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Tribunal de commerce de Nice, le 4 février 2026, n°2026RG00010

Le Tribunal de commerce de Nice, dans un jugement rendu le 4 février 2026, a prononcé la liquidation judiciaire d’un débiteur défaillant après l’échec de l’élaboration d’un plan de redressement. La procédure était initiée par une requête du mandataire judiciaire, qui sollicitait également l’application de la procédure simplifiée. La question de droit portait sur la réunion des conditions légales pour ouvrir une liquidation judiciaire et pour recourir à la procédure simplifiée. Le tribunal a fait droit à la demande en prononçant la mesure et en décidant de l’application du régime simplifié.

L’ouverture de la liquidation judiciaire pour absence de perspective de redressement.

Le tribunal a prononcé la liquidation judiciaire en constatant que le débiteur ne présentait aucune perspective de redressement. La solution se fonde sur le constat que le débiteur n’est pas en mesure d’élaborer un projet de plan de redressement viable. Cette décision illustre la rigueur du tribunal face à l’impossibilité avérée de redresser l’activité économique du débiteur. Elle rappelle que la liquidation judiciaire est une mesure subsidiaire, mais inévitable lorsque le redressement est exclu. La valeur de cette solution est de sécuriser le principe de la cessation des paiements comme condition essentielle. Sa portée est de confirmer que l’absence de projet de plan justifie à elle seule la liquidation.

L’application de la procédure simplifiée de liquidation judiciaire.

Le tribunal a décidé que les conditions de l’article R 644-1 du code de commerce étaient remplies pour appliquer la procédure simplifiée. Cette décision est motivée par l’opportunité procédurale, le tribunal estimant que la situation du débiteur justifiait une gestion allégée. La solution permet d’accélérer les opérations de liquidation en réduisant les formalités et les délais. Sa valeur est de favoriser l’efficacité économique en évitant des coûts de procédure disproportionnés. Sa portée est de rappeler que le juge dispose d’un pouvoir d’appréciation souverain pour appliquer ce régime, comme le souligne la formule : « les conditions visées à l’article R 644-1 du code de commerce sont remplies » (Motifs).

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».