Cabinet Kohen Avocats · Paris

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse offerte, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Artisan qui abandonne le chantier après l’acompte : mise en demeure, remboursement et résiliation

Vous avez versé un acompte de 30, 40 ou 50 % pour des travaux de rénovation à la rentrée, l’artisan est venu deux jours puis le chantier est à l’arrêt depuis des semaines : téléphone qui sonne dans le vide, promesses de revenir la semaine prochaine, salle de bain éventrée et appartement invivable. Cette situation, très fréquente en septembre quand les entreprises jonglent entre trop de chantiers, n’est pas une fatalité. Le devis signé est un contrat qui oblige l’artisan, et la loi vous donne des armes graduées : le contraindre à finir, faire finir par un autre à ses frais, résilier le marché et récupérer l’acompte des travaux non réalisés. Encore faut-il agir dans le bon ordre, avec les bons écrits, car une erreur de procédure peut vous coûter le remboursement. Voici la marche à suivre, pièce par pièce, avec les textes et les décisions que les juges appliquent vraiment.

I. Artisan qui abandonne le chantier : que faire pour le contraindre à finir les travaux ?

Avant de parler de remboursement, la première question est simple : l’artisan a-t-il vraiment abandonné le chantier, ou s’agit-il d’un simple retard ? Tout le raisonnement juridique en dépend, car les tribunaux refusent de confondre une interruption momentanée avec un abandon caractérisé. La cour d’appel de Paris l’a rappelé le 14 février 2025 (pôle 1, chambre 8, n° 24/10386, décision intégrale) dans une affaire où une cliente reprochait à une entreprise générale d’avoir abandonné la réfection de son appartement au mois de juillet 2023 : l’entreprise répondait que « tout arrêt des travaux ne caractérise pas pour autant un abandon de chantier : l’interruption peut être momentanée et justifiée par des congés ». Dans ce dossier, la cliente avait versé « un acompte de 8.964,29 euros TTC » sur un devis de « 29.880,95 euros TTC », et le juge des référés avait condamné l’entreprise à lui payer à titre provisionnel « la somme de 8.265,79 euros TTC », ordonnance que la cour d’appel a confirmée : « Confirme l’ordonnance entreprise ». Moralité : pour obtenir la restitution, vous devez démontrer un abandon réel, pas une simple pause.

A. Prouver l’abandon du chantier et envoyer une mise en demeure qui compte

Le point de départ, c’est le devis signé. Dès lors que vous avez accepté le devis et que l’artisan a commencé, vous êtes liés par un contrat d’entreprise, que le Code civil appelle louage d’ouvrage : « Lorsqu’on charge quelqu’un de faire un ouvrage, on peut convenir qu’il fournira seulement son travail ou son industrie, ou bien qu’il fournira aussi la matière » (article 1787 du Code civil). Et ce contrat s’impose des deux côtés : « Les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits » (article 1103 du Code civil). Conservez donc le devis signé, les factures d’acompte, les conditions générales s’il y en a, et tous les échanges écrits : SMS, courriels, messages vocaux retranscrits.

Ensuite, constituez la preuve de l’arrêt. Photographiez le chantier à dates régulières, avec un journal ou un écran daté si possible, et gardez les relevés d’appels et de messages sans réponse. Le moyen le plus solide reste le constat d’un commissaire de justice (ancien huissier) : il décrit l’état d’avancement, les matériaux présents ou absents, et l’absence d’ouvriers sur place. Ce constat, dressé de façon contradictoire si l’artisan accepte d’être présent, ou seul dans le cas contraire, fait foi devant le juge. Faites aussi attester, par écrit, les voisins ou le gardien qui constatent que personne ne vient plus.

Puis envoyez une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception. Ce courrier conditionne presque toutes les actions suivantes : sans lui, vous ne pourrez ni faire finir les travaux par un autre aux frais de l’artisan, ni résoudre le contrat en sécurité. La lettre doit rappeler le contrat et l’acompte versé, décrire l’arrêt constaté avec dates, fixer un délai précis et raisonnable pour reprendre (huit à quinze jours selon l’ampleur), et annoncer les conséquences : exécution par un tiers à ses frais, résiliation, demande de remboursement et de dommages et intérêts. Envoyez-la à l’adresse professionnelle figurant sur le devis et, en cas de société, au siège social. Gardez l’accusé de réception : c’est le point de départ des délais que le juge vérifiera.

