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Tribunal de commerce de Lille-Métropole, le 12 janvier 2026, n°2025023983

Le tribunal de commerce de Lille-Métropole, dans un jugement du 12 janvier 2026, a ouvert une procédure de redressement judiciaire à l’encontre d’une société d’expertise-comptable. Le comptable public du pôle de recouvrement spécialisé avait assigné la débitrice pour obtenir le paiement d’une dette fiscale de 448 287,63 euros. La question de droit portait sur la caractérisation de l’état de cessation des paiements justifiant l’ouverture d’une procédure collective. Le tribunal a accueilli la demande principale en prononçant un redressement judiciaire.

L’ouverture du redressement judiciaire est fondée sur l’état de cessation des paiements établi par les rapports.

Le tribunal constate que « l’état de cessation des paiements est caractérisé » (Attendus). Cette appréciation repose sur les documents déposés par l’expert désigné et le magistrat rapporteur. La solution illustre la valeur probante des rapports d’investigation dans la procédure. En l’espèce, le dirigeant lui-même se déclarait favorable au redressement judiciaire.

La fixation de la date de cessation des paiements au 13 juillet 2024 revêt une portée pratique essentielle pour la période suspecte.

Le tribunal a fixé cette date en raison de l’impayé de la dette fiscale « depuis au moins le 13/07/2024 » (Motifs). Ce choix détermine le point de départ des actions en nullité de la période suspecte. La solution permet de sécuriser les actes accomplis avant cette date. Elle témoigne de la rigueur du juge dans l’établissement du passif exigible.

La nomination des organes de la procédure traduit la mise en œuvre complète du dispositif légal de redressement.

Le tribunal nomme un juge-commissaire, un mandataire judiciaire et un commissaire de justice pour l’inventaire. Cette désignation multiple respecte les articles L631-1 et suivants du code de commerce. La période d’observation de six mois permet d’évaluer les capacités financières de l’entreprise. Le premier rapport est fixé au 10 mars 2026 pour statuer sur la poursuite d’activité.

L’invitation faite aux salariés de désigner un représentant protège leurs droits dans la procédure collective.

Le tribunal ordonne la désignation d’un représentant des salariés conformément aux dispositions légales. Cette mesure assure la participation des intérêts sociaux au débat judiciaire. La portée de cette décision est de garantir l’information et la défense des créanciers salariaux. La solution s’inscrit dans la logique participative du redressement judiciaire.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».