Un emploi de sous-directeur ou sous-directrice à l’administration centrale des ministères économiques et financiers sera vacant à compter du 1er septembre 2026.
Le ou la titulaire de cet emploi sera placé auprès du chef du service du numérique (SNUM) du secrétariat général des ministères économiques et financiers.
Le ou la titulaire de l’emploi sera chargé de la sous-direction du numérique de l’administration centrale.
Localisation géographique : 139, rue de Bercy, bâtiment Colbert, 75572 Paris Cedex 12.
Date de vacance de l’emploi : 01/09/2026.
Description de la structure à laquelle est rattaché l’emploi
Le SNUM (service du numérique) est chargé d’animer la gouvernance ministérielle des systèmes d’information en lien avec les orientations interministérielles en la matière. Il coordonne la transformation numérique et le développement de l’usage du numérique sur le périmètre des ministères. Par ailleurs, il assure sur le périmètre de l’administration centrale des ministères économiques et financiers (8 000 agents dont les cabinets ministériels) les fonctions de pilotage et de support des systèmes d’information recouvrant le développement et le maintien en conditions opérationnelles de l’offre de service numérique. Le SNUM compte environ 240 agents titulaires ou contractuels.
Ce service doit évoluer en une direction de l’IA et du numérique (DIAN). Cela traduit la volonté des ministères de renforcer le pilotage stratégique, la cohérence et l’efficacité de son action en matière d’IA et de numérique.
Cette évolution vise à mieux articuler les enjeux liés à l’IA, à la donnée, aux services numériques, à la cybersécurité, aux infrastructures, aux applications et à la transformation des organisations. Elle s’inscrit dans un contexte de fortes attentes en matière de qualité de service, de sécurité, de soutenabilité, d’innovation et de capacité à accompagner les politiques publiques ministérielles.
Le sous-directeur ou la sous-directrice exercera ses fonctions dans ce contexte de transformation. Il ou elle devra assurer la continuité et la performance des missions de son périmètre, tout en contribuant à la réorganisation liée à la création de la DIAN.
Description du poste
Sous l’autorité du chef de service du numérique, le ou la titulaire sera responsable des services numériques et des infrastructures associées pour l’ensemble de l’administration centrale des ministères économiques et financiers. Ses responsabilités porteront sur :
– le développement, la maintenance et l’évolution d’un parc applicatif composé d’environ 150 applications métiers, couvrant les besoins des directions et services de l’administration centrale, ainsi que des cabinets ministériels.
– les infrastructures informatiques et télécoms :
– gestion des architectures techniques (réseaux, serveurs, cloud, téléphonie…) ;
– maintien en condition opérationnelle et de sécurité des systèmes ;
– sécurité des systèmes d’information : application des politiques de cybersécurité sur le périmètre de l’administration centrale, protection des données et des réseaux, supervision des systèmes ;
– les postes de travail et services aux utilisateurs :
– déploiement et gestion des environnements de travail (matériels, logiciels, outils collaboratifs) pour 8 000 utilisateurs ;
– support et assistance technique : coordination du réseau d’assistance pour résoudre les incidents et répondre aux besoins des agents, gestion du centre de service ;
– prestations audiovisuelles : organisation et gestion des moyens techniques pour les événements, réunions et communications des cabinets et directions (salles équipées, diffusion, enregistrement, etc.).
En résumé, il ou elle aura la charge de l’ensemble des composantes techniques et opérationnelles du numérique pour l’administration centrale, depuis les infrastructures jusqu’aux services aux utilisateurs, en passant par la sécurisation des systèmes et le maintien d’un parc applicatif critique.
Il ou elle sera responsable de la qualité, de la sécurité, de la soutenabilité et de la performance des activités placées sous son autorité. Il ou elle veillera à la bonne organisation des chantiers, à la priorisation des sujets, à la maîtrise des risques et à l’amélioration continue des services rendus.
Dans le contexte de création de la DIAN, il ou elle contribuera également à l’évolution de l’organisation, des modes de fonctionnement, des méthodes et des interfaces avec les autres entités de la direction, notamment avec la future structure chargée de la stratégie IA et numérique.
Enfin le sous-directeur ou la sous-directrice travaillera en étroite collaboration avec le chef de service du numérique et le chef ou la cheffe de la structure issu de la préfiguration, formant un trio opérationnel pour piloter les enjeux stratégiques et opérationnels de la DIAN. Cette coordination renforcée garantira la cohérence des actions et la fluidité des décisions.
