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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Tribunal de commerce de commerce de Roanne, le 17 septembre 2025, n°2025L00265

Le maintien du régime de liquidation simplifiée

Le tribunal a estimé que les circonstances justifiaient la poursuite de la procédure allégée. Il a retenu que le liquidateur devait encore accomplir un acte essentiel du processus. « Attendu qu’il y a lieu de maintenir l’application des dispositions relatives à la liquidation judiciaire simplifiée » (Motifs). Cette décision souligne le caractère pragmatique du dispositif. Il permet d’adapter le cadre procédural aux nécessités concrètes de la liquidation. La simplification n’est donc pas un carcan irréversible. Elle peut être préservée lorsque la situation de l’actif le permet. Cette approche favorise une administration efficace et proportionnée des biens.

La prorogation du délai pour la clôture

Le tribunal a accordé un report du délai initial pour finaliser la procédure. Il a fondé sa décision sur les besoins liés à l’établissement de la liste des créances. « Attendu que par requête, la SELARL [G] & Associés -Mandataires Judiciaires […] indique qu’il conviendrait de reporter le délai de clôture de 3 mois en raison de la liste des créances L.622-17 / L.641-3 du code de commerce à déposer » (Motifs). Cette mesure reconnaît les aléas pratiques de la liquidation. Elle offre au liquidateur le temps nécessaire pour accomplir ses diligences légales. Le juge exerce ainsi un contrôle souple sur le déroulement de la procédure. Il garantit une instruction complète du passif dans l’intérêt des créanciers.

La portée de la décision confirme la flexibilité des procédures collectives. Le maintien du régime simplifié évite une complexification inutile. La prorogation du délai assure le respect des droits des parties. Cette jurisprudence s’inscrit en faux face à des décisions mettant fin à la simplification. « ATTENDU qu’il y a donc lieu de décider de mettre fin à l’application de la liquidation judiciaire simplifiée » (Tribunal de commerce de Toulon, le 6 mars 2025, n°2025F00332). Elle illustre ainsi l’appréciation au cas par cas par le juge. L’objectif reste toujours la bonne fin de la procédure dans les délais impartis.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».