I. La radiation comme sanction du défaut de diligence des parties
Le tribunal constate que les parties ont sollicité un nouveau renvoi après plusieurs demandes précédentes. Il relève que le dernier renvoi accordé le 17 octobre 2025 constituait un ultime renvoi pour cette affaire. La radiation sanctionne ainsi le comportement procédural des parties qui n’ont pas accompli les diligences nécessaires. Le juge rappelle que « la radiation sanctionne dans les conditions de la Loi, le défaut de diligence des parties » (Motifs, article 381 du code de procédure civile). Cette mesure d’administration judiciaire permet de purger le rôle des affaires stagnantes. La décision revêt une valeur pédagogique en rappelant l’obligation de célérité procédurale. Sa portée est d’inciter les justiciables à respecter les délais impartis par la juridiction.
II. La portée de la radiation et les voies de rétablissement de l’instance
Le jugement précise que la radiation n’éteint pas définitivement l’instance mais l’interrompt seulement. L’affaire peut être rétablie sur justification de l’accomplissement des diligences dont le défaut a entraîné la radiation. Le tribunal renvoie à l’article 383 du code de procédure civile qui encadre cette possibilité. Cette solution présente une valeur protectrice pour les parties qui conservent leur droit d’agir. La portée de cette décision est de maintenir un équilibre entre la sanction du manque de diligence et la préservation de l’accès au juge. Les dépens sont laissés à la charge des demandeurs, confirmant leur responsabilité dans la situation.