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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce, le 13 janvier 2026, n°2025F00791

Le Tribunal de commerce de X, par un jugement réputé contradictoire du 13 janvier 2026, a converti en liquidation judiciaire le redressement judiciaire de la SAS X Vitrage Automobile. Le mandataire judiciaire avait sollicité cette conversion en raison de l’absence de contacts avec la débitrice et de l’installation d’une autre entreprise à son siège. La question de droit portait sur la possibilité de poursuivre l’activité et d’offrir une perspective de redressement. Le tribunal a prononcé la liquidation judiciaire en application de l’article L.631-15 du code de commerce.

Le défaut de comptabilité et l’absence du débiteur justifient l’impossibilité de redressement.

Le tribunal constate que « le mandataire judiciaire ne dispose d’aucune comptabilité permettant d’apprécier la rentabilité de l’entreprise » (Discussion). Cette absence prive le juge de tout élément pour évaluer les chances de redressement. La valeur de ce motif est de considérer la comptabilité comme un outil indispensable à l’appréciation de la viabilité économique. La portée de ce constat est d’établir une présomption d’échec du redressement en l’absence de documents comptables.

L’occupation du siège social par un tiers aggrave l’impossibilité de poursuivre l’activité.

Le jugement relève que « une autre entreprise est installée au siège déclaré du débiteur » (Discussion). Cette situation révèle une perte de maîtrise du principal établissement par la société débitrice. La valeur de ce fait est de démontrer une désorganisation matérielle et juridique de l’entreprise. La portée est large car elle interdit toute reprise normale de l’activité commerciale au lieu déclaré.

La carence du dirigeant et l’absence de perspectives justifient la conversion en liquidation.

Le tribunal retient que « l’entreprise débitrice se trouve donc dans l’impossibilité de poursuivre son activité » (Discussion). Cette impossibilité est la conséquence directe des deux éléments précédents. La valeur de cette solution est de rappeler que la période d’observation doit offrir une chance sérieuse de redressement. La portée de ce jugement est d’illustrer les conditions strictes de la conversion en liquidation judiciaire.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».