Cabinet Kohen Avocats · Paris

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse offerte, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Tribunal de commerce de Nice, le 18 décembre 2025, n°2025RG05265

Le tribunal de commerce de Nice, dans un jugement du 18 décembre 2025, a prononcé la liquidation judiciaire d’une société à responsabilité limitée. La procédure a été initiée par la déclaration de cessation des paiements de la débitrice, le 11 décembre 2025. En chambre du conseil, son gérant a expliqué les motifs de cette déclaration et le ministère public a été entendu. La question centrale était de savoir si les conditions de la liquidation judiciaire étaient réunies. Le tribunal a répondu par l’affirmative, constatant l’impossibilité manifeste d’un redressement.

L’état de cessation des paiements a été caractérisé par le tribunal. Il résultait des pièces produites que la société ne pouvait faire face à son passif exigible avec son actif disponible. Le jugement retient que “la débitrice se trouve dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible” (Motifs). Cette constatation simple établit le critère légal de la cessation des paiements. La valeur de cette motivation est d’ancrer la décision dans une appréciation concrète des éléments comptables. Sa portée est de rappeler que le tribunal vérifie souverainement la réalité de l’état d’insolvabilité.

Le caractère manifestement impossible du redressement a ensuite été retenu. Le tribunal affirme que “les élements présentés par l’entreprise établissent que son redressement est manifestement impossible” (Motifs). Cette appréciation écarte toute perspective de continuation de l’activité. La valeur de ce constat est de déclencher l’application de l’article L640-1 du code de commerce. Sa portée est d’ouvrir la phase de réalisation des actifs et de désintéressement des créanciers.

La date de cessation des paiements a été fixée provisoirement au 9 décembre 2025. Cette fixation, antérieure au jugement, permet de déterminer la période suspecte. Le sens de cette mesure est de préserver l’intégrité du passif et les actions en nullité. Sa valeur est de sécuriser les opérations de la procédure collective. Sa portée est d’encadrer les actes accomplis par le débiteur avant le jugement d’ouverture.

Le tribunal a désigné un liquidateur et un commissaire de justice pour l’inventaire. Il a également ordonné le dépôt de la liste des créances dans les douze mois. Enfin, la clôture de la procédure a été examinée au plus tard le 18 décembre 2026. Ces mesures organisent le déroulement pratique de la liquidation. Leur sens est d’assurer une exécution rapide et efficace de la décision. Leur portée est de garantir le respect des droits de tous les acteurs de la procédure.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».