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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
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Tribunal de commerce de commerce de Bordeaux, le 28 janvier 2026, n°2025L05415

La décision consacre la possibilité de prolonger la période d’observation sur le fondement de l’article L 631-15 du code de commerce. Le tribunal retient que la société dispose de capacités de financement suffisantes pour poursuivre son activité. Cette appréciation repose sur un faisceau d’indices concordants et non contestés par les parties présentes.

I. Les conditions de la prolongation de la période d’observation

Le tribunal fonde sa décision sur l’avis unanime des organes de la procédure et du contrôleur. L’administrateur judiciaire, le mandataire et le contrôleur ont tous donné un avis favorable à la poursuite de l’activité. Le juge-commissaire a également émis un avis favorable dans son rapport.

En outre, le tribunal constate que la société débitrice souhaite expressément poursuivre son exploitation. Cette volonté, exprimée à l’audience par son avocat, constitue un élément déterminant pour la décision. Aucune opposition n’a été formulée par les salariés, absents lors des débats.

II. La portée de l’appréciation des capacités financières

Le tribunal affirme que la société dispose de capacités de financement suffisantes pour la période à venir. Il s’agit d’une appréciation souveraine des juges du fond, fondée sur les éléments du rapport du juge-commissaire. Cette condition est essentielle pour éviter une aggravation du passif.

La décision précise que la prolongation est accordée jusqu’au 3 juin 2026, soit une durée totale de dix-huit mois depuis l’ouverture. Cette durée maximale s’inscrit dans le cadre strict de l’article L 621-3 du code de commerce. Le tribunal exerce ainsi un contrôle rigoureux sur la durée de la période d’observation.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».