Depuis le 11 août 2026, plusieurs publications annoncent que les propriétaires de meublés de tourisme devront obtenir un nouveau numéro d’enregistrement pour continuer à louer sur Airbnb, Abritel ou Booking. L’information est exacte sur le principe, mais elle appelle une précision décisive sur le calendrier. Au 14 août 2026, le téléservice national destiné aux loueurs n’est pas encore ouvert. La Direction générale des Entreprises annonce sa mise en service au quatrième trimestre 2026, sans date plus précise. Un propriétaire déjà enregistré auprès de sa commune ne doit donc pas abandonner son numéro actuel ni interrompre sa location pour cette seule raison.
Lorsque le portail national ouvrira, tous les loueurs devront toutefois demander un nouveau numéro pour chaque meublé. Les anciens numéros communaux resteront utilisables pendant une période transitoire de plusieurs mois, dont la durée doit encore être précisée. Ils deviendront ensuite invalides. Cette réforme ne remplace ni l’autorisation de changement d’usage, lorsqu’elle est nécessaire, ni les règles de copropriété, ni la limite annuelle applicable aux résidences principales. Elle ajoute un registre national qui facilitera les contrôles croisés entre les annonces, les plateformes et les collectivités.
I. Nouveau numéro d’enregistrement Airbnb en 2026 : qui doit agir et à quelle date ?
Le nouveau dispositif rassemble sous un même numéro des réalités qui doivent rester distinguées. Le numéro d’enregistrement identifie le meublé et permet le suivi de son activité. Il ne constitue pas une autorisation de louer. Un bien peut disposer d’un numéro valable et rester irrégulier faute de changement d’usage, en raison d’une interdiction du règlement de copropriété ou parce que la durée maximale de location de la résidence principale a été dépassée.
Cette distinction commande la première action utile : déterminer le régime actuel du logement, puis préparer la migration sans anticiper une formalité qui n’est pas encore accessible.
A. Faut-il refaire maintenant son numéro d’enregistrement Airbnb ?
Non. Au 14 août 2026, un loueur ne peut pas encore demander son nouveau numéro auprès du téléservice national. La page officielle de la Direction générale des Entreprises consacrée à l’API Meublés annonce l’ouverture au quatrième trimestre 2026. Elle précise que les loueurs déjà titulaires d’un numéro communal disposeront ensuite de plusieurs mois pour le renouveler.
La marche à suivre dépend donc de la situation du bien.
Dans une commune qui impose déjà l’enregistrement, le propriétaire conserve son numéro actuel. Il vérifie qu’il correspond exactement à l’adresse du logement, qu’il figure sur chaque annonce et que les informations déclarées restent exactes. La commune continue, pendant la phase transitoire, à gérer son registre et à délivrer les numéros selon la procédure locale.
Dans une commune qui n’avait pas instauré l’enregistrement, le loueur ne peut pas créer de numéro national avant l’ouverture du portail. La DGE indique que, jusqu’à cette ouverture, une plateforme ne peut pas exiger un numéro pour un meublé situé dans une commune qui n’applique pas encore cette procédure. Les autres obligations locales demeurent néanmoins applicables, notamment la déclaration préalable encore requise selon la situation du logement et les règles de changement d’usage.
Lorsque le portail ouvrira, tous les loueurs devront y enregistrer chaque meublé. Le nouveau numéro ne sera pas une simple conversion automatique de l’ancien. Une nouvelle déclaration devra être accomplie, avec les informations et justificatifs demandés. Un mécanisme d’association entre l’ancien et le nouveau numéro est annoncé afin de préserver le suivi des données d’activité.
Le calendrier administratif explique l’apparente contradiction entre le Code du tourisme et la pratique actuelle. Depuis le 20 mai 2026, l’article L. 324-1-1 du Code du tourisme prévoit que le loueur « procède préalablement en personne à une déclaration soumise à enregistrement auprès d’un téléservice national ». Le même texte renvoie cependant à un décret pour fixer les informations, les justificatifs et la durée de validité du numéro. Le portail destiné au public et les modalités complètes de transition ne sont pas encore opérationnels.
Les collectivités et les plateformes utilisent déjà la version bêta de l’API Meublés pour échanger les données dont elles disposent. Le décret n° 2026-196 du 19 mars 2026 organise la transmission des données d’activité aux communes et aux établissements publics compétents. Le décret n° 2026-197 du 19 mars 2026 crée le traitement de données à caractère personnel dénommé « API meublés ». Cette version institutionnelle ne permet pas encore au propriétaire de demander son nouveau numéro.
