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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de La Roche, le 14 janvier 2026, n°2026000079

Le tribunal de commerce de La Roche-sur-Yon, dans un jugement du 14 janvier 2026, a ouvert une liquidation judiciaire simplifiée à l’égard d’une société par actions simplifiée unipersonnelle. La société débitrice avait déclaré elle-même son état de cessation des paiements le 8 janvier 2026. Le tribunal devait vérifier la réunion des conditions légales pour prononcer cette procédure collective. La solution retient l’ouverture de la liquidation judiciaire simplifiée en fixant provisoirement la cessation des paiements au 1er décembre 2025.

La caractérisation de l’état de cessation des paiements constitue le socle de la décision. Le tribunal constate que le passif déclaré s’élève à 48 700 euros tandis que l’actif disponible est inférieur. Les juges relèvent que « l’entreprise débitrice ne justifie pas de l’existence de réserves de crédit ou de moratoires de la part de ses créanciers » (Motifs). Cette appréciation souveraine des éléments comptables démontre l’impossibilité de faire face au passif exigible.

La valeur de ce contrôle réside dans son caractère concret et non formaliste. Le tribunal ne se contente pas d’une simple comparaison chiffrée mais exige la preuve de solutions alternatives. La portée de cette analyse est de rappeler que l’état de cessation des paiements est une situation factuelle appréciée in concreto.

L’absence de toute perspective de redressement justifie le choix de la liquidation judiciaire simplifiée. Le tribunal affirme qu’ « il n’existe aucune possibilité de présenter un plan de redressement » (Motifs). Cette constatation repose sur l’origine des difficultés liée à la résiliation du bail commercial ayant impacté la trésorerie.

La valeur de cette motivation est de lier l’ouverture de la liquidation à l’impossibilité manifeste de redressement. Le tribunal vérifie également que les seuils légaux de l’article D 641-10 du code de commerce sont respectés. La portée de cette décision est de confirmer que la liquidation simplifiée est adaptée aux petites entreprises sans salarié et sans bien immobilier.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».