En parallèle, vérifiez qui est vraiment votre artisan : numéro SIRET, adresse du siège, assurance responsabilité civile professionnelle et, pour les travaux qui touchent à la structure, garantie décennale. Un devis sérieux mentionne ces éléments, le détail des prestations, les prix unitaires, la date de début et la durée prévisible, ainsi que les modalités de paiement. Si le devis est vague, sans délai ni descriptif, ou si l’artisan a exigé un acompte en espèces sans facture, signalez-le dans votre courrier : ces indices montrent un professionnel peu organisé, et le juge en tient compte pour apprécier la gravité de l’inexécution. Ne versez jamais de complément « pour acheter les matériaux » tant que le chantier est à l’arrêt : chaque euro versé après l’abandon devient un euro à récupérer en justice.

B. Faire finir les travaux par un autre artisan aux frais du premier

Si la mise en demeure reste sans effet, vous n’êtes pas obligé d’attendre des mois ni de payer le solde pour forcer le retour de l’artisan. La loi prévoit que « La partie envers laquelle l’engagement n’a pas été exécuté, ou l’a été imparfaitement, peut : – refuser d’exécuter ou suspendre l’exécution de sa propre obligation ; – poursuivre l’exécution forcée en nature de l’obligation ; – obtenir une réduction du prix ; – provoquer la résolution du contrat ; – demander réparation des conséquences de l’inexécution » (article 1217 du Code civil). Le même texte précise que « Les sanctions qui ne sont pas incompatibles peuvent être cumulées ; des dommages et intérêts peuvent toujours s’y ajouter ». Concrètement : vous pouvez suspendre tout nouveau versement tant que l’artisan n’exécute pas, et réclamer en plus l’indemnisation de votre préjudice.

L’arme la plus pratique, c’est le remplacement : « Après mise en demeure, le créancier peut aussi, dans un délai et à un coût raisonnables, faire exécuter lui-même l’obligation ou, sur autorisation préalable du juge, détruire ce qui a été fait en violation de celle-ci. Il peut demander au débiteur le remboursement des sommes engagées à cette fin. Il peut aussi demander en justice que le débiteur avance les sommes nécessaires à cette exécution ou à cette destruction » (article 1222 du Code civil). Faites établir deux ou trois devis par d’autres artisans pour la finition, à prestations comparables, choisissez une offre au prix du marché (ni la plus basse manifestement sous-évaluée, ni une offre de luxe sans rapport avec le contrat initial), et notifiez à l’artisan défaillant que vous faites exécuter à ses frais. Vous lui réclamerez ensuite le remboursement des sommes engagées, déduction faite de ce qui lui restait dû.

Si des travaux ont été partiellement réalisés et que vous faites appel à un nouveau professionnel, organisez une réception contradictoire de ce qui existe. « La réception est l’acte par lequel le maître de l’ouvrage déclare accepter l’ouvrage avec ou sans réserves. Elle intervient à la demande de la partie la plus diligente, soit à l’amiable, soit à défaut judiciairement. Elle est, en tout état de cause, prononcée contradictoirement » (article 1792-6 du Code civil). Dressez un procès-verbal listant les réserves (malfaçons, inachèvements), convoquez l’artisan sortant, et faites signer le nouvel artisan pour la partie qu’il reprend. Ce document fige l’état d’avancement et servira de base au décompte final entre ce qui a été payé et ce qui a été réellement fait.

