Le Tribunal de commerce de Rennes, par un jugement du 22 décembre 2025, a ouvert une procédure de liquidation judiciaire à l’encontre d’une société exerçant une activité de recouvrement. Le débiteur avait déposé une déclaration de cessation des paiements le 15 décembre 2025, et l’affaire a été examinée en chambre du conseil le 17 décembre suivant. La question de droit centrale portait sur la réunion des conditions légales permettant d’ouvrir une liquidation judiciaire directe, sans phase de redressement. Le tribunal a répondu par l’affirmative en constatant l’état de cessation des paiements et l’impossibilité manifeste de tout redressement.
L’appréciation de l’état de cessation des paiements et de l’impossibilité de redressement.
Le tribunal fonde sa décision sur le constat que le débiteur se trouve en état de cessation des paiements et que tout redressement est manifestement impossible. Il résulte des informations recueillies par le tribunal que le débiteur se trouve en état de cessation des paiements et que tout redressement est manifestement impossible. Cette double condition est essentielle pour écarter la procédure de redressement judiciaire et ouvrir directement une liquidation. Le sens de cette motivation est de vérifier que l’entreprise est irrémédiablement compromise, sans perspective de continuation. La valeur de ce constat réside dans son caractère discrétionnaire pour le juge, qui apprécie souverainement les éléments fournis. La portée de cette appréciation est de fermer toute voie de sauvegarde ou de redressement, orientant le débiteur vers une sortie de l’activité.
Le prononcé de la liquidation judiciaire et ses mesures d’exécution.
Le tribunal ouvre la procédure de liquidation judiciaire et désigne un juge commissaire ainsi qu’un liquidateur judiciaire pour mener les opérations. Il fixe provisoirement la date de cessation des paiements au 16 juillet 2025, compte tenu de la commission OGF impayée. Le sens de cette fixation est de déterminer le point de départ des nullités de la période suspecte et des obligations déclaratives des créanciers. La valeur de cette mesure est qu’elle est provisoire et pourra être modifiée sur rapport du liquidateur si des éléments nouveaux apparaissent. La portée de l’ensemble du dispositif est d’organiser la liquidation du patrimoine, l’inventaire des biens et le dépôt des créances dans les délais légaux, avec une clôture examinée à deux ans.