergie, les arbitrages sont d’autant plus délicats que les travaux collectifs exigent une expertise pointue assurée par un avocat en travaux de copropriété à Paris.

Sur le plan textuel, les articles 1er, 2 et 3 du décret du 25 août 2026 restructurent en profondeur les annexes du décret fondateur du 14 janvier 2020. En modifiant les renvois d’articles et en supprimant le paragraphe 3° ter de l’article 2, le pouvoir réglementaire neutralise les passerelles qui permettaient auparavant de combiner un geste d’isolation et le maintien d’une chaudière gaz moderne. Cette rigidification des règles applicables aux demandes formulées dès le 1er septembre 2026 prive les ménages modestes de la possibilité d’échelonner les coûts sur plusieurs exercices fiscaux, transformant la rénovation en une opération globale imposant un endettement lourd et immédiat.

B. L’impact sur le calendrier de décence énergétique de la loi Climat et Résilience

L’impact de ce durcissement réglementaire est particulièrement redoutable pour les bailleurs privés, soumis au calendrier couperet issu de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique. En vertu de l’article 6 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs, le bailleur a l’obligation légale de délivrer au locataire un logement décent, ne laissant pas apparaître de risques manifestes pouvant porter atteinte à la sécurité physique ou à la santé, et répondant à un niveau de performance énergétique minimal défini par la loi et le décret.

Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés en catégorie G sont officiellement qualifiés de logements indécents et frappés d’une interdiction absolue de mise en location, de relocation et de renouvellement de bail. La prochaine étape légale, fixée au 1er janvier 2028, étendra cette sanction aux logements de la classe F, avant que la classe E ne soit à son tour exclue du marché locatif en 2034. Jusqu’au 31 août 2026, de nombreux bailleurs de logements individuels ou de petits immeubles parvenaient à franchir le seuil d’exclusion thermique en réalisant des monogestes ciblés financés par MaPrimeRénov’, comme le remplacement d’un équipement vétuste par une pompe à chaleur ou l’isolation des combles perdus, opérations rapides à concevoir et à financer.

Avec l’éviction de ces aides unitaires au 1er septembre 2026, le modèle économique de la mise en conformité des baux d’habitation est profondément bouleversé. Le bailleur qui ne dispose pas de la trésorerie nécessaire pour engager une rénovation d’ampleur de plus de cinquante mille euros se trouve dans l’impossibilité matérielle d’échapper à la qualification d’indécence. Or, les conséquences juridiques de la délivrance d’un logement indécent sont particulièrement sévères pour le bailleur. Selon l’article 20-1 de la loi du 6 juillet 1989, le locataire peut demander la mise en conformité du logement sans qu’il puisse être mis fin au bail.

En cas de carence du bailleur à réaliser les travaux dans les délais impartis, le juge des contentieux de la protection peut ordonner l’exécution des travaux nécessaires sous astreinte, fixer un délai d’exécution et, surtout, réduire le montant du loyer ou en suspendre le paiement jusqu’à l’achèvement complet des réparations, avec effet rétroactif. En outre, le locataire peut agir sur le fondement du trouble de jouissance pour réclamer des dommages et intérêts substantiels en réparation du préjudice résultant des déperditions thermiques et des factures de chauffage excessives, litige nécessitant l’intervention d’un avocat en troubles de jouissance locative à Paris.

S’ajoute à ce risque judiciaire le gel légal de l’indexation du loyer prévu par l’article 17-1 de la loi du 6 juillet 1989 pour les logements classés F et G. Le bailleur ne peut plus appliquer la moindre révision annuelle sur la base de l’indice de référence des loyers, ce qui érode inexorablement le rendement locatif du bien dans un contexte d’inflation persistante. Bloqué entre l’impossibilité de répercuter les coûts et la disparition des aides publiques simples, le propriétaire subit une asphyxie financière qui le place sous la menace directe d’un contentieux en résiliation ou en diminution de loyer initié devant la commission départementale de conciliation puis devant la juridiction de proximité.

La restriction de l’aide publique entraîne ainsi une insécurité juridique immédiate pour les bailleurs dont les chantiers de rénovation avaient été budgétés sur la base des barèmes antérieurs de MaPrimeRénov’. Si les devis n’ont pas été formellement validés par l’Anah avant le 1er septembre 2026, les subventions escomptées s’évanouissent, bloquant les travaux et exposant le propriétaire à la suspension judiciaire de ses loyers. Cette situation conflictuelle rejaillit directement sur les relations contractuelles nouées avec les maîtres d’œuvre, les entreprises de travaux et les pouvoirs publics.

II. Contentieux des devis de travaux, responsabilité de l’artisan RGE et voies de recours contre l’Anah

A. Devoir de conseil du professionnel RGE, caducité des devis et condition suspensive de subvention

Le resserrement soudain des critères de MaPrimeRénov’ engendre une vague sans précédent de contestations contractuelles entre les particuliers et les entreprises de travaux. Lorsqu’un artisan ou une entreprise du bâtiment labellisée RGE établit un devis incluant une déduction prévisionnelle de primes d’État ou promettant l’obtention d’un montant précis de subventions publiques, sa responsabilité juridique est lourdement engagée sur le terrain du droit commun des contrats.