Missions principales :
Le sous-directeur ou la sous-directrice aura notamment pour missions de :
– piloter les activités de la sous-direction en garantissant la continuité, la qualité et la sécurité des services numériques rendus ;
– prioriser les sujets et organiser leur traitement afin d’assurer le fonctionnement optimal des chantiers portés par la sous-direction ;
– mettre en œuvre les mesures de renforcement de la cybersécurité relevant du périmètre de la sous-direction ;
– porter la mise à l’état de l’art des méthodes, technologies, architectures et pratiques professionnelles de son domaine, afin de renforcer la qualité, la performance, la sécurité, la soutenabilité et l’innovation dans les services rendus par la sous-direction ;
– améliorer l’offre de service audiovisuelle et la gestion des espaces partagés d’administration centrale ;
– encadrer les équipes, accompagner les managers et valoriser les compétences existantes dans un contexte de transformation ;
– contribuer, sur son périmètre, aux travaux de réorganisation liés à la création de la DIAN ;
– travailler en articulation avec le ou la préfiguratrice de la stratégie IA et numérique afin d’assurer la cohérence entre les fonctions opérationnelles et les orientations stratégiques de la nouvelle direction ;
– proposer des évolutions d’organisation, de gouvernance et de priorisation permettant de renforcer l’efficacité, la lisibilité et la cohérence de la sous-direction dans l’organisation cible de la DIAN.
Enjeux spécifiques du poste :
Le poste comporte une double dimension :
– une dimension opérationnelle, centrée sur la continuité, la qualité, la sécurité et la soutenabilité des services rendus ;
– une dimension de transformation, liée à la création de la DIAN, à l’évolution de son organisation et à la mise en cohérence des missions de la sous-direction avec l’organisation cible.
Le ou la titulaire devra ainsi être en capacité de sécuriser le fonctionnement courant tout en préparant les évolutions nécessaires de son périmètre.
Profil recherché
Le poste s’adresse à une ou un haut-fonctionnaire disposant d’une expérience en management, en pilotage d’activités complexes et si possible en transformation d’organisations.
Une connaissance solide des systèmes d’information, des services numériques, de la cybersécurité, des architectures et des méthodes IT actuelles (agilité, Cloud, DevOps…) est attendue. Le goût de l’innovation et l’intérêt pour l’IA est un plus qui facilitera l’insertion dans la dynamique de la future DIAN.
Le candidat ou la candidate devra démontrer :
– une forte capacité de pilotage stratégique et opérationnel ;
– une aptitude à organiser, prioriser et sécuriser des chantiers complexes ;
– une aptitude au dialogue avec des interlocuteurs variés, internes et externes ;
– une sensibilité forte aux enjeux de qualité de service, de cybersécurité, de soutenabilité, d’innovation et de maîtrise des risques ;
– une capacité à travailler en transversalité avec les autres entités de la structure et les directions partenaires ;
– une capacité à accompagner les équipes dans un contexte de transformation, une expérience de dialogue social serait un plus ;
– une capacité à proposer des évolutions d’organisation, de méthodes et de gouvernance.
Une expérience minimale de six ans d’activités professionnelles diversifiées en tant que cadre supérieur est requise.
Conditions d’emploi
Cet emploi est à pourvoir dans les conditions prévues par le décret n° 2019-1594 du 31 décembre 2019 modifié relatif aux emplois de direction de l’Etat.
La durée d’occupation est de trois ans, renouvelable une fois. La période probatoire est fixée à six mois.
La rémunération brute annuelle dépend de l’expérience du titulaire de l’emploi. Elle comprend une part indiciaire brute ainsi qu’une part indemnitaire brute dépendante des fonctions, des sujétions et de l’expertise de l’emploi. Elle est complétée par un complément indemnitaire annuel dont le montant dépend de la manière de servir.
Si le ou la titulaire de l’emploi est un fonctionnaire, la part indiciaire brute est établie au regard de son classement dans la grille indiciaire applicable à l’encadrement supérieur de l’Etat (décret n° 2022-1453 du 23 novembre 2022 relatif aux conditions de classement, d’avancement et de rémunération applicables à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l’Etat). Pour les personnes n’ayant pas la qualité de fonctionnaire, le classement est fait au regard de la durée et du niveau des expériences professionnelles antérieures en rapport avec l’emploi à pourvoir.
Procédure de recrutement
L’autorité de recrutement est le secrétariat général des ministères économiques et financiers.
L’emploi à pourvoir relève de l’autorité de la secrétaire générale des ministères économiques et financiers.
