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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Orléans, le 17 décembre 2025, n°2025006409

Le tribunal de commerce d’Orléans, dans un jugement du 17 décembre 2025, ouvre une procédure de liquidation judiciaire simplifiée à l’encontre d’une société de conduite automobile. Une société, représentée par sa gérante, a comparu en chambre du conseil pour solliciter l’ouverture de cette procédure, déclarant être en cessation des paiements. Le tribunal a constaté l’état de cessation des paiements et l’absence de possibilité de redressement, tout en relevant que les seuils légaux étaient satisfaits. La question de droit centrale portait sur l’ouverture d’une liquidation judiciaire simplifiée pour une entreprise en cessation des paiements. Le tribunal a fait droit à la demande, ouvrant la procédure simplifiée et fixant provisoirement la date de cessation des paiements au 25 novembre 2025.

La caractérisation de l’état de cessation des paiements justifie l’ouverture de la procédure collective.

Le tribunal constate que la société « se trouve dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible » (Motifs). Cette constatation objective, fondée sur les pièces produites et les déclarations du débiteur, constitue le critère légal de la cessation des paiements. Le jugement rappelle ainsi le caractère impératif de ce constat pour déclencher la procédure, sans marge d’appréciation sur l’existence de la difficulté financière. La valeur de cette solution est de sécuriser le déclenchement de la procédure, en subordonnant l’ouverture à une preuve tangible de l’insolvabilité. Sa portée est de confirmer que le tribunal ne peut ouvrir la liquidation sans un constat clair et non contesté de l’état de cessation des paiements.

L’absence de perspective de redressement et le respect des seuils légaux conditionnent le choix de la liquidation judiciaire simplifiée.

Le tribunal relève « qu’il n’existe aucune possibilité de présenter un plan de redressement » (Motifs), écartant ainsi toute solution alternative. Il constate également que « le nombre de ses salariés […] et que son chiffre d’affaires sont égaux ou inférieurs aux seuils fixés par la loi » (Motifs). Cette double vérification légitime le recours à la procédure simplifiée, qui offre une gestion allégée pour les petites entreprises. Le sens de cette solution est d’adapter la procédure à la taille de l’entreprise, évitant des formalités disproportionnées. Sa portée est d’illustrer l’application concrète des critères légaux, le tribunal s’assurant de leur réunion avant d’ouvrir la liquidation simplifiée.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».