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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Lille-Métropole, le 15 décembre 2025, n°2025030376

Le Tribunal de commerce de Lille-Métropole a rendu un jugement le 15 décembre 2025 concernant une demande de liquidation judiciaire. Une société spécialisée dans la location de matériel technique pour tournages a déposé une déclaration de cessation des paiements le 3 décembre 2025. Le tribunal a constaté l’état de cessation des paiements et l’absence de perspectives de redressement. La question de droit portait sur le prononcé d’une liquidation judiciaire simplifiée. Le tribunal a ouvert cette procédure en application des articles L.640-1 et suivants du code de commerce.

L’appréciation de l’état de cessation des paiements et de la situation irrémédiablement compromise.

Le tribunal a estimé que l’entreprise se trouvait dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible. Il a relevé “une insuffisance d’actif de la différence et ainsi un état de cessation des paiements avéré” (Attendu). Cette constatation établit le critère matériel de la cessation des paiements.

La poursuite d’activité a été jugée impossible, ce qui caractérise une situation irrémédiablement compromise. Le tribunal a ainsi validé le critère nécessaire pour ouvrir une liquidation judiciaire directe. La valeur de cette décision est de rappeler le strict contrôle judiciaire des conditions légales.

La mise en œuvre de la procédure simplifiée et ses conséquences pratiques.

Le tribunal a retenu que les seuils légaux étaient remplis pour appliquer la liquidation judiciaire simplifiée. Il a précisé que “l’actif du débiteur ne comprend pas de bien immobilier” (Attendu). Cette condition facilite la procédure en réduisant les formalités.

La portée de cette solution est d’accélérer le traitement des petites entreprises sans actif immobilier. Le jugement fixe la date de cessation des paiements au jour du dépôt de la déclaration. Il désigne également un liquidateur et un commissaire de justice pour l’inventaire, assurant ainsi la célérité de la procédure.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».