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Tribunal de commerce de Saint-Étienne, le 17 décembre 2025, n°2025F01661

Le tribunal de commerce de Saint-Étienne, par un jugement du 17 décembre 2025, a ouvert une procédure de redressement judiciaire à l’encontre d’une société commerciale. L’URSSAF Rhône-Alpes, créancière d’une somme de 11 647,01 euros, avait assigné la société débitrice non comparante. La question centrale était de savoir si les conditions légales du redressement judiciaire étaient réunies. Le tribunal a répondu par l’affirmative en constatant l’état de cessation des paiements.

I. La caractérisation de l’état de cessation des paiements

Le tribunal fonde sa décision sur la constatation de l’impossibilité pour le débiteur de faire face à son passif. Il retient que « la SAS Ambinala se trouve dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible » (Discussion). Cette formule reprend strictement la définition légale de la cessation des paiements. En l’espèce, le montant de la créance et l’absence de comparution du dirigeant ont suffi à emporter la conviction des juges. La valeur de ce motif est de rappeler le caractère objectif de la condition posée par l’article L.631-1 du code de commerce. La portée de cette solution est de permettre l’ouverture de la procédure même en l’absence de tout débat contradictoire.

II. La mise en œuvre de la procédure de redressement judiciaire

Après avoir constaté la cessation des paiements, le tribunal prononce l’ouverture du redressement et organise la période d’observation. Il fixe provisoirement la date de cessation au jour du jugement, soit le 17 décembre 2025. Il applique la procédure simplifiée, sans administrateur judiciaire, en raison du chiffre d’affaires et de l’effectif de l’entreprise. Cette décision illustre la souplesse du législateur qui adapte les mesures aux capacités de la structure. La portée pratique est immédiate : le débiteur doit coopérer et remettre ses documents sous peine de sanctions. Le jugement constitue un premier pas vers un éventuel plan de redressement ou une liquidation.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».