Cabinet Kohen Avocats · Paris

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse offerte, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Tribunal de commerce de Meaux, le 12 janvier 2026, n°2025016695

Le tribunal de commerce de Meaux, dans un jugement réputé contradictoire du 12 janvier 2026, ouvre une liquidation judiciaire simplifiée à l’encontre d’une société à responsabilité limitée exploitant des véhicules de transport. Le ministère public avait saisi la juridiction par requête du 13 novembre 2025 afin d’obtenir l’ouverture d’un redressement judiciaire. Après une enquête ordonnée le 8 décembre 2025, le tribunal constate que la société ne comparait pas bien que régulièrement citée. La question de droit centrale porte sur les conditions d’ouverture d’une procédure collective et le choix entre redressement et liquidation judiciaire.

Le tribunal constate l’état de cessation des paiements et l’impossibilité de poursuivre l’activité.

Il résulte des informations recueillies lors de l’enquête que le passif exigible s’élève à 2011,97 euros et qu’aucun actif disponible n’a été identifié. Le tribunal fixe provisoirement la date de cessation des paiements au 20 janvier 2025. La solution retient que « la poursuite de l’activité n’est pas possible, il convient en conséquence d’ouvrir une procédure de liquidation judiciaire » (Attendu, jugement). Le sens de cette décision est d’écarter la procédure de redressement pourtant sollicitée par le ministère public. La valeur de ce constat réside dans l’application stricte de l’article L.640-1 du code de commerce. La portée est de rappeler que l’absence d’actif disponible rend vaine toute tentative de continuation de l’activité.

La juridiction applique les critères de la liquidation judiciaire simplifiée prévue par les textes.

Le tribunal décide que « la liquidation judiciaire simplifiée sera appliquée en vertu de l’article L.641-2 du code de commerce » (Attendu, jugement). Cette procédure simplifiée se justifie par la situation financière modeste de l’entreprise débitrice. Le sens de cette qualification est d’alléger les formalités et de réduire les délais de la procédure. La valeur de ce choix est de permettre une clôture rapide, fixée à six mois par le jugement. La portée est de protéger les créanciers tout en évitant des frais de justice disproportionnés par rapport au passif déclaré.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».