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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Meaux, le 12 janvier 2026, n°2025016711

Le tribunal de commerce de Meaux a rendu un jugement le 12 janvier 2026 ouvrant une liquidation judiciaire simplifiée. La requête émanait du ministère public, saisi d’office pour une société en état de cessation des paiements. La société débitrice ne s’est pas présentée à l’audience, bien que régulièrement convoquée. Les investigations ont révélé un passif exigible de 5 188,27 euros sans aucun actif disponible identifié. La question de droit portait sur l’ouverture d’une procédure collective pour une entreprise insolvable. Le tribunal a prononcé la liquidation judiciaire simplifiée, fixant provisoirement la cessation des paiements au 12 juillet 2024.

I. L’état de cessation des paiements clairement établi par l’enquête

Le tribunal a constaté l’insolvabilité de la société après une enquête approfondie ordonnée par un précédent jugement. Il résulte des informations recueillies que « le passif exigible s’élève à 5.188,27 euros et qu’aucun actif disponible permettant de faire face au passif exigible n’a pu être identifié » (Attendu). Cette carence d’actif disponible caractérise juridiquement l’état de cessation des paiements. La valeur de cette motivation réside dans son fondement factuel solide, évitant tout prononcé arbitraire. La portée est ici immédiate : l’absence de tout bien disponible justifie l’ouverture d’une procédure liquidative et non un simple redressement.

II. Le choix de la liquidation judiciaire simplifiée justifié par l’absence de poursuite d’activité

Le tribunal a estimé que la poursuite de l’activité n’était pas possible, ce qui écarte tout redressement. Il a donc appliqué la procédure simplifiée en vertu de l’article L.641-2 du code de commerce et R.641-10 du code de commerce. Le sens de cette décision est d’adapter la procédure à la taille modeste de l’entreprise et à l’absence de complexité. La valeur de ce choix est l’efficacité économique et judiciaire, avec un délai de clôture fixé à six mois. La portée est pratique : le liquidateur devra rapidement inventorier l’actif et établir un rapport sur la situation.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».