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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
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Tribunal de commerce de Nîmes, le 7 janvier 2026, n°2025F01735

Le tribunal de commerce de Nîmes, dans un jugement du 7 janvier 2026, a ouvert une liquidation judiciaire simplifiée à l’encontre d’une société spécialisée dans l’énergie solaire. Une société civile immobilière avait assigné la société débitrice en redressement judiciaire pour une créance impayée de treize mille euros. La question de droit portait sur la caractérisation de l’état de cessation des paiements justifiant l’ouverture d’une procédure collective. Le tribunal a fait droit à la demande en constatant cet état et en prononçant la liquidation judiciaire simplifiée sans période d’observation.

La cessation des paiements est établie par l’impossibilité de faire face au passif exigible avec l’actif disponible. Le tribunal a constaté que « toutes les mesures de recouvrement se sont révélées infructueuses » (Motifs). Cette situation démontre l’absence de trésorerie suffisante pour honorer les dettes certaines et exigibles. Le sens de cette décision est de vérifier objectivement la situation financière réelle du débiteur.

La valeur de ce constat réside dans l’application des critères légaux de la cessation des paiements. Le passif inclut la créance de treize mille euros, résultant d’une ordonnance de référé devenue définitive. L’acte d’exécution infructueux prouve l’insuffisance d’actif disponible. La portée est de déclencher la procédure collective la plus adaptée à la situation irrémédiablement compromise.

La procédure de liquidation judiciaire simplifiée a été ouverte sans période d’observation. Le tribunal a relevé que le chiffre d’affaires et le nombre de salariés n’excèdent pas les seuils fixés par les articles L641-2 et D641-10 du code de commerce (Motifs). Cette ouverture directe évite une phase d’observation inutile pour une entreprise sans perspective de redressement.

Le sens de cette mesure est de privilégier une procédure allégée pour les petites entreprises. La valeur est d’accélérer la réalisation de l’actif et l’apurement du passif. La portée pratique est de désigner un liquidateur et un juge commissaire pour mener les opérations dans un délai contraint, avec une clôture examinée au plus tard le 7 juillet 2026.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».