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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Toulouse, le 12 janvier 2026, n°2025027594

Le tribunal de commerce de Toulouse, par un jugement du 12 janvier 2026, a ouvert une procédure de liquidation judiciaire simplifiée à l’encontre d’une société exploitant une rôtisserie. La demande émanait de la société débitrice, représentée par sa dirigeante, qui a exposé les difficultés financières rencontrées. La question de droit portait sur la réunion des conditions légales pour prononcer cette liquidation. La juridiction a fait droit à la demande en constatant l’état de cessation des paiements.

L’état de cessation des paiements est caractérisé par l’insuffisance d’actif disponible.

Le tribunal a relevé que la société était « dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible » (Sur ce, le tribunal). Cette appréciation concrète de la trésorerie face aux dettes échues constitue le cœur du diagnostic. La valeur de cette solution est de rappeler que le simple déséquilibre comptable ne suffit pas, seule l’incapacité immédiate de payer importe. La portée de ce critère est de protéger les créanciers en ouvrant la procédure au moment où l’entreprise ne peut plus honorer ses engagements.

La date de cessation des paiements est fixée avec précision par le juge.

Le jugement retient que la société « n’a pu faire face à son passif exigible (échéances bancaires) avec son actif disponible » depuis le 30 septembre 2025 (Des pièces versées…). Cette fixation rétroactive permet de délimiter la période suspecte et de sécuriser les actes antérieurs. Sa valeur est de garantir la cohérence temporelle de la procédure collective. Sa portée est de permettre au liquidateur d’exercer d’éventuelles actions en nullité de la période suspecte.

L’ouverture de la liquidation judiciaire simplifiée est conditionnée par des seuils légaux.

Le tribunal constate que l’actif ne comprend « pas de biens immobiliers » et que les effectifs et le chiffre d’affaires sont inférieurs aux seuils réglementaires (Il ressort des déclarations…). Cette application de la procédure simplifiée vise à accélérer le traitement des petites entreprises. La valeur de cette solution est de favoriser l’efficacité et la célérité de la procédure. Sa portée est de réduire les formalités et les délais pour une clôture rapide, ici fixée à six mois.

La désignation d’un juge-commissaire et d’un liquidateur assure le suivi de la procédure.

Le tribunal nomme les organes de la procédure et mandate un expert pour réaliser l’inventaire des actifs. Cette organisation garantit le contrôle judiciaire et la transparence des opérations de liquidation. La valeur de cette solution est de respecter le principe du contradictoire et les droits des parties. Sa portée est de permettre une réalisation ordonnée du patrimoine du débiteur au bénéfice des créanciers.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».