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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Lyon, le 6 janvier 2026, n°2025F07050

Le Tribunal des activités économiques de Lyon, par un jugement du 6 janvier 2026, a prononcé l’ouverture d’une liquidation judiciaire à l’égard d’une société de transport. La procédure a été initiée par la déclaration de cessation des paiements de la débitrice, qui sollicitait elle-même l’ouverture de cette procédure collective. Le ministère public a requis la fixation de la date de cessation des paiements au 1er janvier 2025. La question de droit portait sur la réunion des conditions légales pour ouvrir une liquidation judiciaire simplifiée. Le tribunal a fait droit à la demande en constatant l’état de cessation des paiements et l’impossibilité manifeste d’un redressement.

La caractérisation de l’état de cessation des paiements.

Le tribunal constate que la débitrice est dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible. Il relève que « l’examen des pièces produites confirme les explications du débiteur » et qu’il « est dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible » (Attendu). Cette appréciation souveraine des éléments comptables par le juge du fond est classique. La valeur de cette solution est de rappeler que le tribunal ne se contente pas de la déclaration unilatérale du débiteur. Il exerce un contrôle effectif sur la réalité de l’état d’insolvabilité, en analysant les pièces justificatives. La portée est d’éviter les ouvertures abusives ou frauduleuses de procédures collectives.

L’ouverture de la liquidation judiciaire simplifiée.

Le tribunal retient que « le redressement paraît impossible » et applique « la procédure de liquidation judiciaire simplifiée » (Attendu). Le sens de cette décision est de reconnaître que l’entreprise est définitivement compromise, sans perspective de continuation. La valeur de cette solution est d’illustrer l’application de l’article L. 640-1 du code de commerce. En l’absence d’activité ou de biens à sauvegarder, la liquidation directe est la seule voie pertinente. La portée de ce jugement est de permettre une clôture rapide de la procédure, dans un délai de six mois.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».