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Tribunal de commerce de commerce de Saint-Denis de La Réunion, le 26 janvier 2026, n°2025F02209

Le Tribunal Mixte de Commerce de Saint-Denis-de-la-Réunion, par un jugement du 26 janvier 2026, a ouvert une procédure de redressement judiciaire à l’égard d’une société en état de cessation des paiements. Une société commerciale avait déclaré sa cessation des paiements le 27 novembre 2025, invoquant des difficultés consécutives au passage d’un cyclone. Le tribunal a constaté l’impossibilité de faire face au passif exigible tout en relevant des perspectives de redressement. La question de droit portait sur la réunion des conditions légales d’ouverture d’un redressement judiciaire. Le tribunal a accueilli la demande en ouvrant la procédure et en fixant la période d’observation.

I. La caractérisation de l’état de cessation des paiements

Le tribunal rappelle la définition légale de la cessation des paiements pour l’appliquer aux faits de l’espèce. Aux termes des articles L.631-1 et L.631-4 du Code de commerce, l’état de cessation des paiements se définit comme étant l’impossibilité pour un débiteur de faire face à son passif exigible avec son actif disponible. Le juge constate que telle est la situation financière actuelle de la société susvisée qui se trouve hors d’état de faire face à un passif exigible avec son actif disponible (Sur ce, premier paragraphe). Cette application stricte de la définition légale confirme la rigueur de la condition d’ouverture.

La valeur de cette motivation réside dans la vérification concrète de l’actif disponible et du passif exigible par le tribunal. La portée de cette décision est de rappeler que la seule déclaration du débiteur ne suffit pas et nécessite un contrôle judiciaire. Le jugement illustre ainsi l’office du juge dans l’appréciation souveraine de la situation financière.

II. L’admission de la procédure de redressement judiciaire

Le tribunal justifie l’ouverture de la procédure par la finalité économique et sociale du redressement judiciaire. Conformément aux articles L.631-1 et L.631-4 du Code de commerce la société PHOENIX DISTRIBUTION SARL est justiciable d’une procédure de redressement judiciaire. En effet, cette procédure lui permettra de poursuivre son activité, maintenir l’emploi et apurer le passif (Sur ce, second paragraphe). Le juge fonde sa décision sur l’existence de perspectives de redressement.

La valeur de cette motivation est de subordonner l’ouverture à l’utilité économique et sociale de la procédure. La portée de ce jugement est de réaffirmer que le redressement judiciaire n’est pas une sanction mais un outil de sauvetage. Le tribunal privilégie ainsi la continuité de l’entreprise et la protection des intérêts des créanciers et des salariés.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».