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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Quimper, le 9 janvier 2026, n°2026000035

Le tribunal de commerce de Quimper, dans sa deuxième chambre, a rendu un jugement le 9 janvier 2026. Une société exerçant une activité de restauration a déclaré sa cessation des paiements. Elle sollicitait l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire. La question de droit portait sur la réunion des conditions légales pour ouvrir cette procédure. Le tribunal a fait droit à la demande en prononçant le redressement judiciaire.

La constatation de l’état de cessation des paiements est le préalable nécessaire à toute procédure collective. Le juge vérifie l’impossibilité pour le débiteur de faire face à son passif exigible. En l’espèce, le tribunal a relevé que la société « se trouve en état de cessation des paiements étant dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible au moyen de son actif disponible » (Attendu). Cette constatation fonde légalement l’ouverture du redressement judiciaire. La valeur de ce constat est qu’il conditionne l’entrée dans la procédure collective. Sa portée est d’ouvrir une période d’observation de six mois pour analyser la situation.

La désignation des organes de la procédure assure le déroulement du redressement judiciaire. Le tribunal nomme un juge-commissaire, un mandataire judiciaire et un huissier chargé de l’inventaire. Cette nomination vise à garantir la transparence et le contrôle des opérations. Le sens de cette mesure est d’organiser la gestion de l’entreprise sous supervision judiciaire. Sa valeur pratique est de permettre la poursuite de l’activité et l’apurement du passif. Sa portée est de fixer un cadre strict pour la période d’observation.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».