Une fausse urgence serait donc aussi dangereuse que l’inaction. Le propriétaire ne doit ni supprimer un numéro communal encore valable ni communiquer ses documents à un site non officiel qui prétendrait effectuer immédiatement la migration. Il doit surveiller les pages de la DGE, de sa commune et de la plateforme sur laquelle l’annonce est publiée. La future démarche sera accomplie sur un téléservice public national, non au moyen d’un lien reçu par messagerie privée.
La jurisprudence antérieure à la réforme montre pourquoi la conservation des preuves est essentielle. La Cour de cassation a jugé que l’enregistrement s’impose à « toute location d’un meublé de tourisme, quel que soit son usage » (Cass. 3e civ., 27 juin 2024, n° 23-13.567). Cette décision portait sur l’ancien registre communal, mais son enseignement pratique demeure : le loueur ne peut pas écarter l’obligation au seul motif que le local serait commercial, professionnel ou classé.
La Cour de cassation a également retenu que la formalité reposait sur « une déclaration préalable soumise à enregistrement, par le recours à un télé-service dédié » (Cass. 3e civ., 16 octobre 2025, n° 24-14.006). Le nouveau portail national prolonge cette logique en remplaçant la dispersion des registres locaux par une déclaration centralisée.
Le dossier à conserver dès maintenant comprend le récépissé communal, une capture datée de l’annonce faisant apparaître le numéro, les échanges avec la mairie, l’autorisation de changement d’usage le cas échéant, le règlement de copropriété, le titre de propriété, l’avis d’imposition établissant la résidence principale et les relevés annuels de nuitées. Ces pièces permettront de remplir le futur formulaire, mais aussi de répondre à une demande de contrôle portant sur la période antérieure.
B. Quels logements devront obtenir le nouveau numéro national ?
Le champ est national et beaucoup plus large que celui des anciens registres communaux. Le dispositif vise les meublés de tourisme, définis par l’article L. 324-1-1 comme des villas, appartements ou studios meublés, à l’usage exclusif du locataire, offerts à une clientèle de passage qui n’y élit pas domicile. La location peut être conclue à la journée, à la semaine ou au mois.
Un studio loué quelques semaines pendant les vacances, une résidence secondaire proposée toute l’année et un gîte rural répondant à cette définition devront chacun recevoir leur propre numéro. La résidence principale n’est pas dispensée de l’enregistrement national. Son statut influe sur le plafond annuel de location et sur les justificatifs, non sur l’existence de la formalité.
Les chambres d’hôtes ne relèvent pas de ce registre, car l’occupant n’a pas l’usage exclusif d’un logement autonome dans les mêmes conditions. La DGE exclut aussi du dispositif les péniches, bateaux, cabanes, yourtes, bulles et roulottes. Leur exploitation peut être soumise à d’autres déclarations, autorisations d’urbanisme, règles de sécurité ou obligations fiscales. L’absence de numéro national ne vaut donc pas liberté d’exploiter.
Chaque local reçoit un numéro distinct. Un propriétaire qui loue trois appartements ne pourra pas utiliser un numéro unique pour les trois annonces. La même exigence vaut lorsqu’un bien est diffusé sur plusieurs plateformes : le numéro attaché au local doit être reproduit de manière identique sur Airbnb, Abritel, Booking et toute annonce directe.
L’article L. 324-2 du Code du tourisme dispose que toute offre de meublé de tourisme « contient le numéro de déclaration ». L’obligation ne dépend pas du canal de diffusion. Elle concerne aussi un site personnel, une agence ou une conciergerie.
L’article L. 324-2-1 du Code du tourisme impose à l’intermédiaire d’obtenir du loueur une déclaration sur l’honneur, le statut de résidence principale et le numéro. L’intermédiaire « publie, dans toute annonce relative à ce meublé, ce numéro de déclaration ». L’API Meublés doit permettre de confronter ce numéro aux données de location transmises par les plateformes.
Le numéro ne dispense jamais d’examiner le changement d’usage. L’article L. 631-7 du Code de la construction et de l’habitation qualifie de changement d’usage le fait de louer de manière répétée un logement meublé pour de courtes durées à une clientèle de passage. Dans les communes qui ont instauré une autorisation préalable, une résidence secondaire ne peut pas être légalement exploitée sur le seul fondement d’un numéro d’enregistrement.
