Cabinet Kohen Avocats · Paris

Maître Reda KOHEN intervient en droit immobilier, droit des sociétés et droit des affaires à Paris. Première analyse offerte, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Barreau de Paris Immobilier, sociétés, affaires Fiche CNB avocat.fr
Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Tribunal de commerce de Montpellier, le 12 janvier 2026, n°2025016185

Le Tribunal de commerce de Montpellier, par un jugement du 12 janvier 2026, a prononcé la liquidation judiciaire simplifiée d’une société débitrice. Le débiteur avait sollicité lui-même l’ouverture de cette procédure collective, invoquant son état de cessation des paiements. Lors de l’audience en chambre du conseil, le ministère public a été entendu en ses réquisitions. La question centrale était de savoir si les conditions légales de la liquidation judiciaire simplifiée étaient réunies. Le tribunal a répondu par l’affirmative en constatant la cessation des paiements et le redressement manifestement impossible.

L’état de cessation des paiements et le redressement impossible.

Le tribunal retient que le débiteur est en état de cessation des paiements, car il ne peut faire face à son passif exigible. Il relève ensuite que son redressement est manifestement impossible, condition cumulative posée par l’article L 640-1. En l’espèce, le dossier ne révélait aucune perspective de rétablissement, autorisant ainsi l’ouverture de la liquidation.

Cette appréciation souveraine des juges du fond sur l’impossibilité de redressement est ici clairement établie. La solution rappelle que la liquidation judiciaire n’est pas une simple option mais une nécessité légale. Elle confirme le rôle du tribunal comme gardien des conditions objectives de la procédure collective.

L’application du régime simplifié de liquidation.

Le tribunal constate que le débiteur remplit les critères des articles L 641-2 et R 641-10 du code de commerce. Il note que l’actif ne comporte aucun bien immobilier, que l’effectif salarié est inférieur à cinq et que le chiffre d’affaires ne dépasse pas 750 000 euros. Ces éléments justifient le prononcé de la liquidation judiciaire simplifiée.

Cette décision illustre l’application pratique du régime allégé destiné aux petites entreprises. La valeur de ce jugement est de rappeler que la simplification procédurale est subordonnée à des seuils précis. Sur le plan de la portée, il sécurise les praticiens sur l’interprétation cumulative des trois conditions légales.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».