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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Toulouse, le 8 janvier 2026, n°2025027527

Le tribunal de commerce de Toulouse, par un jugement du 8 janvier 2026, a ouvert une procédure de liquidation judiciaire simplifiée à l’encontre d’une société de déménagement. Le dirigeant avait sollicité cette mesure en raison de difficultés financières insurmontables. La question de droit portait sur la réunion des conditions légales pour prononcer la liquidation judiciaire et appliquer la procédure simplifiée. La juridiction a constaté l’état de cessation des paiements et ouvert la liquidation judiciaire simplifiée.

L’appréciation de l’état de cessation des paiements.

Le tribunal a retenu que la société était dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible. Il a constaté l’existence d’un passif exigible de 5 500 euros et d’un actif disponible de seulement 2 000 euros.

La valeur de cette décision réside dans l’application classique de l’article L. 640-1 du code de commerce. Le tribunal se fonde sur les déclarations du débiteur et les pièces versées pour caractériser la cessation des paiements.

La portée de ce constat est immédiate, car il ouvre la voie à la procédure collective sans débat contradictoire approfondi. Le juge exerce ici un contrôle souverain sur les éléments de passif et d’actif présentés.

L’ouverture de la procédure simplifiée et la fixation de la date de cessation.

Le tribunal a fait application de la procédure simplifiée prévue à l’article L. 644-1 du code de commerce. Il a relevé que les seuils légaux étaient atteints, en l’absence de biens immobiliers et au regard des effectifs et du chiffre d’affaires.

La valeur de ce choix est pragmatique, car la procédure simplifiée permet une gestion plus rapide et moins coûteuse. Le juge s’assure ainsi de l’adéquation de la procédure à la taille modeste de l’entreprise.

La portée de la décision est renforcée par la fixation provisoire de la date de cessation des paiements au jour du jugement. Le tribunal motive cette fixation par l’impossibilité de déterminer précisément cette date, comme le permet la jurisprudence constante.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».