La Cour de cassation l’a formulé sans ambiguïté : « une décision de classement en meublé de tourisme ne peut se substituer à l’autorisation de changement d’usage » (Cass. 3e civ., 27 juin 2024, n° 23-13.131). Le classement, le numéro d’enregistrement et l’autorisation de changement d’usage remplissent trois fonctions différentes.
À Paris, le propriétaire doit donc contrôler au moins quatre éléments avant de maintenir l’annonce : le numéro actuel, l’autorisation de changement d’usage lorsque le local n’est pas sa résidence principale, la destination et l’usage du local, puis le règlement de copropriété. Le futur numéro national ajoutera un identifiant commun aux contrôles ; il n’effacera aucun de ces régimes.
L’autorisation de changement d’usage n’est en principe pas nécessaire lorsque le logement constitue réellement la résidence principale du loueur. L’article L. 631-7-1 A du Code de la construction et de l’habitation le confirme, sous réserve que le local soit effectivement occupé comme résidence principale et que la durée de location soit respectée. Une adresse déclarée comme principale sans occupation réelle expose le propriétaire à un contrôle fondé sur les avis fiscaux, consommations, correspondances, contrats et données des plateformes.
Pour approfondir les règles propres à l’autorisation municipale, le lecteur peut consulter le guide du cabinet sur la location meublée de tourisme et la loi Le Meur. Si la difficulté porte déjà sur le registre local, l’article consacré au refus d’un numéro d’enregistrement Airbnb par la mairie expose les premiers recours.
II. Nouveau numéro Airbnb : quels risques et comment sécuriser la transition ?
La réforme renforce la valeur probatoire du numéro. Jusqu’à présent, une suite de caractères pouvait être affichée sur une annonce sans que la plateforme sache toujours si elle correspondait au bien. Le futur registre national permettra une vérification automatisée. La commune pourra rapprocher l’adresse, le statut du logement, les annonces et le nombre de jours loués.
Le risque ne se limite donc pas à l’oubli du renouvellement. Il concerne aussi l’usage d’un ancien numéro après son invalidation, l’emploi d’un numéro appartenant à un autre logement, une déclaration inexacte, l’absence d’autorisation et le dépassement du plafond de location.
A. Quelle amende en cas d’absence, de faux numéro ou de dépassement ?
Le régime actuel de l’article L. 324-1-1 distingue plusieurs manquements. L’absence de déclaration soumise à enregistrement est passible d’une amende administrative prononcée par la commune, dans la limite de 10 000 euros. Une fausse déclaration ou l’utilisation d’un faux numéro peut entraîner une amende administrative maximale de 20 000 euros. Le dépassement de la durée autorisée pour une résidence principale expose à une amende civile pouvant atteindre 15 000 euros.
Ces montants sont des plafonds. La commune ou le juge doit qualifier le manquement, déterminer la période pertinente et apprécier les éléments du dossier. Le propriétaire ne doit toutefois pas compter sur sa bonne foi pour neutraliser une irrégularité objective.
Un jugement parisien illustre le risque attaché à un numéro inventé ou mal attribué. Les captures du registre ne faisaient apparaître aucun enregistrement correspondant à l’adresse, tandis que l’annonce affichait un numéro. Le tribunal a retenu que « les démarches postérieures ne sauraient régulariser » les faits antérieurs (TJ Paris, 2 juillet 2025, RG n° 24/57741). La décision a prononcé une amende de 5 000 euros sous l’ancien régime.
Dans une autre affaire, le tribunal a relevé que le numéro figurant sur l’annonce « ne correspond à aucune déclaration d’enregistrement dans les registres » de la ville (TJ Paris, 4 mars 2025, RG n° 24/58418). Le loueur a été condamné pour défaut d’enregistrement, en plus des amendes liées au dépassement du nombre de nuitées.
Ces décisions ont été rendues avant l’entrée en vigueur du nouveau barème administratif. Elles ne doivent pas être utilisées pour prédire le montant d’une sanction en 2026. Elles montrent en revanche comment l’irrégularité est prouvée : capture de l’annonce, consultation du registre, données transmises par Airbnb, adresse exacte du local, historique des commentaires et constat d’un agent assermenté.
