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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Tribunal de commerce de Nice, le 25 septembre 2025, n°2025RG02502

Le tribunal de commerce de Nice, le 25 septembre 2025, ouvre un redressement judiciaire à l’encontre d’une société commerciale. La société avait déclaré sa cessation des paiements quelques jours auparavant. Le tribunal constate l’impossibilité de faire face au passif exigible avec l’actif disponible. Il fixe provisoirement la date de cessation des paiements au 15 août 2025 et désigne les organes de la procédure.

La qualification de l’état de cessation des paiements
Le tribunal retient une définition stricte et objective de la cessation des paiements. Il constate que la débitrice se trouve dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible. Cette approche vérifie la réalité de l’insolvabilité de trésorerie. Elle exclut toute appréciation subjective de la situation économique de l’entreprise. La portée est de garantir une application uniforme du critère d’ouverture.

La fixation provisoire de la date de cessation des paiements
Le tribunal use de son pouvoir pour fixer cette date de manière provisoire. « Fixe provisoirement au 15 août 2025 la date de cessation des paiements. » (Motifs). Cette fixation est essentielle pour délimiter la période suspecte. Elle pourra être contestée et précisée ultérieurement par le juge-commissaire. La valeur est de préserver les droits des créanciers pendant la phase d’observation.

Les pouvoirs du tribunal dans l’ouverture de la procédure
Le tribunal organise immédiatement les modalités pratiques du redressement. Il désigne un juge-commissaire et un mandataire judiciaire sans délai. Il fixe également la fin de la période d’observation au 25 mars 2026. Cette célérité vise à sécuriser le déroulement ultérieur de la procédure collective. La portée est d’assurer une administration efficace et contrôlée du patrimoine du débiteur.

La mise en œuvre des droits des salariés
Le jugement intègre les obligations relatives à la représentation du personnel. « Les nom et adresse du représentant des salariés ou, à défaut, un procès-verbal de carence, seront communiqués au greffe. » (Motifs). Cette disposition assure la participation des salariés à la procédure. Elle respecte les exigences du code de commerce en la matière. La valeur est de protéger les intérêts spécifiques des créanciers salariés.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».