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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Reims, le 16 décembre 2025, n°2025F05284

Le tribunal de commerce de Reims, dans un jugement du 16 décembre 2025, a ouvert une procédure de liquidation judiciaire à l’encontre d’une société commerciale spécialisée dans la vente de maquettes. La société débitrice avait effectué une déclaration de cessation des paiements le 11 décembre 2025, invoquant une situation irrémédiablement compromise. La question de droit portait sur l’éligibilité de l’entreprise à une procédure de redressement ou à une liquidation judiciaire directe. Le tribunal a constaté l’état de cessation des paiements et, jugeant le redressement manifestement impossible, a prononcé la liquidation judiciaire.

I. La constatation de l’état de cessation des paiements

Le tribunal a d’abord vérifié les conditions légales de l’ouverture d’une procédure collective. Il résulte des informations recueillies que l’entreprise se trouve dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible. Cette situation est expressément qualifiée par la juridiction consulaire qui « constate l’état de cessation des paiements » (Motifs). La date de cette cessation est fixée au 15 août 2025, conformément à la déclaration du dirigeant. Ce constat, fondé sur les pièces produites, revêt une valeur probante forte et engage la suite de la procédure. La portée de cette décision est de placer la société sous le régime protecteur et contraignant des procédures collectives.

II. L’ouverture de la liquidation judiciaire faute de redressement

Le tribunal a ensuite écarté toute possibilité de redressement, prononçant ainsi la liquidation judiciaire immédiate. Il est relevé que « l’entreprise n’offre aucune perspective de redressement » et que « le redressement est manifestement impossible » (Motifs). Cette appréciation souveraine des juges du fond repose sur l’absence de salariés et un chiffre d’affaires modeste, rendant tout plan de continuation irréaliste. La valeur de ce raisonnement est de respecter la lettre de l’article L. 640-1 du code de commerce. La portée du jugement est l’ouverture d’une procédure de liquidation, avec désignation d’un liquidateur et fixation des délais légaux pour les opérations.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».