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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Grenoble, le 7 janvier 2026, n°2025F02682

Le tribunal de commerce de Grenoble, dans un jugement du 7 janvier 2026, a été saisi par une déclaration de cessation des paiements. La société débitrice, spécialisée dans l’aménagement extérieur, a reconnu son impossibilité de faire face à son passif exigible. La question de droit portait sur l’ouverture d’une procédure collective adaptée à sa situation économique et financière. La solution retenue par les juges a été le prononcé d’une liquidation judiciaire simplifiée.

L’ouverture de la liquidation judiciaire simplifiée est justifiée par la situation personnelle de la société.

La décision constate que l’entreprise se trouve en état de cessation des paiements, comme l’établissent les informations recueillies à l’audience. Le tribunal relève que « l’entreprise ne dispose d’aucun actif immobilier » et remplit les critères légaux de taille. Cette constatation factuelle permet d’appliquer le régime simplifié prévu par le code de commerce.

La valeur de cette solution réside dans l’adaptation de la procédure à la taille modeste de l’entreprise.

Le jugement retient également « l’impossibilité manifeste d’un redressement » pour écarter la procédure de sauvegarde ou de redressement. Cette appréciation souveraine des juges du fond scelle le sort de la société sans perspective de continuation.

La portée de cette décision est l’application concrète des articles L.640-1 et L.641-2 du code de commerce.

La procédure de liquidation judiciaire simplifiée offre un cadre accéléré et allégé pour les petites entreprises. Le tribunal désigne un liquidateur et fixe un délai de douze mois pour examiner la clôture de la procédure.

La portée pratique de ce jugement est d’organiser rapidement la réalisation des actifs et l’apurement du passif.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».