Sécurisez aussi ce qui se trouve déjà sur place : matériaux livrés et payés, outils, échafaudage. Dressez-en l’inventaire dans le procès-verbal, photographiez les étiquettes et les bons de livraison, et interdisez par écrit à l’artisan sortant de reprendre quoi que ce soit sans votre accord. S’il revient sur le chantier après la notification du remplacement, refusez-lui l’accès par écrit et prévenez le syndic ou le gardien : toute reprise unilatérale brouille le décompte et peut servir à l’artisan pour prétendre qu’il n’avait pas abandonné. Prévenez également votre assurance habitation et, le cas échéant, l’assureur dommages-ouvrage : certains contrats imposent une déclaration rapide dès qu’un litige de travaux survient, et un défaut de déclaration peut réduire vos garanties.

II. Récupérer l’acompte versé et solder le contrat avec l’artisan défaillant

Quand l’artisan ne reviendra manifestement pas, ou quand la confiance est rompue, il faut solder le contrat et récupérer l’argent des travaux non faits. Deux voies existent, et les confondre coûte cher : la résiliation unilatérale du marché à forfait, qui suppose de dédommager l’entrepreneur, et la résolution pour inexécution fautive, qui permet au contraire d’obtenir des dommages et intérêts contre lui. La Cour de cassation vient de trancher clairement cette articulation le 26 juin 2025 (3e chambre civile, n° 23-23.942, arrêt publié sur courdecassation.fr).

A. Résilier le marché : résiliation unilatérale du forfait ou résolution pour faute grave

Premier mécanisme, la résiliation par votre seule volonté : « Le maître peut résilier, par sa seule volonté, le marché à forfait, quoique l’ouvrage soit déjà commencé, en dédommageant l’entrepreneur de toutes ses dépenses, de tous ses travaux, et de tout ce qu’il aurait pu gagner dans cette entreprise » (article 1794 du Code civil). Cette faculté permet de vous séparer d’un artisan même sans faute prouvée, par exemple quand le dialogue est rompu, mais elle a un prix : vous devez payer les travaux déjà faits plus la marge que l’artisan aurait réalisée. Le tribunal judiciaire de Vannes l’a appliquée le 25 août 2026 (1re chambre, n° 24/00566, jugement intégral) en constatant « la résiliation du marché à forfait signé entre la SARL A2T et la SCI Paysage le 22 mai 2019 à effet du 21 avril 2020 », après un abandon de chantier contesté. Le jugement rappelle que « Le maître de l’ouvrage peut exercer la faculté de résiliation unilatérale qu’il tient de cet article pour sanctionner une faute de l’entrepreneur », et que « Si la faute est caractérisée et qu’elle justifie la résiliation, l’entrepreneur peut être condamné à des dommages et intérêts ».

Attention toutefois au piège que la Cour de cassation a sanctionné le 26 juin 2025. Dans cette affaire, des maîtres d’ouvrage avaient confié à un entrepreneur la rénovation de leur maison, puis lui avaient demandé de cesser d’intervenir en invoquant un retard ; l’entrepreneur réclamait le solde du marché et des dommages pour perte de marché. La Cour rappelle d’abord que « En application du premier de ces textes, une partie ne peut pas prétendre à l’exécution d’un contrat résilié, mais seulement à des dommages-intérêts compensant le préjudice causé par la résiliation fautive » (articles 1226 et 1794 visés), puis casse l’arrêt d’appel qui avait appliqué l’indemnité de l’article 1794 sans avoir « constaté le caractère forfaitaire du marché » : « En statuant ainsi, sans avoir constaté le caractère forfaitaire du marché, la cour d’appel a violé les textes susvisés » (Cass. 3e civ., 26 juin 2025, n° 23-23.942, texte intégral). Et le pourvoi résumait la règle : « que le maître de l’ouvrage n’est tenu de dédommager l’entrepreneur du profit qu’il pouvait escompter de l’exécution intégrale du marché à forfait que dans le cas où le contrat a été résilié par sa seule volonté en vertu de l’article 1794 du code civil ». En clair : si c’est l’artisan qui est fautif et que vous résolvez le contrat pour cette faute, vous ne lui devez pas sa marge bénéficiaire ; c’est lui qui vous doit des dommages et intérêts.

