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Avis de vacance d’un emploi d’expert de haut niveau

Un emploi d’expert de haut niveau (groupe II), « Cloud interministériel de l’Etat », placé auprès de la directrice interministérielle du numérique, est créé.
Cet emploi est affecté à la direction interministérielle du numérique (DINUM) créée par le décret n° 2019-1088 du 25 octobre 2019, rattachée au secrétariat général du Gouvernement.
Localisation géographique : l’emploi s’exerce à Paris (7e arrondissement, 20, avenue de Ségur).
Date de vacance de l’emploi : 1er août 2026.

Description de la structure dans laquelle est rattaché l’emploi

La direction interministérielle du numérique oriente, anime, soutient et coordonne les actions des administrations de l’Etat et celles des organismes placés sous sa tutelle, visant à améliorer la qualité, l’efficacité, l’efficience et la fiabilité des services rendus par le système d’information et de communication de l’Etat. Elle pilote la politique de mutualisation du système d’information et de communication de l’Etat et peut intervenir dans la gouvernance des opérations de mutualisation ainsi que dans la conception, l’élaboration et la mise en œuvre de ces opérations.
Dans le cadre de la doctrine « Cloud au centre » fixée par la circulaire du Premier ministre du 5 juillet 2021, la DINUM est chargée de piloter la politique cloud de l’administration française, d’assurer la tutelle du marché interministériel du nuage public et de promouvoir le recours aux offres de cloud souverain pour l’hébergement des données et des applications sensibles de l’Etat. Elle assure la gouvernance des infrastructures de cloud interne de l’Etat.

Contexte du poste

L’Etat dispose aujourd’hui d’une offre de cloud souveraine diversifiée basée sur des offres privées disposant de la qualification Secnumcloud délivrée par l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information complétées par de l’hébergement mutualisé au sein de l’Etat, avec deux clouds interministériels structurant : Cloud Pi, opéré par le ministère de l’intérieur, et Nubo, opéré par la DGFiP. Dans un contexte où l’hébergement en nuage est un levier de transformation du numérique public avec la prise en compte nécessaire des enjeux de cybersécurité et de souveraineté d’une part et de capacité à mobiliser les technologies d’intelligence artificielle d’autre part, tout doit être mise en œuvre pour permettre à la sphère publique de disposer d’une offre de service renforcée et interopérable pour faire face à ces enjeux.

Missions

Le/la titulaire de l’emploi préfigure et pilote la mise en place d’une offre cloud interministérielle mobilisant pleinement les capacités internes à l’Etat et l’offre disponible au niveau industriel. Il anime une équipe projet dédiée et coordonne les travaux en interministériel et avec les partenaires industriels.
Ainsi, le titulaire :

– définit la stratégie et l’architecture cible du cloud interministériel, en articulant les offres internes et les offres commerciales SecNumCloud, et en identifiant les scénarios de convergence technique et de mutualisation ;
– investigue une zone cloud souveraine complémentaire, en partenariat avec un ou plusieurs industriels européens du cloud ;
– construit le modèle économique et le mécanisme de financement interministériel ;
– supervise la feuille de route des data centers de l’Etat, en lien avec les ministères et les opérateurs concernés, en veillant à la rationalisation du parc, à la performance énergétique et à la résilience des infrastructures ;
– porte la proposition auprès des instances de gouvernance, en étayant les arbitrages budgétaires et institutionnels par des analyses comparatives et des estimations d’impact ;
– contribue aux travaux européens en matière de cloud souverain (notamment le DC EDIC).

