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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de Carcassonne, le 28 janvier 2026, n°2025003812

Le tribunal de commerce de Carcassonne, par un jugement du 28 janvier 2026, a prononcé la liquidation judiciaire simplifiée d’une société exerçant la vente et la pose d’équipements énergétiques. Le dirigeant avait déclaré la cessation des paiements le 29 décembre 2025, sollicitant une liquidation sans période d’observation en raison de l’arrêt total de l’activité. La question de droit portait sur le respect des conditions légales pour ouvrir une telle procédure. Le tribunal a fait droit à la demande, constatant l’absence d’actif immobilier et l’impossibilité manifeste d’un redressement.

L’appréciation de la situation irrémédiablement compromise par le juge commercial.

Le tribunal a estimé que la situation était irrémédiablement compromise, car l’activité était totalement cessée et aucun redressement n’était envisageable. Il a relevé que “le redressement manifestement impossible” justifiait l’ouverture de la liquidation judiciaire sans période d’observation. Cette décision souligne le pouvoir souverain du juge pour apprécier l’absence de perspectives de continuation. La valeur de ce contrôle est d’éviter des procédures inutiles lorsque l’entreprise est définitivement condamnée. La portée de ce jugement rappelle que la cessation d’activité et l’absence d’actif suffisent à caractériser l’impossibilité de redressement.

La fixation de la date de cessation des paiements et le recours à la procédure simplifiée.

Le tribunal a fixé provisoirement la date de cessation des paiements au 16 décembre 2025, conformément aux déclarations du dirigeant lors de l’audience. Il a également opté pour la liquidation judiciaire simplifiée, car le chiffre d’affaires était inférieur à 750 000 euros et le nombre de salariés inférieur à cinq. Cette solution permet une gestion accélérée de la procédure, réduisant les délais et les coûts pour les créanciers. La portée de cette disposition est d’adapter le traitement judiciaire à la taille modeste de l’entreprise. En désignant un liquidateur et un juge commissaire, le tribunal assure un suivi efficace malgré la simplicité de la procédure.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».