Second mécanisme, donc, quand l’abandon est fautif : la résolution pour inexécution. « La résolution résulte soit de l’application d’une clause résolutoire soit, en cas d’inexécution suffisamment grave, d’une notification du créancier au débiteur ou d’une décision de justice » (article 1224 du Code civil). Un abandon de chantier durable après mise en demeure constitue typiquement une inexécution suffisamment grave. Vous pouvez notifier la résolution par écrit en visant la clause résolutoire du contrat si elle existe, ou saisir le juge pour la faire prononcer. Vérifiez d’abord si votre devis ou vos conditions générales contiennent une clause résolutoire de plein droit après mise en demeure restée infructueuse : dans ce cas, suivez sa lettre à la lettre (délai, forme de la notification), car le juge contrôle son application stricte.

Mesurez bien le coût de chaque voie avant de choisir. Avec la résiliation unilatérale du forfait, vous devrez dédommager l’entrepreneur de ses dépenses, de ses travaux déjà réalisés et du gain qu’il aurait pu faire : c’est le prix de votre liberté de rompre sans faute. Avec la résolution pour inexécution grave, la logique s’inverse : l’artisan fautif ne touche pas sa marge et vous doit réparation. Dans le jugement de Vannes du 25 août 2026, l’entreprise qui réclamait plus de 27 000 euros de factures et de dédommagement a été « déboutée de l’ensemble de ses demandes », condamnée aux dépens et à verser 3 000 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile, tandis que la demande de dommages et intérêts du maître d’ouvrage était rejetée faute de préjudice suffisamment établi. Ce jugement illustre deux leçons : réclamer sans chiffrer ne rapporte rien, et chaque demande doit être prouvée pièce par pièce.

B. Chiffrer ce que l’artisan doit rembourser et saisir le juge sans perdre de temps

Le décompte se fait en trois lignes. D’abord, le remboursement de l’acompte correspondant aux travaux non réalisés : comparez les sommes versées à la valeur des prestations réellement exécutées dans les règles de l’art, attestée par le constat et, si besoin, par un expert. Les juges ordonnent couramment cette restitution : le tribunal judiciaire de Toulon a ainsi, le 17 décembre 2025 (5e chambre, n° 25/02444, jugement intégral), condamné un artisan à payer « la somme de 2.890 € correspondant au remboursement de la somme perçue au titre des travaux non réalisés », après avoir constaté que les travaux convenus n’avaient pas été exécutés « hormis une pose partielle de goulottes et de prises ne respectant pas les règles de l’art ». Ensuite, le surcoût d’achèvement : la différence entre le prix restant dû à l’artisan défaillant et le prix payé au remplaçant, dans la limite d’un coût raisonnable. Enfin, vos préjudices propres : mois de loyer ou d’hôtel supplémentaires, impossibilité d’utiliser le logement, temps perdu, et, pour un local professionnel, perte d’exploitation. Ces dommages et intérêts s’ajoutent au remboursement, puisque les sanctions compatibles peuvent être cumulées.

Pour obtenir ces sommes, commencez par réclamer par écrit avec un décompte détaillé et un dernier délai de paiement de huit à quinze jours. À défaut, saisissez le tribunal judiciaire du lieu où les travaux ont été exécutés. Pour les petits litiges, une tentative préalable de conciliation (conciliateur de justice, médiation) est exigée avant de saisir le juge, et le tribunal de Toulon cité plus haut a déclaré l’action recevable après vérification de cette étape : anticipez-la plutôt que de voir votre assignation retardée. Joignez à votre dossier le devis signé, les preuves de paiement, la mise en demeure et son accusé, le constat d’abandon, les devis de reprise et les factures du nouvel artisan, ainsi que les justificatifs de vos préjudices (quittances, factures d’hébergement, attestations). En cas d’urgence, le juge des référés peut accorder une provision comme dans l’affaire parisienne de 2025, où la cliente a obtenu plus de 8 200 euros à titre provisionnel avant même le procès au fond.