Profil et compétences recherchés

Ce poste requiert :

– une connaissance approfondie des enjeux de souveraineté numérique, des politiques cloud de l’Etat et de l’écosystème industriel européen du cloud ;
– une bonne compréhension des technologies sous-jacentes (IaaS, PaaS, conteneurisation) ;
– une excellente connaissance de l’écosystème industriel européen du cloud et des cadres de qualification de sécurité (en particulier SecNumCloud) ;
– une bonne maîtrise des enjeux d’exploitation de data centers (efficacité énergétique, résilience, rationalisation du parc) ;
– une capacité à articuler les enjeux d’infrastructure avec les besoins des équipes produits et des utilisateurs finaux ;
– des capacités à piloter des projets complexes et à fédérer un écosystème de partenaires institutionnels et industriels, idéalement dans un contexte interministériel ;
– la construction de stratégies, de plans d’action dans une logique de recherche et de mesure de l’impact ;
– de la pédagogie et de la persuasion ;
– une capacité à manager des équipes pluridisciplinaires alliant compétences techniques cloud, architecture, achats publics et pilotage de projets ;
– de la diplomatie, des qualités relationnelles et une capacité à nouer des collaborations au profit de l’intérêt général ;
– une posture de conseil auprès des hautes autorités.

Nature et niveau des expériences professionnelles attendus

Une expérience significative en pilotage de politiques numériques ou de programmes d’infrastructure à l’échelle interministérielle ou multi-organismes. Une connaissance du secteur public et de ses contraintes (achats publics, homologation RGS, gouvernance partagée) serait un atout majeur. Une expérience en structuration de partenariats avec des industriels du numérique serait également appréciée.

Conditions d’emploi

Les conditions d’emploi sont fixées aux articles R. 342-1 à R. 342-17 du code général de la fonction publique et aux articles 11 à 16 du décret n° 2019-1594 du 31 décembre 2019 modifié relatif aux emplois de direction de l’Etat.
La durée d’occupation de cet emploi est de trois ans, renouvelable une fois dans la limite de six ans. En application de l’article 13 du décret du 31 décembre 2019 susmentionné, la période probatoire est fixée à six mois.
Cet emploi est classé dans le 3e niveau des emplois d’encadrement supérieur de l’Etat, au sens du décret n° 2022-1453 du 23 novembre 2022 relatif aux conditions de classement, d’avancement et de rémunération applicables à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l’Etat et de l’arrêté du 23 novembre 2022 relatif à la répartition par niveaux des emplois relevant du décret n° 2022-1453 du 23 novembre 2022 relatif aux conditions de classement, d’avancement et de rémunération applicables à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l’Etat.
La rémunération brute annuelle dépend de l’expérience du titulaire de l’emploi. Elle comprend une part fixe brute comprise entre 40 915 € et 82 845 €, une part variable brute, dépendante des fonctions, des sujétions et de l’expertise de l’emploi dont le maximum réglementaire est de 77 000 €.
Un complément indemnitaire annuel sera également versé sous réserve de la manière de servir au cours de l’année N – 1 et des résultats de l’exercice ministériel d’harmonisation.
A l’intérieur de cette fourchette, si le titulaire de l’emploi est un fonctionnaire, sa rémunération est établie au regard de son classement dans la grille indiciaire des fonctionnaires.
Les personnes n’ayant pas la qualité de fonctionnaire sont classées à un des échelons correspondant à l’un des grades du corps des administrateurs de l’Etat, en fonction de la durée et du niveau de leurs expériences professionnelles antérieures. Les conditions d’avancement d’échelon leur sont applicables.

Procédure de recrutement

L’autorité de recrutement est le directeur des services administratifs et financiers du Premier ministre (DSAF).
L’autorité dont relève l’emploi à pourvoir est la directrice interministérielle du numérique (DINUM).

Envoi des candidatures

Les candidatures sont transmises dans un délai de trente jours à compter de la date de publication du présent avis au Journal officiel de la République française, exclusivement par courriel à :

– la DSAF à l’adresse : [email protected] ;
– ainsi qu’en copie à la DINUM à l’adresse : [email protected]

Pour les agents publics, la lettre de candidature devra impérativement être accompagnée d’un curriculum vitae et d’un état des services.
Pour les agents relevant du secteur privé ou n’ayant pas la qualité de fonctionnaire, la lettre de candidature devra impérativement être accompagnée d’un curriculum vitae et des documents attestant de l’occupation effective des fonctions mentionnées dans le curriculum vitae, d’un niveau comparable à celles dévolues aux fonctionnaires des corps d’encadrement supérieur, et qualifiantes pour l’occupation de l’emploi postulé.

