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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Lille-Métropole, le 9 février 2026, n°2025018839

Le tribunal de commerce de Lille-Métropole, dans un jugement du 9 février 2026, a prononcé la liquidation judiciaire d’un débiteur défaillant. Ce dernier, redevable de cotisations sociales impayées depuis 2021, n’a pas comparu à l’audience malgré une convocation régulière. La question de droit portait sur l’existence d’un état de cessation des paiements et sur l’impossibilité d’un redressement judiciaire. La solution retient l’ouverture d’une procédure de liquidation judiciaire, sans redressement possible.

I. La caractérisation de l’état de cessation des paiements
Le tribunal constate que le passif exigible est de 34 994,84 euros tandis que l’actif disponible est nul. Il en déduit une insuffisance d’actif manifeste, justifiant la cessation des paiements.
La valeur de cette analyse est de rappeler que l’absence de comparution du débiteur ne fait pas obstacle à la constatation de sa situation financière.
La portée de ce motif est de permettre l’ouverture d’office de la liquidation sur la base des seuls rapports d’expertise et d’enquête.

II. L’impossibilité manifeste de tout redressement judiciaire
Le jugement relève que le débiteur ne s’est pas présenté aux rendez-vous fixés par le juge enquêteur et l’expert. Le tribunal affirme qu’il existe “l’impossibilité manifeste de son redressement judiciaire” (Motifs).
Le sens de cette formule est d’écarter toute perspective de continuation de l’activité, faute de coopération et de ressources.
La portée de cette décision est de privilégier la liquidation judiciaire immédiate, sans phase d’observation préalable, pour protéger les créanciers.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».