Préparez aussi l’après-jugement : une condamnation ne vaut que si elle est exécutée. Le tribunal de Toulon a rappelé dans son dispositif qu’en application de l’article 514 du code de procédure civile, sa décision était « assortie de l’exécution provisoire » (TJ Toulon, 17 décembre 2025, n° 25/02444), ce qui permet de faire exécuter le remboursement sans attendre un éventuel appel. Demandez systématiquement l’exécution provisoire dans vos conclusions, ainsi qu’une indemnité au titre de l’article 700 du code de procédure civile pour vos frais d’avocat et de constat : les juges l’accordent fréquemment au gagnant, comme les 3 000 euros alloués à Paris en appel et à Vannes en première instance. Si l’artisan est insolvable ou a disparu, renseignez-vous sur ses actifs (comptes, véhicules, autres chantiers) avant d’engager des frais d’exécution : un huissier peut saisir, mais une condamnation contre une coquille vide reste difficile à recouvrer. C’est une raison de plus d’agir vite, avant que l’entreprise n’organise son insolvabilité.

À Paris et en Île-de-France, où les chantiers d’appartements se multiplient à la rentrée et où les artisans interviennent souvent sans être assurés pour tous les corps d’état, trois réflexes s’imposent. Vérifiez l’immatriculation de l’entreprise (SIRET, assurance décennale quand les travaux structurels sont concernés) avant tout versement complémentaire, car un artisan introuvable ou radié complique le recouvrement. Faites constater l’abandon rapidement : les juridictions parisiennes sont engorgées et un dossier documenté dès l’automne aboutit plus vite qu’un litige monté six mois plus tard sans preuves datées. Et si le montant en jeu dépasse quelques milliers d’euros, faites chiffrer le surcoût par un expert amiable ou judiciaire : c’est ce chiffrage, plus que les affirmations générales sur le retard, qui emporte la condamnation au remboursement.

Dernière carte, pénale, quand l’artisan a encaissé l’acompte sans jamais avoir l’intention de travailler, ou a utilisé vos fonds pour un autre chantier : « L’abus de confiance est le fait par une personne de détourner, au préjudice d’autrui, des fonds, des valeurs ou un bien quelconque qui lui ont été remis et qu’elle a acceptés à charge de les rendre, de les représenter ou d’en faire un usage déterminé. L’abus de confiance est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende » (article 314-1 du Code pénal). Déposez plainte avec toutes vos pièces si les faits le justifient, sans en faire un moyen de pression : la plainte n’avance pas en soi le remboursement civil, mais elle pèse dans les dossiers d’escroquerie aux travaux qui se multiplient à chaque rentrée. Si votre litige porte aussi sur des suppléments facturés au-delà du devis, conservez notre analyse dédiée à la facture de travaux supérieure au devis et aux suppléments contestés pour verrouiller ce second front.

Conclusion

Face à un artisan qui abandonne le chantier après l’acompte, l’ordre des opérations décide de tout : contrat et preuves d’abord, mise en demeure avec délai ensuite, puis exécution par un remplaçant ou résiliation du marché, et enfin décompte chiffré réclamé par écrit avant de saisir le juge. Choisissez la bonne voie : résiliation unilatérale du forfait avec dédommagement quand vous rompez sans faute établie, résolution pour inexécution grave quand l’abandon est caractérisé, et dans ce second cas exigez le remboursement de l’acompte des travaux non faits plus vos préjudices, sans verser à l’artisan la marge qu’il aurait faite. Les décisions récentes des tribunaux montrent que les juges suivent les dossiers documentés : constats datés, mises en demeure conservées, devis de reprise comparables et préjudices justifiés. Ne laissez pas passer les semaines en relances téléphoniques : chaque jour sans écrit affaiblit votre position et retarde le retour d’un logement habitable.

Besoin d’un avis rapide sur votre dossier.

Notre cabinet propose une consultation téléphonique en 48 heures avec un avocat du cabinet pour examiner votre devis, votre mise en demeure et vos chances de remboursement. Appelez le 06 46 60 58 22 ou écrivez via notre page contact. Nous intervenons à Paris et en Île-de-France pour les litiges de travaux et d’artisans.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».