Envoi des candidatures :
Les candidatures, accompagnées d’une lettre de motivation et d’un curriculum vitae, doivent être transmises dans un délai de trente jours à compter de la date de publication du présent avis au Journal officiel de la République française. Elles peuvent être complétées du nom et des coordonnées de personnes pouvant se porter référentes du candidat ou de la candidate.
La lettre de motivation devra comporter les éléments permettant d’apprécier la bonne adéquation entre le parcours professionnel du candidat ou de la candidate, les compétences et le niveau d’expérience attendus pour le poste.
Les candidatures sont transmises par courriel à l’adresse suivante : candidatures-ed.sgsrh2@finances.gouv.fr exclusivement.
Pour les agents publics : les candidatures sont accompagnées :
– d’un état des services établi par le service RH du corps d’origine ;
– du dernier arrêté de situation administrative dans le corps d’origine et dans l’emploi occupé le cas échéant.
Les administrateurs de l’Etat gérés par les ministères économiques et financiers n’ont pas besoin de transmettre ces documents.
Pour les agents relevant du secteur privé, les candidatures sont accompagnées d’une copie d’une pièce d’identité, des trois derniers bulletins de salaire et de documents attestant de l’occupation effective des emplois mentionnés dans le curriculum vitae.
Toute candidature ne respectant pas ces exigences ne sera pas examinée.
Recevabilité et examen des candidatures :
Le secrétariat général des ministères économiques et financiers étudie la recevabilité des candidatures et les examine. Il établit une liste des candidats et candidates présélectionnés pour l’audition.
Audition des candidats :
L’audition des candidats et candidates présélectionnés est confiée à une instance collégiale dont la composition est la suivante :
– un représentant du secrétariat général occupant un emploi de directeur, chef de service ou sous-directeur ;
– un cadre supérieur du secrétariat général exerçant des responsabilités dans la gestion de l’encadrement supérieur ;
– une personne occupant ou ayant occupé des fonctions d’un niveau de responsabilités au moins équivalent à l’emploi à pourvoir, choisie à raison de ses compétences dans le domaine de l’emploi à pourvoir.
Information des candidats non retenus :
Les candidats ou candidates non retenus pour occuper l’emploi à pourvoir sont informés par le service des ressources humaines.
Formation
Les personnes n’ayant pas la qualité de fonctionnaire suivront un module relatif aux obligations des agents en matière de déontologie, à l’organisation et au fonctionnement des services publics ainsi qu’à la gestion des ressources humaines dans la fonction publique.
Déontologie
Le candidat ou la candidate retenu devra, préalablement à sa nomination, renseigner et renvoyer un formulaire de déclaration d’intérêts prévue à l’article L. 122-2 du code général de la fonction publique.
Il ou elle devra également, dans les deux mois suivant sa nomination, adresser une déclaration de situation patrimoniale au président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique conformément à l’article L. 122-10 du code général de la fonction publique.
Pour les personnes ayant exercé une activité dans le secteur privé au cours des trois dernières années qui précédent, un contrôle de la compatibilité de cette activité avec les fonctions exercées sera effectué préalablement à la nomination par l’autorité hiérarchique qui pourra, le cas échéant, saisir pour avis, préalablement à sa décision, le référent déontologue du ministère ou la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, en application de l’article L. 124-7 du code général de la fonction publique.
Personnes à contacter pour tout renseignement sur l’emploi à pourvoir
M. Jean-Séverin LAIR, chef de service du numérique : jean-severin.lair@finances.gouv.fr
Références
Code général de la fonction publique.
Décret n° 2019-1594 du 31 décembre 2019 modifié relatif aux emplois de directions de l’Etat.
Décret n° 2022-1453 du 23 novembre 2022 relatif aux conditions de classement, d’avancement et de rémunération applicables à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l’Etat.
Décret n° 2022-1454 du 23 novembre 2022 portant diverses dispositions relatives à l’échelonnement indiciaire applicable à l’encadrement supérieur de l’Etat.
Décret n° 2022-1455 du 23 novembre 2022 portant diverses dispositions applicables à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l’Etat.
Arrêté du 2 janvier 2020 fixant les modalités de recrutement de certains emplois de direction de l’Etat relevant des ministères économiques et financiers prévues par le décret n° 2019-1594 du 31 décembre 2019 relatif aux emplois de direction de l’Etat.
Arrêté du 23 novembre 2022 pris pour l’application à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l’Etat des dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création d’un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel dans la fonction publique de l’Etat.
Arrêté du 23 novembre 2022 relatif à la répartition par niveaux des emplois relevant du décret n° 2022-1453 du 23 novembre 2022 relatif aux conditions de classement, d’avancement et de rémunération applicables à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l’Etat.