Recevabilité et examen des candidatures

La DSAF accuse réception des candidatures et en vérifie la recevabilité en fonction des conditions générales d’accès à la fonction publique prévues aux articles L. 321-1 à L. 321-3 du code général de la fonction publique, des dispositions législatives et réglementaires régissant l’accès à l’emploi à pourvoir et son occupation, et des critères définis par la présente offre d’emploi.
Après la vérification par la DSAF de la recevabilité des candidatures, la directrice interministérielle du numérique procède à la préselection ou des candidats à auditionner.

Audition des candidats

L’audition des candidats présélectionnés par l’autorité dont relève l’emploi est confiée à l’instance collégiale prévue à l’article 6 du décret du 31 décembre 2019 susmentionné et dont la composition est la suivante :

– la directrice interministérielle du numérique ou son représentant d’un niveau au moins égal à celui de chef de service ;
– une personne occupant ou ayant occupé des fonctions d’un niveau de responsabilités au moins équivalent à celui d’expert de haut niveau ;
– le délégué à l’encadrement supérieur des services du Premier ministre.

Information

Les candidats présélectionnés par l’autorité dont relève l’emploi sont informés par l’autorité de recrutement de la composition nominative du comité chargé d’entendre les candidats, préalablement à leur audition.
Les candidats non retenus en sont informés à l’issue de la procédure par l’autorité de recrutement.

Déontologie

Pour les personnes ayant exercé une activité dans le secteur privé au cours des trois dernières années, un contrôle de la compatibilité de cette activité avec les fonctions exercées sera effectué préalablement à la nomination par l’autorité hiérarchique qui pourra, le cas échéant, saisir pour avis, préalablement à sa décision, le référent déontologue du ministère ou la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, en application de l’article L. 124-7 du code général de la fonction publique.

Formation (conditions de formation)

Les personnes n’ayant pas la qualité de fonctionnaire suivront un module relatif aux obligations des agents en matière de déontologie, à l’organisation et au fonctionnement des services publics ainsi qu’à la gestion des ressources humaines dans la fonction publique.

Personne à contacter pour tout renseignement sur l’emploi à pourvoir

Tous renseignements complémentaires peuvent être obtenus auprès de la directrice interministérielle du numérique (DINUM) ou auprès de Florian Delezenne, chef de département à la DINUM.

Références

Code général de la fonction publique.

Décret n° 2019-1594 du 31 décembre 2019 modifié relatif aux emplois de direction de l’Etat.

Décret n° 2021-1550 du 1er décembre 2021 modifié portant statut particulier du corps des administrateurs de l’Etat.

Décret n° 2022-1453 du 23 novembre 2022 relatif aux conditions de classement, d’avancement et de rémunération applicables à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l’Etat.

Décret n° 2022-1454 du 23 novembre 2022 portant diverses dispositions relatives à l’échelonnement indiciaire applicable à l’encadrement supérieur de l’Etat.

Décret n° 2022-1455 du 23 novembre 2022 portant diverses dispositions applicables à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l’Etat.

Arrêté du 23 novembre 2022 pris pour l’application à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l’Etat des dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création d’un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel dans la fonction publique de l’Etat.

Arrêté du 23 novembre 2022 relatif à la répartition par niveaux des emplois relevant du décret n° 2022-1453 du 23 novembre 2022 relatif aux conditions de classement, d’avancement et de rémunération applicables à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l’Etat.

Arrêté du 28 janvier 2020 fixant les modalités de recrutement des emplois de direction au sein des services du Premier ministre.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».