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Tribunal de commerce de Chalon-sur-Saône, le 15 janvier 2026, n°2025006831

Le Tribunal de commerce de Chalon-sur-Saône, dans un jugement du 15 janvier 2026, s’est prononcé sur la poursuite de la période d’observation d’une société en redressement judiciaire. Une procédure collective avait été ouverte le 22 mai 2025, assortie d’une période d’observation initiale, renouvelée jusqu’au 22 mai 2026. Le débiteur, représenté par son dirigeant, sollicitait la poursuite de cette période, le mandataire judiciaire ne s’y opposant pas. La question de droit portait sur les conditions de l’autorisation de poursuite de l’activité durant la période d’observation. Le tribunal a fait droit à la demande en autorisant la poursuite de l’activité jusqu’au 22 mai 2026.

L’office du juge dans le contrôle de la période d’observation.

Le tribunal exerce un contrôle continu sur le déroulement de la période d’observation par le biais d’audiences intermédiaires. Le juge vérifie le niveau d’activité de l’entreprise et sa capacité financière à honorer les dettes postérieures privilégiées. Ce pouvoir de vérification permet d’éviter que la procédure ne se prolonge sans perspective sérieuse de redressement. La décision illustre le rôle actif du tribunal dans la gestion des procédures collectives.

La condition posée par l’article L. 622-9 du Code de commerce est la démonstration d’une activité satisfaisante. Le jugement retient que le débiteur apporte les éléments « permettant de constater que l’activité se poursuit dans des conditions satisfaisantes » (Motifs de la décision). Cette appréciation concrète des résultats d’exploitation et de la trésorerie fonde la décision du juge. La solution démontre que la simple absence d’opposition des organes de la procédure ne suffit pas.

La portée de la décision et les perspectives procédurales.

L’autorisation de poursuite de la période d’observation constitue une décision d’étape essentielle dans la procédure de redressement judiciaire. Elle permet au débiteur de maintenir son activité tout en préparant un projet de plan de redressement. Le jugement fixe une nouvelle audience au 19 mars 2026 pour un nouvel examen de la situation. Cette révision périodique garantit un suivi rigoureux de l’évolution de l’entreprise.

La valeur de cette décision réside dans son caractère préparatoire au plan de redressement. Le tribunal impose au débiteur de produire un compte de résultats, un prévisionnel d’exploitation, une situation de trésorerie et un projet de plan. Ces obligations d’information renforcent la transparence de la procédure et éclairent la décision future du tribunal. La poursuite de la période d’observation n’est donc jamais un droit acquis définitif.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».