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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Dax, le 14 janvier 2026, n°2026000030

Le Tribunal de commerce de Dax, par un jugement du 14 janvier 2026, ouvre une liquidation judiciaire simplifiée à l’encontre d’une société à responsabilité limitée. Le gérant de la société débitrice a déclaré la cessation des paiements le 7 janvier 2026. La question de droit portait sur la réunion des conditions légales d’ouverture de cette procédure collective. Le tribunal a fait droit à la demande en constatant l’état de cessation des paiements et l’impossibilité manifeste de tout redressement.

I. La caractérisation de l’état de cessation des paiements

Le tribunal rappelle la définition légale pour apprécier la situation financière de la société débitrice. Il constate que le passif exigible s’élève au minimum à 35065,42 euros. L’actif disponible, constitué des sommes immédiatement mobilisables, est jugé de faible valeur. En conséquence, le tribunal affirme que « le montant du passif exigible est supérieur au montant de l’actif disponible » (Attendu). Cette analyse rigoureuse confirme l’état de cessation des paiements au sens de l’article L. 631-1 du code de commerce. La valeur de ce raisonnement est de sécuriser la qualification juridique indispensable à l’ouverture de la procédure.

II. L’absence de perspective de redressement et le choix du régime simplifié

Le tribunal retient que les facultés de remboursement de la société sont faibles et son crédit obéré. Il en déduit l’impossibilité de tout redressement, condition nécessaire pour ouvrir une liquidation judiciaire. Par ailleurs, il constate l’absence d’actif immobilier et des seuils d’activité inférieurs aux plafonds réglementaires. Ces éléments justifient l’application de la procédure simplifiée prévue à l’article L. 641-2 du code de commerce. La portée de cette décision est de faciliter et d’accélérer le traitement de la procédure. Le jugement fixe provisoirement la date de cessation des paiements au jour de son prononcé, faute d’information suffisante.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».