L’article L. 442-1 I 1° du Code de commerce sanctionne le fait d’obtenir ou de tenter d’obtenir, d’un partenaire commercial, un avantage ne correspondant à aucune contrepartie ou manifestement disproportionné au regard de la valeur de la contrepartie consentie. Le distributeur, la centrale d’achat ou la plateforme dominante qui impose une ristourne conditionnelle, une coopération commerciale facturée sans prestation effective, une remise de fin d’année automatique ou une participation aux frais de référencement sans service correspondant s’expose à la nullité des stipulations, à la restitution intégrale des sommes versées, à des dommages-intérêts et à une amende civile pouvant atteindre 5 millions d’euros, le triple des sommes indûment perçues ou 5 % du chiffre d’affaires HT réalisé en France.
Comment ça se passe.
Le cadre juridique.
La méthode : reconstituer chaque ligne de facture, opposer chacune à la contrepartie réellement servie, démontrer le caractère pré-rédigé du document support et la qualité de PME ou de TPE du fournisseur, chiffrer la restitution intégrale des sommes versées et évaluer l’amende civile selon les trois plafonds de l’article L. 442-4, le tout devant l’une des huit juridictions de l’article D. 442-3.
Stratégies opérationnelles.
Une affaire d’avantage manifestement disproportionné, c’est une affaire de preuve comptable, de pré-rédaction et de chiffrage.
Maître Reda KOHEN intervient devant les juridictions spécialisées de l’article D. 442-3 du Code de commerce, en demande pour les fournisseurs lésés comme en défense pour les distributeurs assignés par le ministre, et reconstruit le dossier pièce par pièce.
Maître Reda KOHEN — Avocat au Barreau de Paris — Cabinet Kohen Avocats