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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Orléans, le 17 décembre 2025, n°2025004263

Le tribunal de commerce d’Orléans, par un jugement du 17 décembre 2025, a converti le redressement judiciaire d’une société de conseil en liquidation judiciaire simplifiée. La procédure était initiée sur requête du mandataire judiciaire, après que le représentant légal, absent à l’audience, n’ait présenté aucune défense. Le mandataire judiciaire avait saisi la juridiction au motif que le redressement de l’entreprise était manifestement impossible et qu’aucun plan de cession ou de continuation ne pouvait être envisagé. La question de droit portait sur les conditions de conversion du redressement judiciaire en liquidation judiciaire simplifiée. Le tribunal a fait droit à la requête, convertissant la procédure et ouvrant la liquidation simplifiée.

L’impossibilité manifeste de redressement justifie la conversion en liquidation judiciaire.
Le juge constate que le redressement de l’entreprise est manifestement impossible et qu’aucun plan de cession ou de continuation ne peut être envisagé. Il relève que les conditions légales sont réunies pour l’application de la liquidation judiciaire simplifiée. Cette décision repose sur l’appréciation souveraine des éléments recueillis par le tribunal.

Le sens de cette solution est de permettre une sortie rapide de la procédure collective lorsque la poursuite de l’activité est vaine. La valeur de ce jugement réside dans la protection des créanciers face à une situation irrémédiablement compromise. Sa portée est d’affirmer que l’absence de plan justifie la conversion immédiate sans autre délai.

Les critères légaux de la liquidation simplifiée sont vérifiés et appliqués.
Le tribunal retient que l’actif ne comprend pas de biens immobiliers et que le nombre de salariés ainsi que le chiffre d’affaires sont inférieurs aux seuils fixés par la loi. Il en déduit que les conditions légales sont réunies pour l’application de la liquidation judiciaire simplifiée. Cette appréciation conditionne le choix de la procédure allégée.

Le sens de cette vérification est de garantir que la simplification procédurale ne soit utilisée que dans les cas prévus par la loi. La valeur de cette solution est d’assurer une gestion efficiente des petites entreprises en difficulté. Sa portée est de rappeler que le juge doit contrôler rigoureusement chaque seuil avant d’appliquer ce régime dérogatoire.

Le jugement fixe les modalités pratiques de la liquidation et ses délais impératifs.
Le tribunal ordonne au liquidateur de procéder à la vente des biens dans les quatre mois et de remettre un état des actifs et du passif dans les deux mois. Il impose un délai de douze mois pour établir la liste des créances et prononcer la clôture sauf prorogation motivée. Ces mesures encadrent strictement le déroulement de la procédure simplifiée.

Le sens de ces prescriptions est d’accélérer le traitement des créances et la réalisation des actifs. La valeur de cette organisation temporelle est d’éviter l’enlisement des petites liquidations. Sa portée est de montrer que même simplifiée, la liquidation judiciaire reste soumise à un contrôle judiciaire rigoureux.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».