En premier lieu, le devoir précontractuel d’information et de conseil pesant sur le professionnel du bâtiment trouve une application particulièrement stricte dans la jurisprudence récente. Selon l’article 1112-1 du Code civil, celle des parties qui connaît une information dont l’importance est déterminante pour le consentement de l’autre doit l’en informer dès lors que légitimement cette dernière ignore cette information ou fait confiance à son cocontractant. L’artisan ne peut se contenter d’établir un devis technique : il doit vérifier rigoureusement que les travaux préconisés correspondent aux exigences réglementaires en vigueur pour l’obtention des aides invoquées.

Cette obligation a été fermement sanctionnée par la Cour d’appel de Rennes dans son arrêt du 4 novembre 2025 (n° 23/04955), qui a énoncé : « Par application des dispositions de l’article 1112-1 du code civil celle des parties qui connaît une information dont l’importance est déterminante pour le consentement de l’autre doit l’en informer dès lors que légitimement cette dernière ignore cette information ou fait confiance à son cocontractant. Il incombe à celui qui prétend qu’une information lui était due de prouver que l’autre partie lui devait à charge pour cette autre partie de prouver qu’elle l’a fournie. » Dans cette affaire, la cour a retenu que l’installateur professionnel ne pouvait méconnaître les conditions particulières de mise en œuvre des aides publiques et a jugé qu’en omettant d’informer le client des démarches impératives à accomplir avant le démarrage du chantier, il avait commis une faute contractuelle ouvrant droit à indemnisation intégrale de la perte de chance de percevoir la prime escomptée.

De même, lorsque l’entreprise promet d’accompagner le maître de l’ouvrage ou prend en charge les démarches administratives auprès de l’Anah, elle contracte une obligation de résultat quant à la conformité du dossier. C’est ce qu’a rappelé le Tribunal judiciaire dans son jugement du 22 janvier 2026 (n° 25/00399) dans un litige portant précisément sur une pompe à chaleur et l’obtention de MaPrimeRénov’ : « L’entrepreneur est tenu d’une obligation d’information et de conseil à l’égard de son client et s’agissant de l’exécution proprement dite des travaux, d’une obligation de résultat dont il ne peut s ‘exonérer que par la preuve d ‘une cause étrangère. La prestation d’accompagnement administratif et financier ne peut avoir d’autre objet que la prise en charge des démarches en vue de l’obtention des subventions mentionnées dans la fiche de prévisite. » Le tribunal a jugé que le fait pour l’artisan d’avoir fait signer un devis alors que son label RGE n’était plus en cours de validité caractérisait une pratique commerciale déloyale et une violation contractuelle justifiant sa condamnation à indemniser le préjudice financier du client, sur le fondement de l’article 1231-1 du Code civil.

La jurisprudence judiciaire refuse systématiquement d’exonérer le professionnel qui invoque la complexité des barèmes administratifs ou l’évolution imprévue des décrets ministériels. En qualité de professionnel averti disposant du signe de qualité RGE, l’entrepreneur est présumé connaître les textes applicables et les dates d’entrée en vigueur des réformes. S’il s’est abstenu d’alerter le maître de l’ouvrage sur le risque de rejet d’une aide monogeste pour les devis signés fin août 2026, sa responsabilité civile contractuelle est engagée sans qu’il puisse opposer le comportement profane du client.

En second lieu, la question de la caducité du devis se pose avec acuité lorsque le contrat a été conclu sous condition suspensive d’obtention de l’aide MaPrimeRénov’. Les règles régissant cette modalité contractuelle sont strictement encadrées par le Code civil. Comme l’a jugé la Cour d’appel de Toulouse le 11 février 2026 (n° 23/04325) : « La condition suspensive est celle ayant pour objet un évènement futur et incertain dont la survenance rend l’obligation pure et simple. L’article 1304-6 alinéa 3 du même code dispose qu’en cas de défaillance de la condition suspensive, l’obligation est réputée n’avoir jamais existé. » Dès lors que le refus d’aide opposé par l’Anah résulte de l’entrée en vigueur du décret du 25 août 2026 et que le client n’a commis aucune faute dans la transmission des pièces, la condition suspensive est défaillante. Le devis devient rétroactivement caduc, ce qui oblige l’artisan à restituer immédiatement les éventuels acomptes perçus, sans qu’aucune pénalité ou indemnité de résiliation ne puisse être réclamée au particulier. En cas de désordres ou de chantiers abandonnés par un artisan défaillant, le client peut solliciter un avocat en malfaçons de construction à Paris.

