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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Toulouse, le 22 janvier 2026, n°2026000452

Le tribunal de commerce de Toulouse, par un jugement du 22 janvier 2026, a prononcé la liquidation judiciaire simplifiée de la SARL MT LUNETTES. Le co-gérant comparant a sollicité cette mesure en raison de difficultés financières insurmontables. La question de droit portait sur la réunion des conditions légales d’ouverture d’une liquidation judiciaire. Le tribunal a fait droit à la demande en constatant l’état de cessation des paiements.

La caractérisation de l’état de cessation des paiements.
Le tribunal constate que la société est dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible. Il relève un passif de 55 633 euros et un actif disponible inexistant avec un compte débiteur.

Sens de la solution : Le juge vérifie que le passif exigible dépasse l’actif disponible. Il s’agit d’une appréciation concrète de la trésorerie immédiate de l’entreprise.

Valeur de la solution : Cette décision rappelle que l’état de cessation des paiements est une condition objective. Le tribunal se fonde sur les déclarations du débiteur et les pièces versées.

Portée de la solution : Le jugement écarte tout redressement possible, le débiteur ayant lui-même déclaré cette impossibilité. La liquidation est donc la seule issue.

L’application de la procédure simplifiée et la fixation de la date.
Le tribunal ordonne une liquidation judiciaire simplifiée en raison des seuils légaux. Il fixe la date de cessation des paiements au 31 octobre 2025.

Sens de la solution : Le juge applique les articles L. 644-1 et D. 641-10 du code de commerce. Il constate que l’actif ne comprend pas de biens immobiliers et que les seuils sont respectés.

Valeur de la solution : Cette procédure allège les formalités et accélère le traitement des petites entreprises. Le tribunal privilégie l’efficacité pour les sociétés sans actif immobilier.

Portée de la solution : La date de cessation des paiements est fixée au jour où le débiteur a déclaré son impossibilité. “il conviendra dès lors de fixer à cette date la cessation des paiements” (Motifs, dernier alinéa avant Par ces motifs). Cette fixation conditionne la période suspecte et les actions en nullité.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».