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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Tribunal de commerce de Paris, le 19 janvier 2026, n°2025012260

Le Tribunal des activités économiques de Paris, dans un jugement du 19 janvier 2026, a rejeté l’exception d’incompétence et condamné le preneur à payer les loyers impayés ainsi qu’une indemnité de résiliation.
Un contrat de location et maintenance d’imprimantes a été conclu pour 63 mois. Le preneur a cessé ses paiements après avoir contesté l’inadaptation d’une solution informatique.
Le bailleur a mis en demeure le preneur puis résilié le contrat. Le tribunal a été saisi pour obtenir le paiement des sommes dues et la restitution du matériel.
La question de droit portait sur la validité de la clause attributive de compétence et sur l’imputabilité des manquements contractuels justifiant la résiliation. Le tribunal a retenu la compétence parisienne et la faute du preneur.

La compétence territoriale est validée par la prééminence des conditions particulières.

Le tribunal constate que la clause des conditions particulières prévaut sur celle des conditions générales. Il écarte ainsi l’argument d’une clause non apparente.
La solution retenue affirme la force obligatoire des stipulations contractuelles librement acceptées. Elle sécurise les prévisions des parties dans les relations commerciales.
Cette décision rappelle l’importance de la hiérarchie des documents contractuels. Elle invite à une rédaction claire des clauses attributives de compétence dans les contrats d’adhésion.

La résiliation est imputée au preneur pour cessation unilatérale et injustifiée de ses paiements.

Le tribunal écarte les manquements allégués par le preneur, retenant que la solution litigieuse fonctionnait. Il applique la clause suspensive des prestations en cas d’impayé.
Il juge que le preneur est victime de ses propres choix, ayant suspendu ses règlements sans motif contractuel légitime. La résiliation est donc prononcée à ses torts.
Cette solution consacre la force exécutoire des clauses de suspension pour défaut de paiement. Elle sanctionne l’exception d’inexécution invoquée de manière abusive par le débiteur.
La portée de l’arrêt est de rappeler que la bonne foi contractuelle n’autorise pas un cocontractant à cesser ses paiements. Elle exige une exécution loyale et continue des obligations réciproques.

L’indemnité de résiliation est confirmée comme non excessive eu égard au préjudice subi.

Le tribunal valide le calcul de l’indemnité sur la base des loyers restants. Il écarte le caractère excessif de la clause en raison du coût d’acquisition du matériel.
La solution affirme le principe selon lequel l’indemnité de résiliation couvre la perte de marge. Elle n’est pas une clause pénale excessive si elle correspond à un préjudice réel.
Cette décision sécurise les contrats de location longue durée en validant les pénalités anticipées. Elle incite les professionnels à respecter leurs engagements jusqu’à leur terme contractuel.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».