Le tribunal de commerce de Douai, par un jugement du 16 décembre 2025, a ouvert une procédure de liquidation judiciaire simplifiée immédiate à l’encontre d’une société à responsabilité limitée.
La gérante de la société débitrice a effectué une déclaration de cessation des paiements le 11 décembre 2025. Le tribunal a constaté que l’entreprise était dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible de 13 475 euros avec un actif disponible négatif. La question de droit portait sur la réunion des conditions légales pour l’ouverture d’une liquidation judiciaire simplifiée. La solution retient que l’état de cessation des paiements est caractérisé et que les seuils légaux sont remplis.
I. La caractérisation de l’état de cessation des paiements
Le tribunal se fonde sur la situation comptable pour établir l’impossibilité de faire face au passif exigible. Il relève que l’entreprise se trouve “dans l’impossibilité de faire face à son passif échu et exigible” avec un actif disponible insuffisant (Motifs). Cette appréciation concrète de l’actif et du passif est conforme à la définition légale de la cessation des paiements. La valeur de cette solution est de rappeler le rôle central du juge dans la vérification des éléments comptables. Sa portée est d’écarter toute appréciation subjective au profit d’une analyse objective des bilans.
II. L’application du régime simplifié de liquidation
Le tribunal constate que l’entreprise ne possède pas de bien immobilier et que ses effectifs et son chiffre d’affaires sont inférieurs aux seuils. Il en déduit qu’elle “remplit en conséquence les conditions pour l’application du régime de la liquidation judiciaire simplifiée” (Motifs). Le sens de cette décision est de faciliter et d’accélérer la procédure pour les petites entreprises sans actif immobilier. La valeur de ce choix est d’assurer une gestion économique des procédures collectives. Sa portée est d’éviter des formalités lourdes lorsque la situation patrimoniale est simple.