B. Voies de recours administratif préalable et contentieux de l’excès de pouvoir contre l’Anah

Au-delà des relations contractuelles privées entre maîtres de l’ouvrage et entrepreneurs, les décisions défavorables adoptées par l’Agence nationale de l’habitat peuvent faire l’objet de contestations directes devant les juridictions administratives. Les refus d’octroi de prime, les décisions de rejet de solde ou les ordres de reversement fondés sur la nouvelle réglementation du 25 août 2026 constituent des actes administratifs individuels faisant grief, susceptibles de recours juridictionnels.

Toutefois, la recevabilité du recours contentieux est subordonnée à l’épuisement préalable d’une procédure administrative obligatoire. Conformément aux dispositions de l’article R. 321-21 du Code de la construction et de l’habitation, toute contestation portant sur l’attribution, le montant, le rejet ou le reversement d’une subvention de l’Anah doit faire l’objet d’un recours administratif préalable obligatoire (RAPO) devant la commission des recours de l’établissement public. Ce recours gracieux préalable doit être formé dans un délai impératif de deux mois à compter de la notification de la décision administrative contestée.

Dans le mémoire soutenant ce recours administratif préalable, le justiciable doit articuler avec minutie les moyens de légalité interne et externe qui affectent la décision de rejet. Le moyen tiré de la rétroactivité illégale présente un intérêt capital dans le contexte de la réforme du 25 août 2026. En effet, l’article 5 du décret n° 2026-822 dispose expressément que ses nouvelles règles s’appliquent aux demandes déposées à compter du 1er septembre 2026. Si un demandeur a formellement déposé son dossier complet sur la plateforme dématérialisée avant le 1er septembre 2026, l’Anah ne saurait lui opposer l’exclusion des monogestes ou le maintien d’une chaudière gaz, nonobstant la date ultérieure à laquelle ses instructeurs procèdent à l’examen effectif de la requête.

De même, lorsque la plateforme informatique de l’Anah a subi des dysfonctionnements techniques avérés dans les derniers jours du mois d’août 2026, empêchant la finalisation du dépôt des dossiers avant la date butoir, le demandeur est recevable à invoquer la rupture d’égalité devant le service public et l’atteinte portée au principe de sécurité juridique. La commission des recours dispose d’un délai de deux mois pour statuer. Le silence gardé pendant plus de deux mois par l’Anah vaut décision implicite de rejet, ouvrant à son tour un nouveau délai de deux mois pour saisir le tribunal administratif territorialement compétent d’un recours pour excès de pouvoir ou d’un recours de plein contentieux tendant au versement des sommes dues.

L’action indemnitaire de plein contentieux permet également d’engager la responsabilité sans faute ou pour faute simple de l’Anah en cas de dysfonctionnement anormal du service public dématérialisé. Si un demandeur a été induit en erreur par les instructions erronées d’un conseiller officiel du réseau public ou si une anomalie du serveur a supprimé ses pièces justificatives avant la clôture des barèmes antérieurs, le préjudice résultant de la perte de subvention peut être mis à la charge de l’établissement public devant les juridictions administratives, sur le fondement de la faute de service.

Devant le tribunal administratif, le requérant peut assortir sa requête au fond d’un référé-suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du Code de justice administrative, s’il démontre l’urgence caractérisée par la précarité économique résultant de l’engagement des travaux et un doute sérieux quant à la légalité de la décision de refus de l’Anah. Cette articulation rigoureuse entre recours amiable, recours gracieux statutaire et instance juridictionnelle requiert une vigilance technique constante, que ce soit en maison individuelle ou dans le cadre d’opérations immobilières complexes impliquant un avocat en droit de la construction à Paris.

Conclusion

L’exclusion des travaux monogestes et du chauffage au gaz de MaPrimeRénov’ au 1er septembre 2026 marque une étape charnière qui transforme en profondeur les règles du jeu de la transition énergétique du logement. En privant les propriétaires de solutions d’intervention simples et séquencées, le décret du 25 août 2026 accentue considérablement la fracture entre les exigences écologiques et la réalité financière des ménages et des bailleurs. Alors que les sanctions liées à la non-décence énergétique se durcissent inexorablement, les acteurs de l’immobilier doivent faire preuve d’une rigueur redoublée dans l’élaboration de leurs plans de travaux et le montage de leurs dossiers de subvention.

Face à cette complexité accrue, la sécurité des opérations repose désormais sur la précision contractuelle des devis, l’insertion systématique de clauses suspensives protectrices et la vérification préalable des qualifications professionnelles des artisans. En cas de blocage avec une entreprise ou de refus injustifié de l’administration, la maîtrise des délais impératifs de recours devant l’Anah et des règles de responsabilité civile permet aux propriétaires de préserver efficacement leurs droits patrimoniaux et d’éviter que le chantier de rénovation ne se transforme en impasse juridique. Pour l’ensemble de ces démarches stratégiques et contentieuses, l’assistance d’un avocat en droit immobilier à Paris constitue une garantie indispensable pour défendre les intérêts des maîtres d’ouvrage.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».