Le dépassement annuel appelle un contrôle séparé. La loi maintient un plafond de cent vingt jours pour la résidence principale, tout en permettant à une commune de l’abaisser à quatre-vingt-dix jours par délibération motivée. Les exceptions tiennent à l’obligation professionnelle, à la santé ou à la force majeure. Elles doivent être documentées et rattachées aux périodes effectivement louées.
La Cour de cassation a rappelé que le champ d’une amende présentant le caractère d’une punition est d’« interprétation stricte » (Cass. 3e civ., 7 septembre 2023, n° 22-18.101). Dans cette affaire, le texte relatif à la transmission du nombre de jours ne pouvait pas être étendu à un logement qui n’était pas déclaré comme résidence principale sous la rédaction alors applicable.
Le contrôle est aujourd’hui plus large. La commune peut demander au loueur, qu’il s’agisse ou non de sa résidence principale, le nombre de jours loués. Le loueur dispose d’un mois pour répondre en rappelant l’adresse et le numéro. Les relevés de plateforme, factures, calendriers et justificatifs d’indisponibilité doivent être conservés année par année.
Le Tribunal judiciaire de Paris a récemment exigé, pour l’exception professionnelle, la preuve d’obligations justifiant l’absence pendant au moins autant de jours que les nuitées louées, ainsi qu’une « concordance temporelle entre les déplacements professionnels et les périodes de location » (TJ Paris, 20 janvier 2026, RG n° 25/52752). Un visa ou un agenda partiel n’a pas suffi. La décision montre le niveau de précision attendu lorsque le plafond est dépassé.
L’absence d’autorisation de changement d’usage est encore plus coûteuse. L’article L. 651-2 du Code de la construction et de l’habitation permet une amende civile maximale de 100 000 euros par local irrégulièrement transformé. Le juge peut aussi ordonner le retour à l’habitation sous astreinte. Le numéro national ne protégera pas le loueur contre cette action.
Le règlement de copropriété forme un troisième niveau de risque. Même si la commune délivre automatiquement le futur numéro, le syndicat des copropriétaires peut agir lorsque la location touristique méconnaît la destination de l’immeuble ou une clause valable. Avant la migration, le propriétaire doit relire les clauses relatives à l’habitation bourgeoise, aux activités commerciales, aux nuisances et à l’usage des parties communes.
La page avocat en droit immobilier à Paris présente les principaux contentieux et les pièces nécessaires lorsque plusieurs régimes se superposent.
B. Comment préparer la redéclaration et contester une suspension ou une amende ?
Le premier réflexe consiste à établir une fiche par logement. Elle reprend l’adresse complète, le numéro communal actuel, la date de délivrance, le statut de résidence principale ou secondaire, les plateformes utilisées, le nombre de nuitées depuis 2024, l’autorisation de changement d’usage et les règles de copropriété. Cette fiche évite de réutiliser le numéro d’un autre bien lors de la migration.
Le propriétaire doit ensuite archiver le registre des preuves. Il conserve le courriel ou le récépissé de la mairie, le fichier PDF de la déclaration, les captures de chaque annonce, les factures de plateforme, les relevés de nuitées, les avis fiscaux et les pièces qui justifient une exception. Une capture doit faire apparaître l’adresse de la page et sa date. Un simple numéro recopié dans un tableau personnel ne prouve pas son origine.
À l’ouverture du portail, la demande sera déposée pour chaque meublé. Le loueur devra vérifier la correspondance entre l’adresse postale, le numéro fiscal du local lorsqu’il est demandé, les références cadastrales utiles et le statut déclaré. Une divergence sur l’étage, le bâtiment ou le numéro d’appartement peut empêcher la collectivité de rapprocher l’ancien et le nouveau registre.
Après délivrance, le nouveau numéro devra être reporté sur toutes les annonces. Le propriétaire conservera une capture avant la modification, une capture après celle-ci et la confirmation de chaque plateforme. Il ne supprimera l’ancien numéro de ses archives que lorsque le rattachement au nouveau sera établi. L’ancien numéro pourra rester utile pour répondre à un contrôle portant sur les années précédentes.
Le texte actuel prévoit aussi la suspension du numéro lorsque le local est visé par un arrêté de mise en sécurité ou de traitement de l’insalubrité. Le maire peut alors demander aux plateformes de retirer ou désactiver l’annonce. La réponse dépend du motif exact de l’arrêté, de sa notification, des travaux prescrits et de leur exécution. Une contestation du retrait ne dispense pas de sécuriser le logement.
