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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Chalon-sur-Saône, le 11 décembre 2025, n°2025006672

Le tribunal de commerce de Chalon-sur-Saône, dans un jugement du 11 décembre 2025, a autorisé la poursuite de la période d’observation d’une société en redressement judiciaire. Une procédure collective avait été ouverte le 16 octobre 2025, avec une période d’observation expirant le 16 avril 2026. Lors de l’audience intermédiaire, le débiteur a comparu et sollicité la poursuite de cette période, tandis que le mandataire judiciaire ne s’y est pas opposé. La question de droit portait sur les conditions de maintien de la période d’observation au regard de l’article L. 622-9 du Code de commerce. Le tribunal a fait droit à la demande en autorisant la poursuite de l’activité jusqu’au terme initialement fixé.

I. Le contrôle de la viabilité économique en cours de période d’observation

Le juge exerce un contrôle intermédiaire sur la capacité du débiteur à surmonter ses difficultés. Il vérifie notamment les résultats d’exploitation et la trésorerie, comme le rappelle la décision. Cette vérification vise à s’assurer que l’entreprise peut faire face aux dettes nées après l’ouverture de la procédure. En l’espèce, le débiteur a apporté des éléments probants démontrant une activité satisfaisante. Le tribunal a donc constaté que les conditions légales étaient remplies pour la poursuite de la période d’observation. Ce contrôle garantit l’équilibre entre la sauvegarde de l’entreprise et les droits des créanciers.

II. La portée de la décision de maintien sous observation

Le jugement autorise la poursuite de l’activité jusqu’au 16 avril 2026, sans modifier le terme initial de la période. Il s’agit d’une simple confirmation du cadre procédural existant, et non d’une prolongation au sens strict. La valeur de cette décision réside dans son caractère provisoire et conditionnel, lié à l’évolution future de la situation. Le tribunal impose au débiteur de produire un compte de résultats, un prévisionnel et une situation de trésorerie pour l’audience suivante. Cette mesure de suivi renforce l’efficacité de la procédure en permettant un réexamen rapide des perspectives de redressement.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».