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Tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer, le 22 janvier 2026, n°2025006869

Le Tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer, dans son jugement du 22 janvier 2026, a autorisé le maintien de la période d’observation d’une entreprise en redressement judiciaire. Une procédure collective avait été ouverte le 22 mai 2025 à l’égard d’une société spécialisée dans la vente de fromages et produits laitiers. Le 20 novembre 2025, le tribunal avait renouvelé la période d’observation jusqu’au 22 mai 2026 et ordonné un rappel intermédiaire. Lors de l’audience du 22 janvier 2026, le chef d’entreprise et le mandataire judiciaire ont présenté la situation financière de la société. La question de droit portait sur l’opportunité de maintenir la période d’observation au vu des capacités financières de l’entreprise. Le tribunal a répondu par l’affirmative en autorisant la poursuite de la période d’observation jusqu’au 22 mai 2026.

I. La vérification des conditions de maintien de l’activité

Le tribunal a examiné la situation financière de l’entreprise pour s’assurer de sa viabilité. Il a relevé que la poursuite de l’activité se déroulait de façon satisfaisante, comme le montrent les débats. Le projet de compte de résultat faisait état d’un chiffre d’affaires de 60 490 euros pour un résultat positif de 12 068 euros. Le mandataire judiciaire a confirmé que la trésorerie était positive et qu’aucune dette nouvelle n’était connue. Le tribunal a ainsi constaté que l’entreprise disposait des capacités nécessaires pour financer la poursuite de son activité.

La valeur de cette décision réside dans l’appréciation concrète des éléments comptables fournis par le débiteur et le mandataire. Le tribunal ne se contente pas d’une simple absence d’opposition, il vérifie la réalité des capacités financières. La portée de ce contrôle est essentielle car elle conditionne la survie de l’entreprise pendant la période d’observation.

II. L’autorisation de la reconduction jusqu’à une date déterminée

Le tribunal a autorisé la reconduction de la période d’observation jusqu’au 22 mai 2026, date de la prochaine audience. Il a également invité le chef d’entreprise à comparaître à cette date pour un nouvel examen de la situation. Cette décision est fondée sur le constat que la poursuite de l’activité se déroule de façon satisfaisante. Le jugement précise que la notification vaut convocation pour cette audience ultérieure.

La valeur de cette solution est de permettre un suivi judiciaire régulier de la procédure collective. En fixant une échéance proche, le tribunal s’assure d’un contrôle continu de la situation de l’entreprise. La portée de cette mesure est de donner au débiteur un délai supplémentaire pour redresser durablement son activité tout en maintenant la protection de la procédure.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».