En cas de message annonçant une irrégularité, le propriétaire doit identifier l’auteur, le fondement, le bien concerné et le délai de réponse. Un courriel automatique d’une plateforme n’est pas une décision de la commune. Une demande de pièces, une mise en demeure, une décision de suspension et un titre exécutoire d’amende appellent des réponses différentes.
La réponse utile rassemble les éléments dans l’ordre : récépissé d’enregistrement, correspondance entre le numéro et l’adresse, historique des annonces, autorisation de changement d’usage, statut de résidence principale, relevé des nuitées et échanges antérieurs. Chaque affirmation doit être reliée à une pièce datée.
Si la commune reproche une absence d’enregistrement pendant la période transitoire, il faudra vérifier si elle avait instauré le registre local, à quelle date, et si le téléservice était accessible au moment des faits. La page de la DGE précise qu’avant l’ouverture du portail national, une plateforme ne peut pas exiger un numéro dans une commune qui n’a pas mis en place l’enregistrement. Cette précision officielle doit être conservée avec sa date de consultation.
Si le grief porte sur un faux numéro, la question centrale sera son origine. Un numéro communiqué par une mairie, une conciergerie ou une plateforme doit être rapproché du récépissé officiel. L’ignorance de l’erreur ne suffit pas toujours, mais elle peut influer sur l’imputabilité et le montant de la sanction si le propriétaire démontre ses vérifications, ses alertes et sa correction immédiate.
Si l’amende vise plusieurs propriétaires, la décision de la Cour de cassation du 16 octobre 2025 offre un point de contrôle. La Cour a rappelé les principes de personnalité et d’individualisation de la peine et écarté une condamnation prononcée globalement contre deux propriétaires. Sous le nouveau régime administratif, l’autorité doit encore identifier la personne responsable, le manquement qui lui est imputé et les circonstances propres à sa situation.
Les délais et la voie de recours doivent être lus sur la décision reçue. Une contestation adressée seulement à Airbnb ne remplace pas le recours contre une amende municipale. À l’inverse, une contestation auprès de la commune ne réactive pas automatiquement une annonce suspendue par la plateforme. Les deux démarches peuvent devoir être conduites en parallèle, avec les mêmes pièces et une chronologie cohérente.
À Paris et en Île-de-France, le contrôle du nouveau numéro devra être coordonné avec celui du changement d’usage. Les communes disposent de services spécialisés et de données nombreuses. Une défense limitée à la preuve du numéro serait incomplète si le bien est une résidence secondaire louée sans autorisation. Le dossier doit couvrir le droit d’exploiter, la déclaration, la durée et la conformité de l’annonce.
Une dernière vigilance concerne la fraude. L’annonce de la migration crée un terrain favorable aux faux portails, demandes de paiement et vols de pièces d’identité. L’enregistrement officiel est annoncé sur une page publique de la DGE reliée à Démarches Numériques. Aucun intermédiaire ne doit recevoir un avis d’imposition ou une pièce d’identité sans vérification du domaine, de l’identité du destinataire et de la finalité du traitement.
Conclusion
Le nouveau numéro national Airbnb deviendra obligatoire pour tous les meublés de tourisme, y compris ceux qui possèdent déjà un numéro communal. Au 14 août 2026, la démarche n’est pas encore ouverte aux loueurs. Le lancement est annoncé au quatrième trimestre 2026. Les propriétaires déjà enregistrés conserveront leur ancien numéro pendant une période transitoire de plusieurs mois, puis devront le remplacer avant son invalidation.
D’ici là, le propriétaire doit vérifier son numéro actuel, corriger toute divergence d’adresse, archiver ses récépissés et ses relevés de nuitées, puis contrôler séparément l’autorisation de changement d’usage et le règlement de copropriété. À l’ouverture du portail, chaque logement fera l’objet d’une nouvelle déclaration. Le nouveau numéro devra être reporté sur toutes les annonces.
Une difficulté ne doit pas être réduite à un problème informatique. L’absence de numéro, une fausse déclaration, un ancien numéro devenu invalide, le dépassement du plafond annuel et l’absence de changement d’usage relèvent de sanctions différentes. La réponse dépend de la date des faits, de la commune, du statut du logement et des pièces conservées.
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